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SAMUEL OINT SAÜL COMME ROI (1Samuel 9-12)

SAMUEL OINT SAUL COMME ROI

1 Samuel 9 :1-12 :25
Verset Clé 11 :6

« L’Esprit de Dieu s’empara de Saül quand il entendit ces paroles, et sa colère s’enflamma fortement. »

Il y a à peine deux siècle et demi en France, ne serait-ce qu’un mauvais souvenir pour les gens modernes, il y avait ce qu’on appelle l’absolutisme. Le roi monté sur le trône était considéré comme étant dépositaire du pouvoir absolu de Dieu. Mais depuis, le monde a donc beaucoup changé. J’aimerais commencer mon message par une digression. Si nous sommes sensibles à la direction du Saint-Esprit, au milieu de cette génération postmoderne, la grande œuvre de Dieu est possible. Dans ce sens, notre œuvre de la conférence de début d’année à Orsay était d’un énorme sens, dans l’ambiance moderne sécularisé et laïcisé. En fait, nous ne pouvons pas restés attaché à l’ancien mode d’évangélisation comme celui du premier siècle. Le monde change, Jésus ne change pas, mais le Saint-Esprit change et adapte. Après 20e siècle, où il y eut le réveil par le pentecôtisme qui accentuait excessivement le don de l’Esprit, maintenant le Saint-Esprit dirige le monde vers un autre sens qui est le retour à la Bible. En effet, on s’est aperçu que le pentecôtisme lié à l’évangile de masse n’a pas fait pénétrer le noyau de l’Evangile dans l’âme de chacun. Au bout de l’évangélisation de masse, Billy Graham se lamentait de l’inutilité de ce mode par rapport à l’établissement d’un disciple. Oswald Chambers a dit qu’un disciple établi vaudrait plus que plus de 100 chrétiens de nom. Puis, voici partout dans le monde le crime des prélats d’ordre sexuel monte de plus en plus au cran. La seule nécessité actuelle est le retour à la Bible et la repentance universelle selon la volonté de Dieu. J’aimerai réfléchir sur ce sujet par rapport à l’évangélisation dans notre prochain culte de vendredi smart, en nous posant la question, comme souvent les jeunes se la posent : est-ce que les faits d’Ancien Testament qui révèle l’absolutisme, par exemple, la destruction des statuts d’idolâtrie, sont-ils applicables dans la postmodernité et le sécularisme où nous vivons. En effet, nous avons appris ce vendredi le Christianisme en temps imparfait, ou en mode de constante évolution. Il n’est pas figé, comme le produit congelé, ou un tableau exposé de musée. Depuis Abraham Lincoln ou la révolution française, le peuple a remplacé le roi pour avoir le pouvoir pseudo absolu. Le peuple élit et investit les hommes politiques, mais comme le poète français Théophile Gauthier le dit, le peuple est comme l’eau qui fuit les hauts sommets, mais ne vient jamais. L’autorité qui a été donné au peuple dans la modernité est trop fragile. Le passage d’aujourd’hui nous parle justement de l’investiture venant de l’autorité de Dieu absolu. Mais cette investiture a, nous le verrons, une particularité. En fait, elle est venue de la volonté du peuple. Donc, c’était une sorte d’amalgame, dira-t-on. Nous apprenons ici comment Saül, le Benjaminite, fut oint par Samuel comme roi d’Israël. Ensuite, nous pouvons apprendre quel type de personne était Saül et quel type de serviteur de Dieu était Samuel, juge d’Israël. Ce passage contient le discours d’adieu de Samuel, ce qui m’a fait choisir ce message pour la fin de combat de l’année. Pourtant après la conférence de science et foi, Dieu nous a donné une nouvelle direction, qui est en effet le renouvellement de notre direction initiale: Souffre avec moi comme un bon soldat du Christ-Jésus. Donc, j’aimerai étudier cette parole avec cet angle : comment un serviteur de Dieu comme Saül a pu été inauguré avec l’Esprit et la puissance de Dieu. Que Dieu vous donne une parole forte dans votre esprit, pour démarrer vos combats de nouveau, quoi que la fin de l’année approche déjà.

Premièrement, Saül, le papy boy (9 :1-5), ou garçon au père. Saül était un fils de Qich, un benjaminite, « un homme d’élite et beau, plus beau qu’aucun des Israélites, et les dépassant tous de la tête » (2). Un jour, les ânesses appartenant au père de Saül, Qich furent perdues. Qich dit à Saül, son fils, « Prends avec toi l’un des serviteurs, lève-toi, va rechercher les ânesses. » Dès que son père lui dit de rechercher les ânesses, Saül ne perdit pas de temps. Il se mit immédiatement à parcourir pour rechercher les ânesses dans l’obéissance à l’ordre de son père. D’abord, il traversa les monts d’Ephraïm, et les rechercha ici et là. Mais il ne les trouva pas. Donc, il traversa le pays de Chalicha sans les trouver. Ensuite, il s’en alla vers le pays de Chaalim, mais les ânesses n’étaient pas là non plus. Quel zèle ardent d’un fils du père! Mais il devint fatigué. Saul se battit pour aller au pays de Benjamin, mais en vain. Quand il arriva dans le pays de Tsouph, Saül réalisa qu’il était parti trop loin. Il s’aperçut que son père devait plus s’inquiéter d’eux que des ânesses. Donc, il dit au serviteur qui était avec lui, « Viens, retournons, de peur que mon père, cessant de penser aux ânesses, ne soit en peine de nous. »

Cela nous rappelle le cinquième commandement, « Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent sur la terre que l’Eternel, ton Dieu, te donne » (Ex 20 :12). Cela nous rappelle aussi Ephésien 6 :1, « Enfants, obéissez à vos parents selon le Seigneur, car cela est juste. » Saül n’était pas rebelle ni n’avait l’intérieur tordu. Il n’était pas gâté par l’amour de son père en le considérant comme normal. Il honora et obéit à son père ayant dans son cœur l’amour et le respect profond envers son père. En résumé, il était un papy boy.

Deuxièmement, Saül rencontra Samuel (6-19). Autrefois en Israël, l’homme qui allait consulter Dieu disait : Venez, allons chez le voyant ! » car celui qu’on appelle aujourd’hui le prophète s’appelait autrefois le voyant (9). Donc, le serviteur exhorta vivement Saül d’aller voir le prophète, en souhaitant que le prophète leur indiquât le chemin qu’ils devaient prendre. Saül accepta (8-10). Donc ils montèrent à la ville, et comme ils y montaient, ils rencontrèrent Samuel qui sortit à leur rencontre en montant vers le haut lieu. Saül eut donc une chance d’or au bout de son chemin d’errance. Beaucoup de philosophes chinois pensent que la chance gouverne toutes les affaires humaines. D’autre part, un célèbre scientifique du siècle dernier disait que la chance appartient à celui qui sait la faire valoir. La Bible nous dit que derrière la chance apparente, il y a toujours la providence de Dieu, à travers laquelle les hommes en viennent à avoir la chance de pouvoir reconnaître Dieu comme Dieu.

« Or, un jour avant l’arrivée de Saül, l’Eternel avait averti Samuel, en disant : Demain, à cette heure-ci, je t’enverrais un homme du pays de Benjamin, et tu lui donneras l’onction pour qu’il soit le conducteur de mon peuple d’Israël. Il sauvera mon peuple de la main des Philistins ; car j’ai pris garde à mon peuple, parce que son cri est venu jusqu’à moi. Samuel aperçut Saül, et l’Eternel lui dit : Voici l’homme dont je t’ai parlé ; c’est lui qui détiendra le pouvoir sur mon peuple » (15-17). « Saül s’approcha de Samuel à la porte de la ville et dit : Indique-moi, je te prie, où est la maison du voyant » (18). « Samuel répondit à Saül : C’est moi le voyant » (19a). De cette façon, Saül rencontra Samuel. Or, cette rencontre, quoi qu’apparemment hasardeux, a un grand sens. Après la rencontre avec Samuel, le serviteur de Dieu, Saül dut vivre désormais comme un serviteur de Dieu au lieu de vivre comme un papy boy, un garçon de course pour son père. Pour l’homme, la rencontre d’un mentor qui sert de l’exemple change toute la donne, si au moins il a à cœur de le suivre pleinement.

Saül était un jeune homme de campagne très gentil. Probablement il voulut être le plus gentil garçon dans son village. Probablement il voulut se marier avec une belle jeune fille de campagne comme lui et devenir un bon mari et un bon père et aussi un bon voisin pour ses villageois. Mais cela était son propre plan. L’homme planifie lui-même, mais Dieu gouverne la vie d’une personne. La providence de Dieu pour lui était de devenir le premier roi d’Israël. Ici nous apprenons que nous avons notre propre plan. Mais Dieu a son propre plan pour chacun de nous pour nous utiliser pour sa propre gloire. Jean 15 :16a dit, « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais moi, je vous ai choisis et je vous ai établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. » Quand on est jeune, selon le zèle ardent, il semble que le monde va bientôt se transformer. Mais il est bon pour un chrétien de reconnaître que sa vie est selon la providence de Dieu. C’est un acte d’humilité. Quiconque connaît la providence de Dieu est un grand homme.

Troisièmement, Saül humainement humble. (20-27). Samuel dit à Saül, « Ne t’inquiète pas de tes ânesses perdues il y a aujourd’hui trois jours, car elles sont retrouvées. A qui sera tout ce qu’il y a de précieux en Israël ? N’est-ce pas à toi et à toute la maison de ton père ? » C’était une suggestion que Saül ne serait plus un papy boy, mais le roi d’Israël. A la parole de Samuel, Saül fut surpris et dit, « Ne suis-je pas Benjaminites, de l’une des plus petites tribus d’Israël ? Mon clan n’est-il pas le plus petit de tous les clans des tribus de Benjamin ? Pourquoi donc me parles-tu de la sorte ? » (21) Saül était humainement humble. Son physique était aussi à la merveille. Il était d’une tête plus grand que tous les autres. Mais il pensait qu’il était un petit homme. Cette humilité humaine s’apparente à la gentillesse humaine dont parlent souvent les Français. C’est un sujet très important donc, je voudrais développer un peu plus ce sujet. Apparemment, il eut une bonne qualité humaine pour être berger et leader. Mais les qualités humaines ne sont pas suffisantes pour être vrai leader. L’humilité humaine cache parfois derrière un tenace et insoutenable orgueil. Cela se révélera plus tard dans Saül. Dieu ne peut utiliser un orgueilleux. Si on emprunt un peu l’expression de notre Seigneur, il est plus difficile pour un orgueilleux de porter du fruit qu’un chameau entre dans le trou d’aiguille. Donc, il est nécessaire pour un chrétien de regarder à cette réalité spirituelle. Dieu prive l’orgueilleux non seulement du fruit, mais il l’abaisse dans sa vie par d’insurmontable crises. Souvent, le noyau orgueilleux de l’homme est fardé par la surface embellie de l’humilité, mais elle n’en est rien, si le noyau n’est pas concassé. Il y en a beaucoup qui malgré de longues années de carrière chrétienne, ne consentent pas à briser ce noyau. Ils sont censés bien connaître Jésus. Mais non pas. Certains jeunes veulent s’attaquer à enseigner les autres sans assez apprendre la parole et le mode du Seigneur. Le leader spirituel doit avoir un entraînement spirituel surtout en matière de la vraie humilité, de peur qu’il soit un petit homme. Retenons ce fait important, que Dieu ne peut utiliser un orgueilleux. En temps ordinaire, tout sembler couler tranquille, mais au moment décisif, soit par une parole, soit par des lettres, soit par un comportement, notre noyau non cassé sera destiné à être révélé. Mais on n’en est rien. Nous sommes responsables de nous-mêmes. Quelqu’un dit “j’en peux plus, changeons le berger.” Il n’a pas beaucoup d’expérience d’élever un disciple. Il doit venir à Jésus pour apprendre comment il a pris soin des âmes malodorantes. Alors il donne la sagesse à chacun selon sa foi. Et par la foi épaulée avec l’humilité, nous n’avons devant nous aucune montagne qui ne puisse être déplacée.

Quatrièmement, Samuel oignit Saül comme roi en privé (10 :1-16). Oindre était la cérémonie d’intronisation de Dieu dans la royauté. Maintenant, il resta à Saül d’accepter la royauté comme la mission divine pour lui, et il resta au peuple de l’accepter comme son roi. Après l’avoir oint, Samuel dit à Saül en détail sur quelques événements qui se produiraient sur le chemin.

Quel était le premier signe donné à Saül ? Regardons le 10 :6. « L’Esprit de l’Eternel s’emparera de toi, tu prophétiseras avec eux et tu seras changé en un autre homme. » Le premier signe de Dieu était la venue de l’Esprit de Dieu sur Saül. Quand l’Esprit de Dieu vint sur lui, il devint un autre homme. Dans le passé, Saül était un pudique et beau garçon de la campagne. Il n’était rien qu’un papy boy sans aucune aspiration de son propre ou brûlant désir de faire quelque chose de grand. Mais après la venue de l’Esprit de Dieu, Saül fut changé en un homme différent. Par exemple, Saül devint un homme qui a assez de perspicacité prophétique et de compréhension spirituel autant qu’il écouta Samuel quand celui-ci dit, « Tu attendras sept jours, jusqu’à ce que j’arrive auprès de toi et que je te fasse connaître ce que tu dois faire » (8a).

Le second signe était que Dieu changea le cœur de Saül. Probablement, Saül avait une mentalité d’un homme ordinaire. Il voulut plaire à tous et à lui-même, de sorte que par conséquent, il puisse jouir d’un peu des plaisirs et du confort. Mais Dieu changea son cœur ; Dieu lui donna un grand cœur. Dieu le changea d’un homme de bon cœur en un homme d’un grand cœur avec lequel il put embrasser tous les hommes de son peuple.

Le troisième signe qui arriva à Saül était qu’il devint l’un des prophètes. Dans la Bible, les prophètes sont connus comme ceux qui délivrent la parole de Dieu à leur peuple. Samuel était un prophète à Siloé ; il donna la parole de Dieu à son peuple. Le prophète Nathan délivra le message de Dieu au roi David quand il avait commis le péché contre Dieu par l’acte d’adultère. Mais les plus éminents prophètes auraient été le prophète Elie et Jean-Baptiste. Du point de vue de la Bible, chaque chrétien est potentiellement un prophète. Actes 2 :18 dit, « Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit ; et ils prophétiseront. » Chacun peut devenir un prophète quand l’esprit et le pouvoir de Dieu viennent sur lui. Mais n’oublions pas que d’un autre côté, on devient un menteur quand les esprits mauvais viennent dans son cœur. Il y a beaucoup d’esprits trompeurs donc, Jean nous exhorte à bien les tester.

Que se passa-t-il à Saül ensuite ? Regardez le verset 10 :10. « Ils arrivèrent là, à Guibea, et voici qu’une troupe de prophètes vint à sa rencontre. L’Esprit de Dieu s’empara de lui, et il prophétisa au milieu d’eux. » Saül se joignit à leur acte de prophétiser. Quelle vue merveilleuse ! « Tous ceux qui l’avaient connu auparavant virent qu’il prophétisait avec les prophètes, et l’on se disait l’un à l’autre parmi le peuple : Qu’est-il arrivé au fils de Qich ? Saül est-il aussi parmi les prophètes ? » (11) Ils pensaient que Saül était un timide garçon immature. Mais il était en train de prophétiser parmi les prophètes. Ils ne purent en croire leurs yeux. Donc, il devint une plaisanterie, « Saül est-il aussi parmi les prophètes ? » En tout cas un jeune homme ordinaire de la campagne qui a un désir ordinaire était rendu capable de devenir l’un des prophètes. Paul dira plus tard du don de la prophétie quand on a la capacité de consoler les autres avec la parole de Dieu. Ce don est, semble-t-il toujours d’actualité quel que soit l’époque.

Cinquièmement, Samuel établit Saül comme roi officiellement (17-27). « Samuel convoqua le peuple devant l’Eternel à Mitspa, et il dit aux Israélites : Ainsi parle l’Eternel, le Dieu d’Israël : C’est moi qui ai fait monter Israël d’Egypte. Je vous ai délivrés de la main des Egyptiens et de la main de tous les royaumes qui vous opprimaient. Et c’est vous qui, aujourd’hui, rejetez votre Dieu qui vous a sauvés de tous vos malheurs et de toutes vos angoisses, et vous lui dites : Etablis un roi sur nous ! Présentez-vous maintenant devant l’Eternel, selon vos tribus et selon vos milliers » (17-19). Avant d’établir Saül comme roi d’Israël, Samuel leur enseigna l’histoire de Dieu ; comment Dieu avait été leur roi et Sauveur. Mais le peuple choisi rejeta Dieu son roi et voulut un roi humain.

Quand Samuel fit approcher toutes les tribus d’Israël, la tribu de Benjamin fut désignée. Parmi la tribu de Benjamin, le clan de Matri fut désigné. Finalement, Saül fut choisi. Donc ils essayèrent de le trouver, mais on ne le trouva pas. Quand ils prièrent, l’Eternel dit : Voici qu’il est caché du côté des bagages. On courut le tirer de là, et il se présenta au milieu du peuple. Il les dépassait tous de la tête. Samuel dit à tout le peuple : Voyez-vous celui que l’Eternel a choisi ? Il n’y en a point comme lui dans tout le peuple. Tout le peuple lança une clameur et cria : Vive le roi ! Après l’ordination officielle, « Saul s’en alla aussi chez lui à Guibea. Il fut accompagné par les hommes de valeur, dont Dieu avait touché le cœur » (26).

Sixièmement, Saül devint un soldat courageux (11 :1-15). Saül était officiellement établi comme roi. Mais il n’agissait pas comme un roi. Il labourait encore avec les bœufs de son père. Il semblait qu’il soit la dernière personne pour être courageuse. Mais quand le pouvoir de Dieu vint sur lui, il fut changé d’un papy boy en un commandant courageux et un général. Quand les Ammonites siégèrent Yabech, les hommes de Yabech étaient impuissants pour se défendre contre les Ammonites qui étaient militants et sadistes. Ils ne purent que se rendre.

Israël était une confédération lâche des tribus ; ils ne savaient comment s’aider les uns les autres. Quand le peuple d’Israël entendit parler de Yabech, ils pleurèrent dans une rage sans appui. Quand Saül entendit la nouvelle, l’Esprit de Dieu s’empara de lui. Et sa colère s’enflamma fortement. « Il prit une paire de bœufs et les coupa en morceau qu’il envoya par l’intermédiaire des messagers dans tout le territoire d’Israël, en disant : Quiconque ne marchera pas à la suite de Saül et de Samuel aura ses bœufs traités de la même manière. La terreur de l’Eternel s’abattit sur le peuple qui se mit en marche comme un seul homme » (7). C’était un sentiment d’urgence qui l’avait emporté à Saül. Dans le combat de Dieu en France laïque, nous avons besoin de ce sentiment, non la bouche fanfaronne, car il s’agit d’une question de vie ou de mort. Si nous sommes relâchés un moment, nous serons en face de nous une défaite fatale. Si je vous témoigne, parfois dans ma vie de mission, plus qu’une fois, j’ai senti des urgences. Pour faire avancer nous devons avoir le sentiment d’urgence. Je voudrais vous renouveler ma proposition, que chacun de nos membres réguliers à mettre à la disposition du Seigneur un jour ouvrable. Ce peut être un jour de l’école, ou un jour de travail, ou un jour d’entreprise. Vous laissez les affaires pour servir Seigneur, à la demande de votre pasteur. C’est l’Esprit de Dieu qui rendait Saül sans peur et qui lui donna le leadership courageux. Donc Paul dit à Timothée dans 2 Timothée 1 :7, « Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse. » Saül convoqua Israël d’une manière dramatique pour le suivre dans le combat ; le peuple ne se révolta pas à cause de sa mobilisation atypique, mais ils se laissèrent emporter par la terreur de l’Eternel et ils s’unirent comme un seul corps, combattirent et vainquirent complètement les Ammonites. Ce récit nous donne espoir car si nous sommes unis en un seul corps, quel ennemi redoutable que ce soit de nos jours, nous pourrons le vaincre. Seulement, le problème est que nous formions un seul corps ou pas.

II. Le discours d’adieu de Samuel (12 :1-25)

Dans cette partie, Samuel exprime son état d’âme envers le peuple rebelle. Et il exprime aussi son style de vie en tant que serviteur de Dieu qui était tout au long de sa vie pour conduire son peuple.

Premièrement, je vous ai conduit à Dieu (1,2). Regardez le verset 1. « Samuel dit à tout Israël : Voici que j’ai écouté votre voix en tout ce que vous m’avez dit et j’ai établi un roi sur vous. » Dans ce verset nous apprenons deux choses. D’abord, Samuel soignait son peuple tout au long de sa vie. Dans le verset 1, « j’ai écouté votre voix » ne signifie pas forcément que Samuel écoutait les requêtes de son peuple en pêle-mêle. Comme le berger appelle ses brebis par leur nom et les conduit dehors (Jn 10 : 3b), Samuel connaissait les besoins de son peuple. Samuel prenait soin d’eux un par un. Samuel écoutait leurs plaintes infinies. La deuxième chose, c’est l’obéissance absolue de Samuel à la parole de Dieu. Le verset 1b dit, « … et j’ai établi un roi sur vous. » Pour Israël, c’était un péché que de demander un roi, car Dieu était leur Roi. Samuel sut que c’était un rejet de son leadership, bien qu’il les servît. En fait, ce n’était autre qu’un rejet de Dieu qui était leur Roi, alors qu’ils étaient son peuple choisi (8 :6-9). Samuel était très malheureux sur leur demande d’un roi. Dans son discours d’adieu, Samuel dit qu’il avait fait de son mieux pour prendre soin de son peuple. Il dit aussi qu’il obéit à Dieu absolument bien que cela ne lui plaise pas.

Deuxièmement, « De qui ai-je pris le bœuf ? » (3-5). Ici, Samuel rendit témoignage au sujet de sa vie personnelle de la foi qu’il avait été un serviteur de Dieu et qu’il avait vécu une vie pure et sacrificielle. Samuel n’utilisa pas les moyens décevants de la politique, ni vola l’argent de Dieu pour sa future sécurité, comme le faisaient beaucoup d’autres politiciens mondains. Il vivait une vie pure et pauvre comme notre Seigneur Jésus le fit. La vie de foi de Samuel nous rappelle de 2 Corinthiens 8 :9, « Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ qui pour vous s’est fait pauvre de riche qu’il était, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis. » De même, la vie de foi de Samuel nous amène à nous souvenir de la parole de Jésus dans Jean 17 :19, « Et moi, je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés dans la vérité. » Ici, nous apprenons que Samuel aimait Dieu et son peuple plus que les bœufs. Il était clair qu’il était un serviteur choisi de Dieu et un homme de principe basé sur la parole de Dieu.

Troisièmement, Samuel leur rappela l’espoir de Dieu pour eux (6-15). Regardons le verset 6. « Alors Samuel dit au peuple : C’est l’Eternel qui a établi Moïse et Aaron, et qui a fait monter vos pères du pays d’Egypte. » Dieu aima tant le monde qu’il décida de délivrer son peuple Israël. Dieu choisit Moïse comme libérateur de son peuple après 80 ans d’entraînement de l’humilité. Sous le leadership de Moïse, le peuple d’Israël surmonta sa peur et fit l’événement historique de l’Exode. Par la foi le peuple d’Israël traversa la mer Rouge comme une terre sèche (Hé 11 :29). Par la foi le peuple d’Israël conquit la forteresse invincible de Jéricho. Mais leurs victoires venaient de Dieu. Dieu choisit Moïse pour qu’il soit leur leader. En sommes, Dieu les délivra avec un haut but.

L’Exode 19 :4-6a dit, « Vous avez vu vous-mêmes ce que j’ai fait à l’Egypte : je vous ai portés sur des ailes d’aigle et fait venir vers moi. Maintenant, si vous écoutez ma voix et si vous gardez mon alliance, vous m’appartiendrez en propre entre tous les peuples, car toute la terre est à moi. Quant à vous, vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. » Dans ces versets, « un royaume de sacrificateurs » est un point central. Les Israélites étaient le peuple de la classe des esclaves. Ils n’étaient rien qu’une masse de désir après 430 ans d’esclavage en Egypte. Mais Dieu avait l’espoir pour eux. Dieu voulut qu’ils soient un royaume de sacrificateurs. En d’autres termes, Dieu voulut qu’ils soient une nation de berger pour le monde entier. Notre Dieu est vraiment grand parce qu’il est le Dieu d’espoir qui avait l’espoir dans son peuple qui a la mentalité d’esclave. En Dieu il n’y a pas de désespoir. Dieu qui avait l’espoir pour son peuple désespérant est aussi le Dieu de grâce.

Samuel exhorta vivement dans les versets 14,15, « Si vous craignez l’Eternel, si vous le servez, si vous écoutez sa voix et si vous n’êtes pas rebelles à la parole de l’Eternel, vous vous rallierez à l’Eternel, votre Dieu, vous et le roi qui règne sur vous. Mais si vous n’écoutez pas la voix de l’Eternel et si vous êtes rebelles à la parole de l’Eternel, la main de l’Eternel sera contre vous, comme elle a été contre vos pères. »

Quatrièmement, Samuel, un homme de prière (16-25). Samuel montra un signe de tonnerre et de pluie, en sorte qu’ils puissent voir que ce qu’il disait était vrai (16-20). Finalement, Samuel leur dit de ne pas avoir crainte, bien qu’ils avaient fait toutes sortes de méchanceté, il leur dit de servir l’Eternel de tout leur cœur. « L’Eternel ne délaissera pas son peuple, à cause de son grand nom, car l’Eternel a résolu de faire de vous son peuple » (22).

Samuel avait fait de son mieux pour aider son peuple à rechercher Dieu. Mais ils ne l’écoutaient pas. Plutôt, ils firent ce qu’ils voulaient faire au lieu de ce que Dieu voulait qu’ils fassent. Samuel en vint à réaliser qu’il n’était pas capable de changer le cœur de quiconque. Dans sa détresse, Samuel en vint à réaliser que Dieu peut faire toutes choses conformément à son plan. Finalement il réalisa que tout ce que le serviteur put faire, c’est de mener la vie de prière pour son peuple. Donc, il décida fermement d’être leur serviteur de prière. Que pourrait-il faire de plus, à la pensée que Dieu avait écouté la prière du peuple, aussi mauvaise soit-elle? Si Dieu l’avait écouté, ce n’était pas parce que le peuple était bon. Il était mauvais, mais à cause de son cœur de berger, il l’avait écouté. Donc, au lieu de grince les dents, Samuel dut bénir le peuple et prier pour eux afin qu’il puisse reconnaître son péché et se repente et malgré tout il serve désormais Dieu dans l’état où il se trouve. Cela est la prière du serviteur, la plus difficile parfois. La prière du serviteur est donc selon le terme économique, appelée la meilleure de second rang. Que ce serait bon, si le peuple acceptait Dieu comme roi et le servait. Mais emporté par le désir, il cherchait autre chemin et réclama le roi. Dieu l’exauça. Il en est de même pour nous et pour nos brebis. Or, le problème est que comme Dieu exauça, le peuple était tenté de se justifier sans connaître sa faute. Donc, il fallait prier afin qu’il reconnaisse que Dieu l’avait écouté non parce qu’il était juste, mais parce que Dieu l’aimait, quoi que pécheur. “Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle.” “Quand nous étions errants comme les brebis, chacun suivant sa propre voie, l’Eternel a fait retomber sur lui la faute de nous tous.” Nous ne sommes pas justes du tout. Seul son amour l’emporte. C’est la connaissance de base requise à chacun de nous, et si chacun l’a, aucune communauté ne posera le problème. Mais sous prétexte de quelques dons de Dieu, un ou deux membres prétendent supérieurs, le problème forcément quelque part commencera. D’où le besoin d’apprendre l’humilité de Samuel qui dit dans le verset 23, « Loin de moi aussi de pécher contre l’Eternel, de cesser de prier pour vous ! Je vous enseignerai le bon et droit chemin. » Ici, nous apprenons que la prière n’est pas l’une des armes puissantes, mais la seule arme pour tous les leaders chrétiens. Quand nous servons les autres, nous ne devons pas pécher contre l’Eternel en cessant de prier pour eux ! Nous ne devons pas les aider de façon psychologique. Nous devons venir à Dieu et prier Dieu. Nous devons leur enseigner le bon et droit chemin avec la parole que Dieu nous indique.

Dans ce passage, nous apprenons que l’homme devient esclave de la peur quand le mauvais esprit vient sur lui. D’un autre côté, même une personne très ordinaire comme Saül peut devenir un roi et un vaillant héros quand l’Esprit de l’Eternel est sur lui. Nous aussi apprenons l’obéissance absolue de Samuel pour Dieu. Parce que Samuel obéit à la parole de Dieu, il put être un berger pour son peuple.