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L’ANNONCE DE LA NAISSANCE DE JÉSUS (Luc 1:26-38)

L’ANNONCE DE LA NAISSANCE DE JÉSUS

Luc 1: 26-38
Verset clé: 1:38

« Marie dit : Voici la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole. Et l’ange s’éloigna d’elle.»

Le passage d’aujourd’hui est le message de Noël dit par l’ange à Marie, une belle jeune fille du pays. Le point clé du message est la naissance de Jésus par le sein de Marie, qui était fiancée à Joseph. Voyons comment elle répondit au message de l’ange et apprenons quelque chose de précieux à propos de Marie. Dans son message, l’ange présente qui est Jésus et qu’est-ce que le royaume de Dieu. Aujourd’hui, réfléchissons sur l’obéissance absolue de Marie.
Premièrement, une grâce a été faite à toi (26-30).

Regardez le verset 26. « Au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Nazareth, chez une vierge financée à un homme du nom de Joseph …  » « Au sixième mois » se réfère à Elizabeth, enceinte depuis six mois. Regardez le verset 27. « … chez une vierge fiancée à un homme nommé Joseph, de la maison de David ; le nom de la vierge était Marie. » Marie était une vierge qui vivait dans un petit village appelé Nazareth, en Galilée. C’était probablement un petit et joli village de la campagne. Peut-être que dans la journée, les gens pouvaient entendre le doux chant des loriots parmi les arbres. Et la nuit, de l’autre côté des collines, tout le monde pouvait entendre la huée solitaire du hibou. Quelle joie les garçons et les filles ont dû avoir, quand ils se rencontrèrent par hasard et se regardèrent avec un air d’innocence. Certainement Marie était la plus heureuse parmi toutes les filles et elle ne pouvait pas contenir la joie de ses beaux rêves d’un doux foyer qu’elle aurait avec Joseph. Son doux rêve semblait durer éternellement.

Or, un jour, quelque chose d’inhabituel se passa ! Regardez le verset 28. Un ange entra chez elle et dit: « Je te salue toi à qui une grâce a été faite : Le Seigneur est avec toi. Troublé par cette parole, elle se demandait ce que signifiait une telle salutation. » (29) Marie aimait vraiment Joseph. Marie avait fait un engagement personnel avec Joseph. Donc le cœur de Marie était rempli de Joseph. Marie sentit qu’elle était dans le même bateau que Joseph. Elle était prête à naviguer le temps de la douce brise de la vie ainsi que le temps de des vagues turbulentes de la mer avec Joseph. Elle n’avait pas besoin de la faveur de quelqu’un d’autre, pas même celle d’un ange. L’ange avait peur que Marie fut surprise, ne sachant pas ce qui l’interrompait dans sa vie de rêve. Marie se demanda quel genre de grâce cela pouvait être. Elle parut très calme. Mais pour une jeune fille, le message de l’ange était tintamarresque.
L’ange était désolé que Marie ait eu peur. Alors l’ange s’aperçut que Marie devait savoir qui était Jésus et à quoi ressemblait son royaume. En effet, le royaume de Dieu résout le problème fondamental de toute l’humanité. Donc, l’ange s’engagea dans le vif sujet pour l’accomplissement de sa mission. Regardez au verset 30. « L’ange lui dit: Sois sans crainte, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.” Marie était très heureuse avec la faveur de Joseph. Pourquoi l’ange dérange-t-il Marie avec une autre faveur? Généralement, la faveur signifie obtenir l’aide de quelqu’un d’autre. Les chrétiens séculiers pensent que recevoir la faveur de Dieu, c’est recevoir de nombreuses bénédictions humaines. Mais le concept biblique de « faveur » est différent. Le mot grec « faveur » a la nuance du mot « grâce ». Ici, la grâce est la beauté de Jésus. La Bible nous dit que ceux qui connaissent la beauté de Jésus font quelque chose pour la gloire de Dieu. Ceux qui connaissent la beauté de Jésus ne cherchent pas à se satisfaire égoïstement, mais vivent pour le besoin des autres. Nous les trouvons dans le cas de beaucoup de servantes qui ont choisi le chemin du célibat. Elles donnent leurs choses, et rendent ce qu’elles reçoivent. Paul vit qu’inversement, ceux qui consacrent leur vie pour la mission reçoivent en même temps la grâce de Dieu (Rm 1: 5; Ph 1:29). Ceux qui veulent recevoir toujours la faveur de Dieu ou de l’homme sont susceptibles de perdre la grâce, même le peu qu’ils ont reçu. Pour le chrétien, l’entrainement de maintenir la grâce est la chose la plus difficile. La vie bénie par Dieu dans sa grâce est semblable à un arbre planté près d’un cours d’eau. Il reçoit l’eau et le soleil, et ne cesse de se donner pour le besoin des autres, par du fruit, de l’ombrage, des branches pour que les oiseaux se reposent, etc. C’est ainsi que l’arbre grandit. C’est ainsi que l’arbre devient robuste.

Quelle était la faveur de Dieu pour Marie ? Regardez le verset 31. « Voici : tu deviendras enceinte, tu enfanteras un fils, et tu l’appelleras du nom de Jésus. » La faveur de Dieu pour Marie était de porter l’enfant Jésus et de l’accoucher avant son mariage. Quelle mission difficile pour elle! Elle était une femme fiancée à Joseph. A cette époque, dans le monde juif, les fiançailles équivalaient au mariage. Les beaux rêves de Marie étaient sur le point d’être réalisés. Mais avant le mariage, Marie devait concevoir et porter l’enfant Jésus.

Notre Dieu est le Dieu saint. Notre Dieu est Dieu Tout-Puissant. Ce grand Dieu ne donne pas seulement sa grâce merveilleuse à chaque personne par le sang de son Fils, mais aussi il donne sa mission à réaliser pour sa gloire. Mener à bien la mission de Dieu n’est pas facile. Pour être franc, la mission de Dieu requiert tout notre cœur, toutes notre âme et tout notre esprit, même nos vies. Selon la coutume de la loi, l’enfant Jésus fut amené au temple pour être présenté au Seigneur (2:22). Siméon, qui était l’un de ceux qui attendaient le Messie, dit: « Cet enfant est là pour la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. » (Lc 2 :34) Il a aussi prophétisé à propos de Marie. Il a dit: « Et toi-même, une épée te transpercera l’âme… » (2:35). Mener à bien sa mission en tant que mère de Jésus était si coûteux et douloureux. Les hommes pécheurs veulent être superbes en apparence, et en même temps, ils veulent être très ordinaires. La mission de Dieu pour Abraham était de surmonter son désir d’être un petit homme et grandir pour être une source de bénédiction pour tous les peuples de toutes les nations. La mission de Dieu pour le roi David était de lutter contre tous les ennemis plus forts dans la terre promise et les soumettre. Il fallait la vie totale du roi David. Mais le roi David obéit absolument à la volonté de Dieu quand il sut que Dieu prévit d’établir un royaume théocratique dans lequel son peuple pourrait vivre dans la paix et dans l’amour. Une fois, le roi David faillit être tué dans la bataille (2S 21: 15-17). La mission de Dieu pour Jean-Baptiste était de préparer le chemin pour le Seigneur. La mission de Jean était de prêcher le message de repentance dans le cadre de la préparation de la venue du Messie. Cela requit sa vie de mener à bien cette mission. Mais il obéit à la mission de Dieu absolument. L’homme est heureux quand il fait l’expérience de la grâce de Dieu. L’homme est heureux quand il trouve le sens de sa vie dans la mission de Dieu (Ep 2.10).

Dieu fit de la femme une aide appropriée (Ge 2:18). En d’autres termes, il fit de la femme la mère de l’univers. Désolé de le dire, mais depuis la chute d’Adam, le désir de la femme est maudit (Ge 3:16). La plupart des femmes sont asservies par le problème de mariage maudit. Il y a beaucoup de femmes qui n’ont pas résolu leur problème de mariage, même après leur mariage. Donc, en tant que femme, cela aurait été difficile que Marie renonçât à son rêve de mariage. Marie vivait aussi dans une société juive traditionnelle et rigide. Celles qui sont devenues enceintes avant le mariage étaient censées être lapidées à mort. A peine reçut-elle la grâce de Dieu, qu’elle devint l’objet de dédain et honte pour le monde juif. Humainement parlant, c’était impossible pour Marie d’obéir.
La mission de Dieu en tant que mère de Jésus était trop pénible à supporter. De plus, expliquer sa situation à son fiancé Joseph était une autre question, « je le dis ou ne le dis pas ? » Mais Marie était une femme pieuse même si elle était très jeune. Elle décida d’obéir à la volonté de Dieu même si son rêve de mariage et son lien d’amour avec Joseph furent brisés en mille morceaux. Robert Schumann (1810-1856) est mort jeune, d’épuisement. Après sa mort, Johannes Brahms (1833-1897) demanda la main de la veuve, Clara Schumann. Clara aimait le génie musical de Brahms. Mais elle rejeta clairement sa proposition. Elle voulait faire les compositions musicales de son défunt mari pour le rendre célèbre dans le monde entier par ses arrangements instinctifs au piano. Elle était heureuse. Brahms ne s’est alors jamais marié le reste de sa vie. Clara était victorieuse et réussit à faire de son mari une célébrité mondiale en tant que compositeur. Mais Clara ne peut pas être comparée à Marie, car Marie a donné son rêve de mariage à Dieu.
Deuxièmement, Jésus est grand parce qu’il est le Fils de Dieu.

Dans les versets 31 à 33, l’ange continue de parler de son message à Marie afin que Marie sache vraiment qui est Jésus pour que son obéissance absolue pût venir de son âme. Dans son message, l’ange introduit en premier, qui Jésus est, car Marie avait besoin de cette connaissance de Jésus pour mener à bien la grâce et la mission de Dieu. Regardez le verset 32a. « Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut. » Les rois et les nations se lèvent et se déclinent. Ils sont comme les herbes et les fleurs (Esa 40: 6-8). Mais Jésus est le seul et unique Fils du Dieu tout puissant. Jésus est le Fils du Souverain de l’histoire, et son royaume est pour toujours. Notre Dieu est le seul Dieu vivant et il règne sur l’histoire du monde selon son emploi du temps. Notre Dieu est Esprit et il est immortel. Par conséquent, Jésus est grand parce qu’il est le Fils de Dieu.

Le général Montgomery (1887-1976), à la fin de son livre, mentionne les plus grands dirigeants du monde du point de vue de l’histoire du monde. Ils étaient Mohammed, Bouddha et Jésus. Il a inclus Jésus comme l’un des plus grands à cause du pouvoir et de l’autorité de Jésus dans sa parole. Tout au long de l’histoire, beaucoup ont dit toutes sortes de choses sur la grandeur de Jésus en tant que philanthrope, poète, enseignant, général, homme d’une profonde humanité, homme de douleur, homme de cœur de Dieu, etc. Ces jours-ci, en vue de Psychophysiologie, beaucoup voient Jésus comme un pauvre charpentier. Toutefois, il n’y a personne au monde aussi grand que Jésus. La grandeur de Jésus ne repose pas sur ses qualités humaines, mais sur le fait qu’il est le Fils du Dieu Très-Haut.

Par la désobéissance d’un seul homme, Adam au saint commandement de Dieu (Ge 2:17), le péché fut entré dans le monde (Ge 3: 7). Le péché a son salaire. C’est la mort (Rm 6: 23a). Mohammed, Buddha, Jules César et Napoléon Bonaparte n’étaient que des descendants d’Adam, et ils sont tous morts en Adam (1Co 15 :22). Leur misère était qu’ils sont morts dans la peur et l’incertitude après avoir durement travaillé sur la terre. Mais Jésus n’est pas un descendant d’Adam. Il est le Fils de Dieu. Jésus a été conçu par le Saint-Esprit et né de la Vierge Marie. 1 Corinthiens 15:22 dit: « Car comme tous meurent en Adam, ainsi tous revivrons en Christ. » Bien que Jésus fût le Fils du Dieu Très-Haut, il vint dans ce monde. Il s’humilia et fut né dans la crèche d’une écurie. De cette façon, Jésus s’humilia afin de sauver les hommes de leurs péchés. De plus, Jésus se dépouilla et devint comme rien. Jésus se souciait de toutes sortes de personnes nécessiteuses comme leur ami et berger. Jésus leur enseigna la parole de Dieu et planta l’espoir du royaume de Dieu dans les cœurs de son troupeau. Enfin, il donna sa précieuse vie sur la croix en sacrifice de rançon pour les péchés des hommes dans l’obéissance à la volonté de Dieu. Jésus est vraiment grand parce qu’il sauve les hommes de leurs péchés. Jésus est grand parce qu’il est le Fils de Dieu.

Troisièmement, Jésus est le roi éternel (32b).

Regardez le verset 32b. « Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père … » Dieu promit à David que de sa racine le Messie viendrait (2Sa 7:12). Néanmoins, David était l’ombre de Jésus, le roi d’amour et de paix. Les rois du monde vivent pendant un bref moment et ils meurent. Mais Jésus devint le roi éternel. Notre roi éternel Jésus détruisit le pouvoir du péché et de la mort. Ainsi, il devint notre roi éternel. Notre roi éternel donne à ceux qui croient en lui, le salut éternel du pouvoir du péché, la vie éternelle et le royaume de Dieu.

Quatrièmement, son règne sera éternel (31-33).

Finalement, Gabriel parla à Marie du royaume de Dieu. Regardez le verset 33. « … il régnera sur la maison de Jacob éternellement et son règne n’aura pas de fin. » Le prophète Daniel écrivit dans sa prophétie apocalyptique sur le royaume éternel de Jésus notre Seigneur (Da 7: 14,18,27). Les rois et les royaumes du monde sont temporels, car ils sont comme des morceaux de bois, d’argile, de bronze, de fer, etc. Il y a rien d’éternel dans ce monde. Cette vérité universelle a été l’agonie des rois des nations dans l’histoire quand ils voulaient garder leur royaume pour toujours. Les royaumes du monde s’effondrent comme du fer mangé par la rouille. Seul le royaume de Jésus dure pour toujours.
L’Angleterre fut agrandie comme un royaume glorieux avec tant de colonies que le peuple a renommé cette nation, « le Royaume-Uni ». Mais maintenant, les gens d’Angleterre ne savent pas s’ils doivent appeler leur pays l’Angleterre ou le Royaume-Uni. Seul le royaume de Jésus est pour toujours. Le Royaume de Dieu est notre destination finale. Quand on a la foi dans le royaume de Dieu, nous pouvons avoir la paix de Dieu dans nos cœurs et vivre comme de saints pèlerins. Après avoir écouté, l’âme de Marie fut portée à entendre le message gracieux de l’ange.

Cinquièmement, « Voici la servante du Seigneur » (34-38).

Quelle fut la réponse de Marie? Regardez le verset 34. « Marie dit à l’ange : ‘Comment cela se produira-t-il ?’ puisque je ne connais pas d’homme?' » Marie n’était pas négative, mais avait une question scientifique. Sa question montre une réponse positive. L’ange lui enseigna au verset 35 : « Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. » Quand l’ange expliqua que la grossesse de Marie n’était pas un accident, mais était précisément l’œuvre du Saint-Esprit, Marie accepta le message de l’ange absolument. Maintenant, Marie était prête à répondre au message de l’ange. L’ange continua à dire dans les versets 36,37, « Voici qu’Elizabeth ta parente a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois. Car rien n’est impossible à Dieu. » Encore une fois, l’ange convainquit Marie que rien n’est impossible à Dieu. Elle réalisa que son destin était absolument dans la main de Dieu. Elle comprit aussi que même si elle avait rejeté le plan de Dieu, Dieu le porterait de toute façon. Elle aurait pu être très rebelle et rejeter le message de l’ange, mais Marie décida d’obéir. Regardez le verset 38. « Marie dit : Voici la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole. Et l’ange s’éloigna d’elle. » Quand Marie dit cela, elle ne le dit pas par ses émotions ou avec une résignation aveugle au destin; elle dit cela sur la base de la promesse de Dieu. C’est un très important point. J’y reviendrai.

Dieu devait choisir une femme pour être la mère de Jésus. De toutes les femmes, Dieu choisit Marie – une femme promise d’être une mariée. Pourquoi ? Était-ce parce qu’elle était si belle, comme l’image de la Joconde ? Non, Dieu la choisit tout simplement parce qu’elle aimait Dieu et était heureuse d’obéir à la parole de Dieu absolument. Une femme obéissante peut être le symbole d’une mère. Donc Marie était la personne la plus appropriée pour être la mère de Jésus. Une femme obéissante à Dieu est vraiment grande. Que Dieu bénisse les femmes françaises à être aussi obéissante que Marie.

Comme épilogue, regardons le poème composé par Marie qui était descendue chez Elisabeth ; en effet, elle voulut voir la grossesse de sa parente selon la parole de l’ange. Ce poème est plus connu sous le nom de Magnificat. Je propose de ne pas l’étudier en raison de contrainte du temps, mais nous allons directement au cantique de Zacharie. Seulement, si nous lisons cette partie de Magnificat, nous sommes émerveillés du fait que cette jeune demoiselle de la campagne a pu atteindre le summum de la connaissance divine, pour chanter « Sa miséricorde s’étend d’âge en âge et il fait descendre les puissants de leurs trônes, élevé les humbles, rassasié de biens les affamés, renvoyé à vide les riches, etc. »

Il y a quelques années, le monde fut consterné par le témoignage exhumé de Mère Thérèsa, qui disait à peu près qu’elle n’était pas assurée à entrer dans le royaume de Dieu et sa vie était entourée d’angoisse et de ténèbres. Comment une femme si dévouée dans le célibat la vie durant put-elle confesser ainsi. Une chose est claire, nous ne devons pas vivre la vie chrétienne selon nos sentiments, ou selon nos contemplations, ou en la consacrant dans les bonnes œuvres philanthropiques sans l’ancrer dans la parole. Elle doit se baser sur la parole de Dieu. Oswald Sanders dit: « Ce que Dieu veut n’est pas d’abandonner toutes nos choses. Sa volonté envers nous est que pour arriver à nous faire accompagner par notre Seigneur Jésus, nous devons renoncer à tout ce qui peut le gêner dans notre vie. » Marie pouvait renoncer à son rêve de mariage pour être instrument de l’œuvre de Dieu.

L’ANNONCE DE LA NAISSANCE DE JEAN-BAPTISTE (Luc 1:5-25)

L’ANNONCE DE LA NAISSANCE DE JEAN-BAPTISTE

Luc 1:5-25
Verset Clé: 1:13

« Mais l’ange lui dit: Soit sans crainte Zacharie; car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t’enfantera un fils, et tu l’appelleras du nom de Jean. »

La naissance de Jean-Baptiste, précurseur du Messie, a été prophétisée longtemps à l’avance. (Es 40:1-5; Ml 3:23-24) C’était la dernière affirmation de la prophétie de l’Ancien Testament qui convergeait vers le grand jour de l’Eternel, c’est-à-dire l’avènement du Messie. Voici que maintenant le temps est arrivé, un ange annonce à un pieux et vieux sacrificateur Zacharie et à sa femme Elisabeth, que leur enfant, qui doit naître, est celui indiqué par cette prophétie. Luc nous raconte d’abord sur la foi des parents de Jean-Baptiste, Zacharie et Elisabeth qui contribuaient à l’environnement spirituel de sa naissance. Ensuite il nous raconte sur la personnalité et la mission de Jean qui fut né pour préparer le chemin du Seigneur. Qu’à ce jour, Dieu vous parle personnellement, et vous aide à préparer votre cœur bien disposé pour recevoir le bébé Jésus.

I. La foi de Zacharie et Elisabeth (5-7)

Luc l’historien situe son récit sous le règne d’Hérode, dit le Grand, qui était roi de Judée de l’an 40 à l’an 4 avant J-C. Il avait reçu de César le titre de procurateur de Judée. Il aimait s’appeler « le Grand », bien que personne ne le reconnût comme un Grand. Il n’était qu’une marionnette de l’empire romain et un instrument de Satan. Il était toutefois plein de ressources politiques et de manigances subtiles des partis, et ainsi il exerça son pouvoir plus de 40 ans comme roi de Judée. Dans l’Histoire, il y avait plusieurs tyrans qui étaient despotiques et inhumains, tels que Néron, Adolf Hitler, Joseph Staline etc. En dépit de leur inhumanité, ils n’avaient pas assassiné leurs propres enfants. Mais Hérode était souvent en proie à sa folle mégalomanie, si bien qu’il n’hésitait pas à supprimer des gens indésirables et menaçants contre son pouvoir y compris des membres de famille. Il eut 10 épouses avec leurs divers enfants; il étrangla successivement deux de ses fils favoris et une de ses femmes qui étaient soupçonnés et enfin encore un autre fils, 5 jours avant son propre décès. Il n’est pas surprenant qu’Auguste avait ridiculisé ce tyran en s’écriant: « Il vaut mieux être le porc d’Hérode que son fils. » Ce qui est pire, c’est qu’il était littéralement mis hors de lui à la fin de sa vie, quand il entendit que le Roi des juifs venait de naître. En ne sachant pas que ce Roi spirituel n’avait rien à voir avec lui, sa jalousie maladive l’amena aussitôt à massacrer tous les petits enfants de Bethlehem. (Mt 2:16) Le temps d’Hérode, c’était une période sombre, sinistre et calamiteuse dans l’histoire d’Israël. « Au temps d’Hérode » dans le verset 5 était donc une caricature de l’horrible situation du régime de terreur d’Hérode.

En outre, depuis l’apparition du dernier prophète de l’époque de l’Ancien Testament, il n’y avait plus de prophète pour Israël pendant quatre siècles. Il semblait que la lampe de Dieu fût éteinte, et que la puissance des ténèbres dominât sans limite sur le monde. Cependant il y avait à cette époque une attente silencieuse, mais forte quant à la prochaine venue du Messie parmi des pieux d’Israël. En cette ère messianique, Jean-Baptiste fut investi d’une tâche particulière en tant que précurseur du Messie. Alors Dieu prépara la naissance de Jean à travers un pieux et vieux couple : Zacharie et Elisabeth. Selon le verset 5, ils appartenaient l’un et l’autre à la race sacerdotale: Zacharie à la classe d’Abia et Elisabeth à la classe d’Aaron. Quelle était le mode singulier de leur vie? Lisons le verset 6. « Tous deux étaient justes devant Dieu, et suivaient d’une manière irréprochable tous les commandements et les ordonnances du Seigneur. » Qui peut oser dire « je suis juste devant Dieu »? Somme toute, Luc dit qu’il y eut au moins deux raisons pour lesquelles ils étaient justes devant Dieu.

En premier lieu, ils étaient justes devant Dieu, puisqu’ils menaient une vie de foi, en obéissant à la parole de Dieu. Les croyants vivent toujours au milieu des incrédules. De nos jours, un grand nombre des personnes âgées habitent dans des maisons de retraite l’EHPAD par exemple dont la condition est reprochée de nos jours en tout cas, en passant la plupart de leur temps dans l’oisiveté. Leur sort, en attendant la mort ou une ou deux visites de leurs progénitures, nous semble être triste, mais ce qui est le plus triste, c’est qu’ils sont incrédules. La situation humaine sous un tyran de l’époque aurait été différente de la nôtre. Les jeunes travaillaient nuit et jour plus de 60 h par semaine. Le taux de chômage était de 0%, mais ils ne touchaient comme salaire qu’une portion de nourriture chacun, un peu comme la situation à la veille de la révolution française. Les vieillards n’auraient pas touché de retraite. Presque toutes les catégories professionnelles se seraient désespérées, sans avoir le droit de manifester en quoi que ce soit. Mais il y a un point commun, à part que chacun vive avec la philosophie de sauve-qui-peut, c’est que les habitants sont fort incrédules. Etre un peuple élu ne les aidait pas. A la première vue, le couple de Zacharie et Elisabeth n’avait pas trop de différence d’avec d’autres personnes du troisième âge. Mais ils en avaient une. Zacharie et Elisabeth avaient la foi en Dieu. Au lieu de s’inquiéter de lendemain sur la sécurité ou de divers problèmes personnels et sociaux, ils fixèrent leur regard sur Dieu et suivaient d’une manière irréprochable tous les commandements du Seigneur. Remarquez le pléonasme dans la description de Luc: irréprochable pour tous les commandements et ordonnances. Leur conduite et leur vie se conformaient impeccablement à tous les ordres de la loi. Cette obéissance absolue venait de leur crainte pieuse envers Dieu.

En effet, Zacharie et Elisabeth ne faisaient aucun compromis avec le monde, ni avec la politique d’Hérode, si menaçante soit-elle. Jean dit: n’aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde. Tout le monde s’ajustait à l’éthique de circonstance. Mais pas Zacharie. Zacharie, courageux en vint à devenir père d’une foule de brebis de sa nation. Nous avons beau servir une brebis, si nous aimons le monde, car comme le dit Jean, si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui. Donc, il est normal que la brebis s’éloigne, si nous aimons le monde. Nous pouvons avoir la passion sur certaine matière, mais nous ne devons pas l’aimer. Zacharie et Elisabeth étaient bons bergers car ils vivaient devant Dieu et refusaient le monde. De plus, cela révèle leur caractère droit et intransigeant en ce qui concerne le problème de la justice. Bien sûr qu’ils n’étaient pas du parti des zélotes, mais ils étaient les gens qui acceptaient difficilement l’injustice du monde, car leur examen de conscience permanent leur dictait que c’était contre le décret de Dieu. A mon avis, ce droit caractère aurait pu influer sur leur futur fils Jean-Baptiste, à tel point que celui-ci fut décapité par les autorités. La plupart des chefs religieux de son époque étaient des privilégiés. Ils étaient considérés comme des gens distingués, pieux et nobles aux yeux du peuple, mais tous n’étaient que des hypocrites, qui ne croyaient pas vraiment en la puissance de Dieu. (2 Tm 3:5) Les Sadducéens par exemple n’acceptaient pas la résurrection, l’existence des anges et l’immortalité. Par contre, Zacharie et Elisabeth acceptaient Dieu comme Dieu et croyaient en la parole de Dieu comme parole de Dieu. A cause de son caractère intransigeant et droit, Zacharie aurait pu être montré du doigt par ses voisins et recevoir la pression des pairs parmi ses collègues sacerdotaux. Mais ils ne se laissaient pas troubler par les regards humains, mais avec crainte et tremblement devant Dieu, ils obéissaient à tous les commandements de Dieu.

Par rapport à la puissance militaire de l’empire romain et au pouvoir despotique du tyran, la vie de foi de ce vieux couple semblait être tellement minable, qu’il n’ait aucune possibilité de contribuer à l’amélioration de l’état spirituel de leurs contemporains, sans parler de changement du courant d’histoire. Mais l’optique de Dieu est différente. Aux yeux de Dieu, leur vie pieuse dans l’obéissance à la parole divine était plus précieuse que tout le trésor de la nation d’Israël, plus puissante que tous les hommes politiques rassemblés. Comme ils étaient justes devant Dieu, Dieu reconnut leur foi et l’approuva. Dieu bénit leur vie. Malgré leur âge avancé, ils avaient la vigueur de la jeunesse et leur vie était semblable à celle d’un arbre planté près d’un cours d’eau. En fait, elle servait de lampe de Dieu qui éclairait leur génération ténébreuse. Nous pouvons apprendre ici que la vie obéissante à la parole divine semble être une vie rétrograde ou parfois solitaire et moquée, mais elle est la vie la plus sûre et victorieuse (Mt 7:24-27), et par-dessus tout, elle plaît à Dieu.

En second lieu, Zacharie et Elisabeth étaient justes devant Dieu, parce qu’ils surmontaient dans la foi un élément fataliste de leur vie. Quelle était donc leur problème de la vie? Le verset 7 dit qu’ils avaient un problème: l’absence d’enfant dans leur foyer. Comme nous savons bien, les enfants sont une source de joie et de consolation pour leurs parents. Mais ces deux époux ne purent entendre la voix d’enfants dans leur maison et personne ne les accueillait à leur retour à la maison. Leur sentiment de malheur aurait pu s’aggraver par une conception religieuse. L’opinion commune était en effet à cette époque que Dieu bénissait ses fidèles serviteurs en leur donnant des enfants. C’est pourquoi surtout Elisabeth avait honte de sa stérilité à la pensée que c’était un châtiment divin. (25) Il aurait été certainement douloureux de supporter le regard moqueur des voisins qui disaient, « Quelle vie ennuyeuse sans enfants. A quoi bon servir fidèlement Dieu!”

Toutefois Zacharie et Elisabeth ne doutèrent pas de l’amour de Dieu, ni tombèrent dans l’incrédulité. Car ils avaient Dieu dans leur cœur, ils avaient l’espérance en Dieu. Leur réalité douloureuse les conduisait à s’attendre plus fort à Dieu, et leurs longues nuits de solitude les amenaient à prier ardemment devant Dieu, et leur triste sort les poussait à espérer davantage la venue du Messie. Barry Danylak dit que le célibat est un signe du royaume qui vient. Paul l’argumentait dans le chapitre 7 de 1e Corinthiens. Quoi que couple, leur vie sans enfant est comparable à la vie de célibat. Selon les statistiques d’Insee, 40 % de la population, 55% si on comprend veufs et divorcés pour les 15 ans et de plus en France, et croissant sans cesse pour arriver respectivement 50% et 60%. Dans leur solitude ils s’approchaient de Dieu et creusaient la joie dans l’amour de Dieu. Je connais une missionnaire américaine en Corée dans les années 60 après la guerre de Corée, qui se consacrait à l’œuvre d’évangélisation en collaboration avec un pasteur coréen, et vit comme un grain de blé dans son célibat, elle devint une source de salut de multiples coréens dans la souffrance après-guerre. En tout cas, nous trouvons ici que Dieu entraînait Zacharie à travers l’absence d’enfant et sa solitude profonde pour qu’il ait appris enfin la qualité digne d’un noble père. Si Dieu utilisait le caractère intransigeant et droit de Zacharie pour son futur enfant, Dieu envoya une épreuve de longue haleine pour façonner le père pour l’éduction de son enfant. De même, Dieu fortifie la foi de ses élus par le moyen des épreuves; par l’échec à un examen, par un accident imprévu, par un manque d’argent, par la santé fragile, par le tournement de dos des confidents, etc. Il est vrai que de telles épreuves paraissent être au premier abord un sujet de tristesse et non de joie, et à la légère différence de Zacharie, certains peuvent se vexer et frappent la table du poing à l’étonnement de leurs enfants; mais comme une question de temps, si on persévère, elles procurent plus tard un paisible fruit de justice à ceux qu’elles ont formés. (Hé 12:11) Chacun a un problème fataliste dans sa vie, et chacun sert Dieu dans une difficulté quelconque. Mais ce ne doit pas être un sujet de désespoir, ni d’angoisse en permanence. Car ce n’est pas la volonté de Dieu. Dieu veut que chacun vienne s’approcher de lui tel qu’il est, sans se camoufler. Dieu veut façonner ses élus et dans son temps, décidemment, il veut bénir ceux qui persévèrent dans la confiance, car il voit leur centre de cœur. Que Dieu fortifie notre foi en nous permettant de supporter des épreuves qui nous sont proposées par sa bonté en lui faisant entièrement confiance.

II. Les prières de Zacharie (8-13)

Dans l’ancien monde des Juifs, il y avait beaucoup de sacrificateurs et les fonctions sacrées ne suffisaient pas à les occuper tous. Ils voulaient avoir le privilège d’entrer dans le sanctuaire et d’offrir le parfum. Tout de même, un grand nombre d’entre eux moururent sans avoir ce privilège pendant leur vie. Zacharie fut désigné par le sort, suivant la coutume du sacerdoce, pour entrer dans le temple du Seigneur et pour offrir le parfum. (8,9) C’était un grand jour pour Zacharie. Il se chargeait de prier pour son peuple; pour la rédemption d’Israël, pour sa liberté de l’oppression des colonisateurs romains ainsi que le pardon des péchés de son peuple. En dépit de son problème personnel dans son foyer, Zacharie était prêt à assumer ses fonctions saintes, avec joie, selon sa fidélité habituelle à Dieu.

En effet, c’était une grâce immuable de Dieu qui fut arrivé à Zacharie. Le fait que Zacharie fut désigné par le tirage de sort nous en dit long que Dieu choisit son peuple comme par hasard. Mais il est certain que son choix est providentiel. Il veut choisir ses hommes selon sa volonté. Je remercie Dieu d’avoir choisi un couple coréen qui fuyait loin de la capitale pour aller dans la campagne, dans une ville de méditerranée et lui faire rencontrer par hasard un couple français en concubinage à l’époque pour collaborer à l’œuvre de Dieu. Dieu les a envoyés comme par hasard à Orléans et les a fait rencontrer par pure hasard une russe et une chinoise qui ne savaient vraiment quoi faire dans leur vie puis comme par hasard mais par la foi, elles se marièrent avec un berger et un missionnaire, qu’elles ne connaissaient pas trop, c’est ça le mariage de foi, me semble-t-il, en tout cas par elles, les deux garçons qui ne savaient quoi faire non plus étaient sauvés de leur célibat involontaire. Ils étaient vraiment pauvres à l’époque. Un autre moment, Dieu a choisi je ne sais pourquoi, une américaine qui était venu de loin mais perdue en France, puis, il a choisi par hasard une sœur qui ne savait quoi faire, mais qui s’attacha à l’église malgré le départ de plusieurs de ses connaissances, et Dieu a choisi une sœur qui venait de monter du sud de la France à la capitale mais vagabondait avec ses amants qu’elle n’aimait pas trop. Dieu conduit un frère de l’est de la France pour s’inscrire à Paris et qui était en train de se balader dans la rue de Saint-Jacques et qui est tombé dans un centre allumé et y entra vraiment comme par hasard pour commencer à étudier la Bible, attrapée par un missionnaire. Un frère a un jour tiré de son tiroir la carte d’invitation laissé par les sœurs et vint au centre pour voir ce à quoi ça ressemblait, puis restait avec sa femme qui pourtant voulait aussitôt partir. Un frère fut frappé par le témoignage d’une sœur dans la classe par hasard et encore par hasard en participant au concert de musique chrétienne, en vint à rester. Tout cela semble être l’histoire d’un conte plein de « par hasard ». Mais ce qui est indéniable, est qu’à chaque histoire, il y eut une inévitable providence derrière. Et tous ces frères et sœurs se décidaient un moment ou l’autre à suivre Jésus selon l’appel de Dieu. La vie de mission n’était pas facile du tout, car des découragements et déceptions les attendaient. Mais tous ces frères et sœurs acceptèrent l’appel et ils étaient si sacrificiels pour Dieu. Après quelque temps, les enfants de seconde génération sortaient de je ne sais où et commencèrent à arriver un à un avec leurs yeux tous ronds et étincelants comme les étoiles et grandissaient jusqu’à devenir Messieurs et Mesdemoiselles en ce moment. L’événement récent des gilets jaunes m’a rappelé que j’ai versé 1/4 de mon revenu sur la route pendant le ministère d’Orléans de 5 ans, car j’ai travaillé à Chartres, mais j’étais assez bien rémunéré pour subvenir au besoin de la famille et pouvant nourrir un peu les collaborateurs dans le besoin. C’était la grâce. La France a vraiment besoin de la grâce de Dieu pour le besoin matériel manquant, c’est laborieux de joindre les deux bouts chaque fin du mois. Mais le besoin le plus urgent est ailleurs, c’est que Dieu lui envoie beaucoup d’ouvriers de moissons comme le sacrificateur Zacharie et sa femme Elisabeth. Que Dieu aide la France comme royaume de sacrificateurs et une nation sainte en envoyant et élevant beaucoup de disciples sacrificiels.

Les devoirs essentiels des sacrificateurs à l’époque étaient de servir le Seigneur dans le sanctuaire, d’enseigner la Loi au peuple et d’offrir le parfum. Offrir le parfum correspond à la tâche d’intercéder par les prières en faveur des brebis. Paul en tant que sacrificateur de l’Evangile de Dieu pour les païens, s’acquittait du service sacré pour les amener à l’obéissance de la foi. Il a confessé qu’il ne faisait aucun cas de sa vie, comme si elle lui était précieuse, pourvu qu’il accomplisse ce ministère. (Ac 20:24) De même, il nous importe d’être fidèle à notre service de sacerdoce: rendre témoignage à la bonne nouvelle de la grâce de Dieu, faire la prière intercédant pour les brebis. A la fin de cette année, nous devons nous efforcer davantage de prier en faveur des brebis.

Au moment où Zacharie se tint tout seul à l’autel pour y offrir le parfum, un ange du Seigneur lui apparut. En le voyant, Zacharie fut troublé, la crainte s’empara de lui. Pourquoi? Parce que les Hébreux pensaient qu’ils mourraient s’ils voyaient Dieu de leurs yeux. Regardons le verset 13. « Mais l’ange lui dit: Soit sans crainte Zacharie ; car ta prière a été exaucée. Ta femme Elisabeth t’enfantera un fils, et tu l’appelleras du nom de Jean. » Ce verset nous suggère une autre raison pour laquelle Zacharie fut troublé. Pendant qu’il priait pour son peuple comme son devoir saint, il pria en même temps pour lui-même, en disant peut-être « Oh Seigneur, aie pitié de moi et ma femme, donne-nous un fils, s’il te plaît. » En général, un sacrificateur aurait pu juger inconvenant d’exprimer à un tel moment dans sa prière un souci personnel. Quand Dieu intervint dans sa prière, il s’aperçut enfin avoir prié pour lui-même. En tous cas, l’esprit de prière de Zacharie est admirable pour deux points suivants:
D’abord, sa prière était vraiment persistante. Il n’avait jamais renoncé à tout espoir d’avoir un enfant dans sa prière. Probablement, il se mit à demander dans sa prière pour avoir un enfant depuis 10 mois après son mariage. Il était sans doute impatient de savoir si sa femme avait la nausée. En ne trouvant aucun signe dans son estomac, il attendait encore deux ou trois ans une bonne nouvelle. Mais c’était encore en vain, il persistait quand-même à prier. De cette manière, il demandait dans sa prière pour avoir un enfant jusqu’à sa vieillesse. Voici que maintenant Elisabeth devenait une vieille femme ridée comme grand-mère. C’est ainsi que Zacharie n’avait pas perdu sa confiance en Dieu même au temps de désespoir. Il crut sans aucun doute que Dieu lui donnerait un jour un enfant.

Ensuite, il tenait UN sujet permanent dans sa prière, et ce tout au long de sa vie. L’homme est par nature peu tenace, et s’embrouille au milieu des nombreux tristes souvenirs, accumulés au fil de temps dans sa tête. Mais Zacharie ne cessait de prier pour le seul et unique sujet sans jamais l’oublier. Ce n’est pas du tout facile pour des hommes sans ténacité. Le jeune peut bien démarrer la prière avec un bon cœur et une bonne disposition. Mais parfois, comme la maxime chinoise, son début est la tête de dragon, mais la fin est la queue de serpent. Zacharie était vraiment un prieur de grande ténacité. Dieu vit cette qualité de persévérance chez Zacharie et exauça finalement sa supplication. Enfin, Dieu l’établit à son âge avancé comme le père du plus grand prophète Jean-Baptiste.
Nous pouvons apprendre ici que Dieu utilise des hommes de prière. Il semblait que Zacharie et le peuple qui était dehors en prière ne fussent qu’un petit groupe religieux, mais impuissant pour transformer le courant du monde. Néanmoins, aux yeux de Dieu, ils étaient des faiseurs de l’histoire, car Dieu était avec eux. Il nous faut croire donc que comme Jacques le dit, la prière agissante du juste ait une grande efficacité. (Jc 5:16) Nous avons prié depuis quelques années pour évangéliser 13 campus parisiens. Des gens au tour de nous se moquaient de ce sujet qui leur parait irréalisable, en ayant considéré d’immenses barrières à franchir. C’est vrai que la barrière de la laïcité et la barrière de l’athéisme et l’humanisme en France sont très hautes. Cependant, si nous persévérons dans la prière, Dieu sera apte de nous écouter. Il viendra nous secourir et nous faire établir à chaque campus un ancêtre de foi, une nouvelle génération de la foi pour le pays. Depuis 3 à 4 ans, Dieu est en voie de former notre ministère comme une forteresse pour l’évangélisation du pays. Continuons et persévérons comme Zacharie. Si nous avons la foi et purifions nos cœurs, Dieu ne tardera pas de nous bénir et établir de multiples disciples dans le pays.

III. Grand devant le Seigneur (14-17)

Regardons les versets 14-17. C’est une prophétie de l’ange en ce qui concerne le fils de Zacharie, Jean qui va naître. Le point capital de cette prophétie est que Jean sera grand devant le Seigneur. Nous pouvons découvrir quelques facteurs qui méritent sa grandeur.

Premièrement, il sera grand devant le Seigneur, car il est un don gracieux de Dieu pour le salut du monde. Selon les versets 13 et 14, la naissance de Jean portera une grande joie à ses parents, mais en même temps beaucoup se réjouiront de sa naissance. Pourquoi? Parce qu’il sera né dans la providence de Dieu. Si son nom était comme on espérerait, « Zacharie le Jeune » ou « Petit Zacharie » selon le nom de son père, il ne serait un sujet de joie que pour ses parents. Mais l’ange dit à Zacharie, « Tu l’appelleras du nom de Jean. » Le nom de Jean, selon l’étymologie hébraïque, signifie « l’Eternel fait grâce de Dieu. » Dieu a choisi Jean comme son serviteur, précurseur du Messie et pour proclamer que l’Eternel est miséricordieux à son peuple. Bref, nous pouvons dire que Jean est grand, non parce qu’il était capable, mais parce qu’il était venu de Dieu et que Dieu était avec lui.

Deuxièmement, il est grand devant le Seigneur, car il menait une vie pure. Regardons le verset 15h. « Il ne boira ni vin, ni boisson enivrante, il sera rempli de l’Esprit Saint dès le sein de mère. » Quand Dieu regarda le monde, celui-ci était souillé de péchés. Alors Dieu envoya Jean afin qu’il mène une vie pure contre la corruption du monde et la tendance à la recherche du plaisir. Jean vivait dans l’intégrité devant Dieu. Dans ce but, il ne buvait ni vin, ni boisson fermentée, ni gastronomie luxueuse. Par contre il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage, il s’habillait d’un vêtement de poils de chameau, et il dormait dans un endroit inconfortable du désert. (Mc 1:6) Quand il menait ainsi une vie pure, il n’était pas admiré. Les gens se moquaient plutôt de lui, en disant, « Il a un démon. » (Lc 7:33) De toute façon, c’était sa vie pure qui lui permettait de devenir grand devant le Seigneur. Nous pouvons apprendre qu’il importe de passer saintement nos vacances de Noël avec la parole de Dieu.

Troisièmement, Jean sera grand devant le Seigneur en raison de sa mission. (16,17) Jean fut envoyé pour préparer le chemin du Seigneur. Sa mission particulière était de prêcher le baptême de repentance à tout le peuple, Cependant personne ne veut écouter le mot « repentir » à cause de son arrogance coupable. Il se peut donc que Jean était investi d’une tache très difficile à accomplir. Toutefois il ne cherchait pas à sauver sa vie, mais il cherchait accomplir sa mission à tout prix. Il ramenait beaucoup des fils d’Israël au Seigneur, leur Dieu. Il reprochait à ses contemporains leur corruption et leur perversion. Il reprochait aux pères leur irresponsabilité pour ramener le cœur des pères vers les enfants. Il reprochait aux jeunes leur esprit de rébellion et leur désobéissance pour les ramener à la sagesse de Dieu. Sa vie de mission était dure, et d’ailleurs elle s’est terminée par l’emprisonnement et la décapitation. Mais il n’était pas une victime du mal, en revanche il est grand pour toujours grâce à sa mission historique. Jésus dit à son égard, « Parmi ceux qui sont nés de femme, il n’y en a pas de plus grand que Jean. »(Lc 7.28)
Nos contemporains sont aussi corrompus et pervers. Ils se plongent aveuglement dans toutes les sortes de plaisirs. En outre, l’égoïsme domine très fort partout en s’infiltrant dans la vie humaine. La famille est brisée à cause de l’irresponsabilité et de l’immoralité de ses membres. En France, à cause des ruptures familiales, un grand nombre d’enfants et de jeunes souffrent dans leur âme. Selon une enquête de l’INED (Institut National d’Etudes Démographiques), un enfant sur deux, un chiffre étonnant, oublie son père qui ne le prend pas en charge. C’est un problème social sérieux dans notre génération, en engendrant le nombre croissant de suicide. Le problème, c’est qu’ils ne savent pas aboutir à la connaissance de Dieu faute de serviteurs envoyés. Nous sommes divinement appelés à notre époque pour cette mission de ramener les jeunes à la sagesse divine par la parole de Dieu proprement enseignée. Jésus dit qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent. (Lc 15:7) Il n’y aura pas plus grande joie qu’un pécheur soit amené par nous à la connaissance de Dieu et qu’il soit notre couronne selon l’expression de Paul.

Dernièrement, Jean est grand devant Dieu, parce qu’il était homme d’Esprit. Les versets 15b et 17a dit, « (Il) sera rempli de l’Esprit Saint dès le sein de sa mère, » « Il marchera devant lui avec l’esprit et la puissance d’Elle. » L’Esprit Saint était une source de sa puissance qui le rendait capable de faire l’œuvre de Dieu. On dit qu’Il était comme une réincarnation du prophète Elie. Car il était venu à une époque similaire à celle où avait vécu Elie. Au temps du roi Achab et de la reine Jézabel, personne n’avait osé de défier contre leur méchanceté avec laquelle ils avaient tué des prophètes de l’Eternel. Le peuple ne faisait que des cauchemars à la pensée de leur tyran horrible. Cependant, Elie, avec l’esprit et la puissance de Dieu, leur avait reproché le péché de faire se rallier les Israélites au culte de Baal. Puis en défiant tout seul les 450 prophètes de Baal et les tuant, il ramena son peuple au Seigneur. (1 Rois 18) De même, Jean-Baptiste reprocha au roi Hérode qui était extrêmement cruel, son immoralité et son meurtre. Jean était un homme de l’Esprit de Dieu. Nous pouvons apprendre ici que la puissance de l’homme vient de l’Esprit, que la force de la chair ne sert de rien. (Jn 6:63) Puis nous apprenons aussi que pour ramener une brebis à Dieu, nous devons nous revêtir de l’Esprit et de la puissance de Dieu.

IV. Dieu entraîne Zacharie (18-25)

Le message de l’ange adressé à Zacharie était la promesse divine de la naissance de son fils. Mais Zacharie trahit un doute sur l’accomplissement de ce qui lui fut annoté. Il dit à l’ange, «À quoi reconnaîtrai-je cela? Car je suis vieux, et ma femme est d’un âge avancé. » Il était homme de prière, il avait manifestement la foi en Dieu. Cependant lorsque sa prière a été exaucée, il fut égaré un instant d’une piste de l’histoire de Dieu et tomba dans les pensées humaines. Autrement dit, il n’était au courant d’un sens d’histoire en Dieu. En tant qu’homme de Dieu, de perdre le sens d’histoire de Dieu même pour un moment n’est pas une chose de légère.

En réponse, l’ange dit à Zacharie, « Moi, je suis Gabriel, celui qui se tient devant Dieu; j’ai été envoyé pour te parler et t’annoncer cette bonne nouvelle. Voici: tu seras muet, et tu ne pourras parler jusqu’au jour où cela se produira, parce que tu n’as pas cru à mes paroles. » (19,20) En dépit d’un long entrainement par l’absence d’enfant, Zacharie en avait encore besoin pour comprendre le sens d’histoire de Dieu. Cette fois, il reçut l’incapacité de parler en guise d’entraînement. A sa sortie du temple, il ne put parler A son peuple, il essaya de faire des signes pour s’expliquer. Il devint drôlement un acteur de pantomime. A le voir faire des signes et rester muet, la multitude des gens qui étaient dehors comprirent qu’une chose extraordinaire s’était produite dans le sanctuaire. Nous apprenons ici qu’il ne faudrait pas refuser de croire à la puissance de la parole à cause de la condition humaine. Puis nous apprenons qu’il importe de faire attention à notre bouche, de peur de parler dans l’incrédulité ou de murmurer contre la volonté de Dieu.

Après cet incident, Elisabeth devint enceinte, confirmant ainsi ce qu’avait annoncé Gabriel. Elle se cacha et arriva au bout de cinq mois à la conclusion, en disant, « Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi. »(25) Elle confessa que Dieu avait enlevé sa honte d’une femme stérile, et que tout est possible à Dieu. Nous devons aussi expérimenter l’œuvre de Dieu dans notre vie, jusqu’à ce que nous puissions confesser, « Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi! »

En somme, nous apprenons dans ce passage qu’une vie de foi et d’obéissance à la parole divine est le plus puissant facteur de Dieu dans toute son histoire. Pour cela l’étude de la Bible en est la première étape. Amen!

JÉSUS FUT RÉSSUSCITÉ (Luc 24)

JÉSUS FUT RÉSSUSCITÉ
Le rôle de la mémoire pour le bonheur

Luc 24:1-53
Verset Clé 24:6

“Il n’est pas ici, mais il est ressuscité. Souvenez-vous de quelle manière il vous a parlé, lorsuq’il était encore en Galilée.”

L’un des écrivains français qui s’étaient plus intéressé et versé sur le concept de la mémoire serait Proust. Selon l’analyste de son texte à tendance philosophique, il y a deux sortes de mémoire, la mémoire volontaire et la mémoire involontaire. Simplement parlant, la mémoire volontaire est la mémoire de l’intelligence par laquelle les gens sélectionnent des sensations du passé, pour faire de l’événement quelque chose de vivant. Bien entendu que l’intelligence mentionné ici est l’intelligence non spirituelle, mais l’intelligence purement humaine. Référez-vous comme l’intelligence spirituelle, le mentionnement de l’intelligence deux fois par Jésus une fois aux 2 disciples d’Emmaüs et l’autre fois aux 11 disciples de Jésus devant lesquels il fut apparu, quand il dit qu’il reproche le manque d’intelligence des premiers et ouvrit l’intelligence des deuxièmes. 2e mémoire de Proust est la mémoire involontaire est la mémoire du sens par laquelle les gens restituent le passé à partir d’une sensation fortuite, qui nous peut venir de n’importe quel objet (le célèbre épisode dans son roman de la Madeleine offerte dans le thé par sa mère nous dit que cet objet fit surgir le passé si agréable de l‘enfance du narrateur). Proust soutient que la réminiscence involontaire nous donne une immense joie parce que, de cette façon, un moment de notre vie nous se manifeste dans sa soustraction à la condamnation du temps et il apparaît dans son vrai sens, ce sens-là qui, tandis que l‘événement arrivait, nous était échappé.
Quand Jésus avait dit pendant son vivant “le Fils de l’homme sera livré entre les mains des pécheurs, sera crucifié et sera ressuscité le troisième jour” Marie-Madeleine comme les autres disciples bouchèrent ses oreilles, car elle avait peur de voir partir son Sauveur étant mort si cruellement. Par son intelligence, elle s’efforça d’ignorer la mort de Jésus et garder dans sa mémoire ce troisième jour de vivant.

Mais maintenant, Jésus étant mort par la croix, Marie-Madeleine ne put garder sa mémoire de ce troisième jour de vivant, car la tristesse l’envahissant, la garder proprement était hors de sa capacité. Elle s’est absorbé totalement dans la première partie de la parole : la croix de Jésus et laissa disparaître tout espoir de son cœur. Cela est le dilemme de la mémoire que chacun façonne volontairement, et dont on dirait qu’il a faussé car elle échappe au vrai sens de l’évènement.

Mais pour qu’un événement apparaisse dans le vrai sens, et son rappel donne une immense joie, cette fois non en voyant un objet comme le dit Proust, Jésus visita Marie-Madeleine pour lui rappeler la parole de Jésus. Cela était involontaire pour Marie, mais c’était la façon de Jésus pour la bénir.
Il en est de même pour nous. Nous modifions nos passés volontairement pour les rendre quelque chose de vivant, mais ce processus cache la réalité ou n’apparait pas dans le vrai sens de l’évènement ; on dirait que c’est plutôt une manipulation à notre gré. Mais Dieu travaille malgré notre volonté, afin que l’évènement paraisse dans son vrai sens, et ainsi nous puissions éprouver, quoi qu’apparemment l’événement soit douloureux, l‘immense joie en nous.
De nouveau, selon Proust, le thème de son roman fleuve, “à la recherche du temps perdu” était, en effet, la victoire de la mémoire involontaire sur le temps même, car elle peut transcender le temps pour paraître dans le vrai sens de l’évènement et ainsi l’homme peut éprouver la joie extrême comme si l’événement du passé se reproduit au jour et à l’heure même.

Un jeune homme a confessé son énorme douleur du fait qu’il avait perdu sa jeunesse à cause de sa rébellion. Beaucoup de jeunes de nos jours partagent le même sentiment de ce jeune homme. En effet, pendant sa jeunesse, il se révoltait à l’autorité parentale ou autre autorité hiérarchique. Si on fait la comparaison au roman de Proust, c’est comme le héros a beaucoup de mauvais souvenir de son enfance à Cambray chez sa grand-tante, loin de sa mère et sa grand-mère, mais du coup par l’offre de sa mère du gâteau Madeleine, il se souvint du moment si heureux de son enfance.

Nous avons beaucoup de souvenir douloureux du passé à cause de nos péchés ou d’autres raisons, et ce que nous tentons souvent oublier, mais Dieu nous rappelle la parole conduisant à la repentance afin que nous nous souvenions du moment douloureux du passé, ce qui est un processus de neutraliser cette mémoire volontaire et faussée à notre gré. Mais si nous y réfléchissons, nous ne pouvons nier qu’il y avait aussi l’heureux moment de notre vie. Msn Gabriel par exemple se souvient du heureux moment d’obéissance à la servante dans le passé pour qu’il arrive à ce jour où il peut être béni non seulement par le don spirituel mais aussi matériellement par l’augmentation de salaire de 10 pour cent. La vie humaine se définit ainsi comme un amalgame ou succession des bonnes facettes et des mauvaises facettes, mais la mémoire de Dieu nous aidant, elle se définit toujours par une heureuse affaire et elle est sensé apparaître dans son vrai sens. C’est surtout le cas des chrétiens qui croient en Jésus-Christ.
L’ange dit, “il disait qu’il faut qu’il meure par les mains des pécheurs, mais il ressuscitera le troisième jour.” Ainsi par la mémoire volontaire, Marie-Madeleine tentait vainement de supprimer ses passés douloureux, mais par la mémoire involontaire, comme elle est provoquée par la Madeleine offerte par sa mère, fut provoqué par la parole de Dieu envoyé par Dieu pour elle, elle se souvient du côté bienheureux de notre vie.

Il en est de même pour l’épisode de 2 disciples d’Emmaüs. Quand ils descendirent vers leur ville natale, quelqu’un se tint à leur côté et se questionna de leur conversation. Son ignorance apparente provoqua une certaine vexation dans leur intérieur, ce qui les fit raconter toute leur mémoire du passé qu’ils avaient retenu joyeusement. “Jésus un prophète puissant en œuvre et en parole devant Dieu et devant tout le peuple.” Ils avaient effacé tous les côtés négatifs, pour que dans leur vie le bon souvenir seulement reste. Mais tout cette bonne mémoire s’était anéantie par la crucifixion de Jésus. Maintenant, il ne leur resta plus rien. D’où leur déception totale et leur décision de descendre dans leur ville. Ils s’efforçaient de retenir ce côté positif malgré la mort si cruelle de Jésus, mais à quoi cela servira, maintenant qu’il est mort. Tout est fini, donc seule la mémoire triste reste. Alors, Jésus l’admit en évoquant la mort de Jésus. “Ne savez-vous pas que le Christ dut souffrir de la sorte et mourir?” Mais ce n’est pas pour finir en négatif, mais il ajouta, “il doit entrer dans sa gloire.” Dans leur mémoire volontaire, ils avaient retenu les œuvres de Jésus qui leur paraissaient bonnes – c’était pour leur bonheur – , mais maintenant ils devaient sincèrement accepter la mort de Jésus, pour qu’ils n’aient pas d’illusion de leur espoir. Ensuite, il fallait qu’ils aillent jusqu‘à l’entrée dans la gloire de Jésus. Cela correspond à la parole de l’ange donnée à Marie-Madeleine: “Il ressuscitera le troisième jour.”

Le thème de quelques sermons de septembre préparateurs de la conférence est comme je vous ai annoncer, “s’approcher.” Jésus ressuscité s’approche physiquement des femmes et des disciples sur le chemin, mais plus fondamentalement Jésus ressuscité s’approche des hommes mortels pour leur donner la mémoire agréable de la vie, par le biais de la foi de résurrection. Ainsi, disons, Jésus remanie la mémoire des hommes. En effet, la mémoire est un de thèmes importants de la psychologie humaine. Mais elle est un domaine important qui garantit aussi le bonheur de l’homme.

Déjà le premier point que nous devons noter en la matière est que l’homme est par nature oublieux. Si nous allons au mémorial de Caën, nous trouvons combien nos concitoyens français se donnent la peine de garder la mémoire de la guerre, surtout la peine de garder la mémoire sur combien nos aïeuls sacrifiaient leur vie pour garder la patrie sain et sauf. Il en est de même pour le mémorial de Shoah à Paris. Le camp de concentration de Nazi à Auswitz est documenté minutieusement et répété à chaque jour férié de 8 mai, la date de signature de traité de paix de la grande guerre.

La raison en est que l’homme a par nature une mémoire courte. Aujourd’hui, nous avons trois épisodes ou quatre si on comprend celui de l’ascension, comme l’histoire post-résurrection. Au début de ce récit apparaissent trois femmes. Il est judicieux de réfléchir sur ces femmes ? Les mémoires de ces femmes dans l’évangile sont excellentes. Ici, la mémoire ne signifie pas celle qui se trouve dans la conscience de chacun, mais il s’agit de la mémoire sociale et communautaire, un peu comme les mémoires racontés par les mémorialistes par exemple, Saint-Simon, chambellan de Louis 14. En fait, dans la Bible apparait beaucoup de femmes mémorables par leur acte honorable. A Marie – on dit que ce peut être Marie, sœur de Lazare, ou Marie-Madeleine, mais ce n’est pas très sûr – qui a versé le parfum de nard pur très coûteux sur la tête de Jésus, Jésus dit que là où l’Evangile sera prêché, on la célébrera en mémoire. Paul dit que pour notre mémoire, nous devons manger la cène. Dans ce cas, la mémoire est à la fois celle dans l’âme d’individu et celle de relation sociale des hommes. Nous devons recevoir comme bonne mémoire le pardon de Jésus en nous-mêmes et en mangeant la cène, mais il faut aussi déclarer le pardon les uns envers les autres comme le mémorial. En tout cas, ce n’est pas par la transsubstantiation, c’est-à-dire le changement de la chair de Jésus lui-même au moment de la consommation du pain, mais en nous souvenant de la mort de Jésus nous devons manger la cène. Comme je l’ai dit, l’homme est par nature trop oublieux. Il faut tout le temps qu’il se souvienne de l’acte de Jésus rédempteur. En somme, ces femmes étaient les femmes dignes d’être inscrites dans le livre de vie dans le ciel, car elles étaient si fidèles et si sacrificielles. Mais leur point le plus fort était qu’elles avaient la foi en la parole de Jésus. Quoi qu’elles n’aient pas encore expérimenté la mort de Jésus déjà par la parole de Jésus en laquelle elles crurent, elles avaient reçu le pardon de péché. C’est la raison pour laquelle elles servaient Jésus et sa compagnie de tout leur cœur de tout leur bien. Autrement dit, la raison de leur sacrifice était parce qu’elles avaient une mémoire inoubliable. En général, les femmes étaient méprisées dans la société machiste des Juifs. Par exemple, quand 4 évangélistes écrivirent le récit de la multiplication des pains pour 5000 hommes, les femmes et les enfants n’étaient pas comptés. Ces catégories n’étaient pas traitées comme des êtres humains. Mais Luc respecte profondément leur être dans son écriture. Luc aimait les raconter, car surtout elles étaient les femmes qui aimaient la parole de Jésus. Si on doit écrire les mémoires de tous ces femmes, ce serait plus de milles volumes des livres. Le principal chapitre de ses mémoires sera leur amour inlassable de la parole de Dieu. A côté de Marthe diligente et travailleuse, Marie a cette image toujours calme mais pourtant passionnée. D’où vient cette image ? Cette sœur de Lazare était une des exemples des femmes qui aimaient la parole. Si vous aimez la parole de tout votre cœur, elle vous donnera cette image à la fois calme et passionnée. Chaque fois que Jésus vint, Marie s’excusa à sa sœur et préféra de rester auprès de Jésus pour ne rater aucune parole sortant de la bouche de Jésus. On dirait qu’elle était pendue à la bouche de Jésus. Or, ce n’est pas par hasard que la plupart des témoins féminines de la résurrection de Jésus s’appelaient Marie. Plus on aime la parole, plus Dieu donne la bonne mémoire. De même que l’on ne peut oublier un met succulent dans un restaurant gastronomique, ne serait-ce pendant quelques jours, de même l’on ne peut oublier facilement une nourriture spirituelle qui satisfait délicieusement l’âme. Marc Jr. mon fils a interpellé dans son témoignage de Tesporka, “Avez-vous de la flamme qui ne s’éteint pas jusqu’ici, cette flamme qui brûlait quand vous avez rencontré Jésus?” C’est une mémoire inoubliable pour chacun des chrétiens, et à cause de cela, il est poussé à aller de l’avant et servir Seigneur de tout cœur, sans se sentir obligé. Ces femmes étaient les femmes libres, pas comme Albertine libertine dans A la recherche de Proust, qui se comparait comme prisonnière, parce qu’elle était toujours surveillée par son petit ami avec qui elle vit. Etant homosexuelle, elle répéta les mensonges auprès de son ami. Le cœur étant constamment tourné vers le désir du monde extérieur, le chrétien ne peut jamais éprouver la liberté. Mais ces femmes étaient justement enflammées de cette mémoire immuable de la grâce par l’intermédiaire de la parole qu’elles avaient acceptée au fond de leur âme, et suivaient Jésus partout où il allait Jésus. Elles étaient aussi braves. Les hommes ont la grande gueule et disent comme s’ils sont tous les des héros des héros de tous les temps. Mais au moment de danger, tous communément, se dérobent à l’anglaise, c’est-à-dire disparaissent sans mot dire. Mais voici ces femmes, elles s’y plantaient et se trouvaient toujours là. Un pasteur que je connais vit que parmi ses ouailles, il y en avait pour qui, chaque fois qu’on les cherche selon le besoin de Dieu, on ne les trouve pas. Certains semblent être de la vraie sorte des anguilles de la mer qui cherchaient à ne pas être attrapés par le besoin quelconque éventuel, et cela l’a désolé. Mais ces femmes étaient les gens qui sont toujours à la disponibilité des autres. Non seulement qu’elles se disaient “je suis à votre service” mais dans leur action, elles se montraient opérationnelle à tous les besoins éventuels et ce à tout moment. Ce n’était pas parce qu’elles étaient toutes les chômeuses ou les femmes de foyer qui a beaucoup de temps libre, mais parce qu’elles étaient vraiment les volontaires pleines de zèle envers l’œuvre de Dieu. Leur spontanéité exemplaire venait de leur amour inchangeable de la parole de Jésus.

Quand j’étais jeunes, régulièrement il y eut un test de quotient intellectuel appelé QI. J’ai toujours ce sentiment d’infériorité que mon QI se tourne autours 120, jamais plus. Mes amis excellaient en atteignant 140, même 150. Je me consolais du fait qu’il y en avait ceux dont le quotient était à deux chiffres. Or, dans ce test, il y avait une colonne qui testait la mémoire, si je me souviens bien. Bien sûr que c’est la mémoire dans le domaine physique. Plus elle excelle, plus on considère intelligent. Mais il y a une mémoire appelée “spirituelle”. Jésus l’a appelé, comme je l’ai dit au début du message, “intelligence”. A mon avis, ces deux sphères celle de physique et celle spirituelle semblent être déconnectés l’un de l’autre. C’est-à-dire qu’entre les deux il n’y a aucun rapport. Il y a une mémoire spirituelle, et pour certaine, il se peut que leur QI de cette mémoire soit particulièrement élevé.
Dans nos récits bien sûr, c’est que les femmes qui avaient cette mémoire “spirituelle” excellente, et les hommes avaient un niveau très bas. Mais sans avoir besoin de sexiste, la mémoire spirituelle s’applique à tout le monde. Or, le bienfait de cette mémoire est énorme.

J’ai entendu qu’en ce qui concerne la mémoire en physique, peut se développer par une série d’entrainement. Je crois qu’il en est de même pour la mémoire spirituelle. Bien sûr qu’il sera utile comme mon fils a dit, d’écouter, lire, parler tout le temps par casette et lecture et conversation, etc. pour que le chant et le message ronronnent dans sa tête. Mais le plus important, je trouve que c’est qu’on doit se détacher de la mémoire volontaire et de s’adhérer à la mémoire involontaire, quoi qu’elle demande le renoncement. Jésus ne disait jamais négativement par exemple, mais toujours positivement. C’est un peu comme une de nos enfantes a confessé qu’elle pensait selon la direction de sa mère tout le temps positivement, et s’éloignait des pensées négatives. C’était un grand renoncement et ainsi la bonne mémoire s’installe.

On dit que la plainte qui est le corolaire de la pensée négative est comme la fumée d’un fumeur. Or, la plainte est la mémoire volontaire. Celui qui se plaint essaie de retenir du bon côté, et veut évacuer le mauvais côté par le découlement des mots grognards. Qui aimera rester avec la cheminée qui fume tout le temps. Autant que possible, on voudra fuir. La plainte est nocive à la santé, sans avoir besoin d’avoir recours à l’analyse de neuroscience des cerveaux (l’équipe de recherche de l’université de Standford récemment nous rapporte que la plainte provoque la réduction grave d’hippocampe, indispensable à la résolution ds problèmes et la réflexion, et une des causes de la maladie d’Alzheimer). La plainte est contagieuse, donc d’autant, il vaut mieux de fuir, de peur que notre cerveau soit infecté par l’influence. Mais si par contre, nous répétons les pensées positives, l’air de notre âme se rafraichissant, nous avons un terrain très favorable de la culture spirituelle dans nos âmes, alors beaucoup de plante spirituellement biologique poussent et donnent bonne odeur et bons fruits envers les autres, de sorte que les autres viennent venir vers nous devenir bons amis avec nous. C’est curieux et c’est mystérieux aussi, mais c’est comme ça, la vie et il est une constante biblique sans équivoque.
Nous avons besoin comme ces femmes d’avoir et développer la bonne mémoire spirituelle. Elle sorte de l’amour de la parole, si vous me permettez de le répéter. Parmi nous, beaucoup ont été sauvé par la parole de Dieu et son étude, mais certains semblent se tourner vers les miracles. Ce n‘est pas bon, ni justifiable devant Dieu. Ils sont si oublieux de la grâce et deviennent prétentieux. Le monde actuel aspire à avoir beaucoup de don miraculeux. La raison est claire, si nous étudions les Actes, comme ces jours au matin de notre église, nous trouvons que les miracles étaient les outils de Dieu ayant un but clair, c’est-à-dire qu’ils ont pour but de propager la parole de Dieu et gagner les âmes. A l’ère primitive de l’église, Dieu a donné beaucoup de don miraculeux et laissait opérer beaucoup de miracles. Mais maintenant, l’église n’a pas besoin de miracle. Car l’évangile est propagé dans le monde entier, et 4 coins du monde connaissent grosse modo ce qu’est le christianisme. Donc, Dieu envoie les miracles très rarement ces jours-ci. Mais c‘est pourquoi pour certains gens de mauvais goût cherchent éperdument les miracles ou les dons, pour qu’ils puissent prétendre qu’ils sont bénéficiaires de ce rarissime don de Dieu, différemment des autres “ordinaires” chrétiens. Or, le plus grand miracle de Dieu est la Bible. Quarantaines auteurs de différentes origines et différentes époques racontent le même sujet qui est la venue de Jésus-Christ. D’un autre côté, si nous voulons avoir la bonne culture de l’âme ayant la bonne mémoire propre, nous devons clarifier notre conscience et pensée. Ainsi Paul dit, “Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensée.” (Ph 4:8)

Mais en fait quand l’ange évoque la parole de Jésus, il est dit simplement que les femmes se souvinrent des paroles de Jésus. Cela en dit long qu’elles étaient les femmes humbles. Leur humilité les rendit si facile de rappeler la parole de Jésus. Donc, à côté de l’amour de la parole de Dieu, l’humilité est une bonne facteur pour purifier notre mémoire et rendre notre coeur fertile. Mais comment était les disciples? Quand les femmes leur dirent la résurrection de Jésus, ils les considérèrent comme les folles et niaises. Leur parole était pour eux des balivernes. Les hommes de l’époque dans cette société juive particulièrement machiste, étaient tous des hommes machos. Non seulement dans l’orient, mais aussi dans l’occident, il y a beaucoup de pays dont les hommes sont machos. Pour un certain pays européen, je crois que c’est latin, une femme doit rester à la maison, se marier, écouter son mari. Puis quel que soit l’âge, elle ne doit pas donner une direction à un homme. Malgré la force du temps la mentalité de l’homme ne change pas davantage. En tout cas, les disciples bouchèrent leurs oreilles aux dires des femmes, même si leur témoignage était si touchant et puissant.

Remarquons que dans le verset 8, il est dit que les femmes se souvinrent des paroles de Jésus. Non seulement la parole que l’ange venait de citer, mais beaucoup de paroles de Jésus revenaient à leur esprit. Quand on a la bonne mémoire, elle se multiplie. C’est la raison pour laquelle nous devons recevoir au moins une parole dans nos âmes, alors nous avons une excellente mémoire dans nos affaires non seulement de Dieu mais aussi du monde. L’amour de la parole de Dieu, l’humilité de cœur des femmes étaient suffisant pour élargir le royaume de Dieu dans leur cœur, et aillent vers les frères pour témoigner la résurrection de Jésus, malgré leurs oreilles sourdes.

L’apparition de Jésus devant les disciples touche au problème psychique des disciples. Les disciples avaient beaucoup de peur. Ils se sont enfermés à cause de la peur. Or, quand Jésus leur dit la paix, étonnamment, loin de la paix offerte par Jésus, ils furent plutôt saisis de frayeur et de crainte. Et même ils pensaient avoir vu un fantôme, un esprit. Jésus dit, “pourquoi êtes-vous troublés et pourquoi ces raisonnements s’élèvent-ils dans vos cœurs?” Selon le récent recherche neurobiologique, il y a dans le cerveau une étroite relation entre la mémoire et la peur. Selon l’expérience avec l’animal, le conditionnement de peur est rapide, en sorte qu’une fois d’expérience suffit pour former la mémoire et l’émotion de peur qui engendre d’autres troubles mentaux, telles l’anxiété, la phobie et le stress. Les disciples, même s’ils avaient entendu le témoignage si convaincu des femmes, et des disciples d’Emmaüs, doutaient encore la résurrection de Jésus. Peut-être qu’ils ne pouvaient pas oublier l’événement où Jésus marchait sur l’eau, et après la mort de Jésus, quoi qu’à l’époque, ils aient cru, ils se mirent à douter que c’était le vrai fait. J’ai entendu que ces jours, les adolescentes disent à leurs mères, s’il te plaît, ne me regarde pas. C’est parce que les regards sont tellement inquiétés, que le croisement de regards fait tellement peur. D’où leur préférence de ne pas se regarder. C’est vraiment dommage. Les disciples avaient la mémoire de peur, car toute leur vie de disciple fut soldée par l’échec, tout leur vie ressemblait comme une horreur. Mais il faut qu’ils s’assoient et réfléchissent pour se dire que leur vie de disciple n’était pas si mauvaise que ça, mais plutôt elle était pleine de bonheur et de joie avec Seigneur Jésus. Jésus en était désolé et s’asseyait et se mit à les consoler en leur montrant les traces de clous. Quand ils le regardaient, ce n’était pas si moche que ça, plutôt elle était jolie, cette trace, Puis, Jésus leur demanda à amener les poissons pour manger ensemble. En le faisant, ils purent se souvenir de la première heureuse rencontre avec Jésus sur la mer de Tibériade. C’était la matinée fantastique où on avait pris l’énorme quantité de poissons. C’était une mémoire inoubliable. Les disciples durent renoncer à leur mémoire volontaire faussé, mais accepter la mémoire involontaire, en acceptant la parole de Jésus, quoi qu’elle fût difficile d’accepter, la mort de Jésus, après quoi ils arriveraient à se réjouir pleinement. C’est cela qui est le bonheur que Dieu vous offre ce matin, par ce un peu philosophique message de votre pasteur, qui tentait selon le système éducatif particulièrement français. Le message de “Jésus fut ressuscité” était le renouvellement de notre mémoire volontaire par la mémoire involontaire. Quoi que nous n’aimions pas l’involontaire, si c’est la volonté de Dieu, nous devons l’accepter, car ainsi notre mémoire s’assainit et nous pouvons devenir vraiment heureux. Alors vous vaincrez toute votre peur, toute votre plainte et incrédulité et il vous fera remporte la victoire dans vos combat de la vie pour Dieu.