L’ANNONCE DE LA NAISSANCE DE JEAN-BAPTISTE (Luc 1:5-25)

L’ANNONCE DE LA NAISSANCE DE JEAN-BAPTISTE (Luc 1:5-25)

L’ANNONCE DE LA NAISSANCE DE JEAN-BAPTISTE

Luc 1:5-25
Verset Clé: 1:13

« Mais l’ange lui dit: Soit sans crainte Zacharie; car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t’enfantera un fils, et tu l’appelleras du nom de Jean. »

La naissance de Jean-Baptiste, précurseur du Messie, a été prophétisée longtemps à l’avance. (Es 40:1-5; Ml 3:23-24) C’était la dernière affirmation de la prophétie de l’Ancien Testament qui convergeait vers le grand jour de l’Eternel, c’est-à-dire l’avènement du Messie. Voici que maintenant le temps est arrivé, un ange annonce à un pieux et vieux sacrificateur Zacharie et à sa femme Elisabeth, que leur enfant, qui doit naître, est celui indiqué par cette prophétie. Luc nous raconte d’abord sur la foi des parents de Jean-Baptiste, Zacharie et Elisabeth qui contribuaient à l’environnement spirituel de sa naissance. Ensuite il nous raconte sur la personnalité et la mission de Jean qui fut né pour préparer le chemin du Seigneur. Qu’à ce jour, Dieu vous parle personnellement, et vous aide à préparer votre cœur bien disposé pour recevoir le bébé Jésus.

I. La foi de Zacharie et Elisabeth (5-7)

Luc l’historien situe son récit sous le règne d’Hérode, dit le Grand, qui était roi de Judée de l’an 40 à l’an 4 avant J-C. Il avait reçu de César le titre de procurateur de Judée. Il aimait s’appeler « le Grand », bien que personne ne le reconnût comme un Grand. Il n’était qu’une marionnette de l’empire romain et un instrument de Satan. Il était toutefois plein de ressources politiques et de manigances subtiles des partis, et ainsi il exerça son pouvoir plus de 40 ans comme roi de Judée. Dans l’Histoire, il y avait plusieurs tyrans qui étaient despotiques et inhumains, tels que Néron, Adolf Hitler, Joseph Staline etc. En dépit de leur inhumanité, ils n’avaient pas assassiné leurs propres enfants. Mais Hérode était souvent en proie à sa folle mégalomanie, si bien qu’il n’hésitait pas à supprimer des gens indésirables et menaçants contre son pouvoir y compris des membres de famille. Il eut 10 épouses avec leurs divers enfants; il étrangla successivement deux de ses fils favoris et une de ses femmes qui étaient soupçonnés et enfin encore un autre fils, 5 jours avant son propre décès. Il n’est pas surprenant qu’Auguste avait ridiculisé ce tyran en s’écriant: « Il vaut mieux être le porc d’Hérode que son fils. » Ce qui est pire, c’est qu’il était littéralement mis hors de lui à la fin de sa vie, quand il entendit que le Roi des juifs venait de naître. En ne sachant pas que ce Roi spirituel n’avait rien à voir avec lui, sa jalousie maladive l’amena aussitôt à massacrer tous les petits enfants de Bethlehem. (Mt 2:16) Le temps d’Hérode, c’était une période sombre, sinistre et calamiteuse dans l’histoire d’Israël. « Au temps d’Hérode » dans le verset 5 était donc une caricature de l’horrible situation du régime de terreur d’Hérode.

En outre, depuis l’apparition du dernier prophète de l’époque de l’Ancien Testament, il n’y avait plus de prophète pour Israël pendant quatre siècles. Il semblait que la lampe de Dieu fût éteinte, et que la puissance des ténèbres dominât sans limite sur le monde. Cependant il y avait à cette époque une attente silencieuse, mais forte quant à la prochaine venue du Messie parmi des pieux d’Israël. En cette ère messianique, Jean-Baptiste fut investi d’une tâche particulière en tant que précurseur du Messie. Alors Dieu prépara la naissance de Jean à travers un pieux et vieux couple : Zacharie et Elisabeth. Selon le verset 5, ils appartenaient l’un et l’autre à la race sacerdotale: Zacharie à la classe d’Abia et Elisabeth à la classe d’Aaron. Quelle était le mode singulier de leur vie? Lisons le verset 6. « Tous deux étaient justes devant Dieu, et suivaient d’une manière irréprochable tous les commandements et les ordonnances du Seigneur. » Qui peut oser dire « je suis juste devant Dieu »? Somme toute, Luc dit qu’il y eut au moins deux raisons pour lesquelles ils étaient justes devant Dieu.

En premier lieu, ils étaient justes devant Dieu, puisqu’ils menaient une vie de foi, en obéissant à la parole de Dieu. Les croyants vivent toujours au milieu des incrédules. De nos jours, un grand nombre des personnes âgées habitent dans des maisons de retraite l’EHPAD par exemple dont la condition est reprochée de nos jours en tout cas, en passant la plupart de leur temps dans l’oisiveté. Leur sort, en attendant la mort ou une ou deux visites de leurs progénitures, nous semble être triste, mais ce qui est le plus triste, c’est qu’ils sont incrédules. La situation humaine sous un tyran de l’époque aurait été différente de la nôtre. Les jeunes travaillaient nuit et jour plus de 60 h par semaine. Le taux de chômage était de 0%, mais ils ne touchaient comme salaire qu’une portion de nourriture chacun, un peu comme la situation à la veille de la révolution française. Les vieillards n’auraient pas touché de retraite. Presque toutes les catégories professionnelles se seraient désespérées, sans avoir le droit de manifester en quoi que ce soit. Mais il y a un point commun, à part que chacun vive avec la philosophie de sauve-qui-peut, c’est que les habitants sont fort incrédules. Etre un peuple élu ne les aidait pas. A la première vue, le couple de Zacharie et Elisabeth n’avait pas trop de différence d’avec d’autres personnes du troisième âge. Mais ils en avaient une. Zacharie et Elisabeth avaient la foi en Dieu. Au lieu de s’inquiéter de lendemain sur la sécurité ou de divers problèmes personnels et sociaux, ils fixèrent leur regard sur Dieu et suivaient d’une manière irréprochable tous les commandements du Seigneur. Remarquez le pléonasme dans la description de Luc: irréprochable pour tous les commandements et ordonnances. Leur conduite et leur vie se conformaient impeccablement à tous les ordres de la loi. Cette obéissance absolue venait de leur crainte pieuse envers Dieu.

En effet, Zacharie et Elisabeth ne faisaient aucun compromis avec le monde, ni avec la politique d’Hérode, si menaçante soit-elle. Jean dit: n’aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde. Tout le monde s’ajustait à l’éthique de circonstance. Mais pas Zacharie. Zacharie, courageux en vint à devenir père d’une foule de brebis de sa nation. Nous avons beau servir une brebis, si nous aimons le monde, car comme le dit Jean, si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui. Donc, il est normal que la brebis s’éloigne, si nous aimons le monde. Nous pouvons avoir la passion sur certaine matière, mais nous ne devons pas l’aimer. Zacharie et Elisabeth étaient bons bergers car ils vivaient devant Dieu et refusaient le monde. De plus, cela révèle leur caractère droit et intransigeant en ce qui concerne le problème de la justice. Bien sûr qu’ils n’étaient pas du parti des zélotes, mais ils étaient les gens qui acceptaient difficilement l’injustice du monde, car leur examen de conscience permanent leur dictait que c’était contre le décret de Dieu. A mon avis, ce droit caractère aurait pu influer sur leur futur fils Jean-Baptiste, à tel point que celui-ci fut décapité par les autorités. La plupart des chefs religieux de son époque étaient des privilégiés. Ils étaient considérés comme des gens distingués, pieux et nobles aux yeux du peuple, mais tous n’étaient que des hypocrites, qui ne croyaient pas vraiment en la puissance de Dieu. (2 Tm 3:5) Les Sadducéens par exemple n’acceptaient pas la résurrection, l’existence des anges et l’immortalité. Par contre, Zacharie et Elisabeth acceptaient Dieu comme Dieu et croyaient en la parole de Dieu comme parole de Dieu. A cause de son caractère intransigeant et droit, Zacharie aurait pu être montré du doigt par ses voisins et recevoir la pression des pairs parmi ses collègues sacerdotaux. Mais ils ne se laissaient pas troubler par les regards humains, mais avec crainte et tremblement devant Dieu, ils obéissaient à tous les commandements de Dieu.

Par rapport à la puissance militaire de l’empire romain et au pouvoir despotique du tyran, la vie de foi de ce vieux couple semblait être tellement minable, qu’il n’ait aucune possibilité de contribuer à l’amélioration de l’état spirituel de leurs contemporains, sans parler de changement du courant d’histoire. Mais l’optique de Dieu est différente. Aux yeux de Dieu, leur vie pieuse dans l’obéissance à la parole divine était plus précieuse que tout le trésor de la nation d’Israël, plus puissante que tous les hommes politiques rassemblés. Comme ils étaient justes devant Dieu, Dieu reconnut leur foi et l’approuva. Dieu bénit leur vie. Malgré leur âge avancé, ils avaient la vigueur de la jeunesse et leur vie était semblable à celle d’un arbre planté près d’un cours d’eau. En fait, elle servait de lampe de Dieu qui éclairait leur génération ténébreuse. Nous pouvons apprendre ici que la vie obéissante à la parole divine semble être une vie rétrograde ou parfois solitaire et moquée, mais elle est la vie la plus sûre et victorieuse (Mt 7:24-27), et par-dessus tout, elle plaît à Dieu.

En second lieu, Zacharie et Elisabeth étaient justes devant Dieu, parce qu’ils surmontaient dans la foi un élément fataliste de leur vie. Quelle était donc leur problème de la vie? Le verset 7 dit qu’ils avaient un problème: l’absence d’enfant dans leur foyer. Comme nous savons bien, les enfants sont une source de joie et de consolation pour leurs parents. Mais ces deux époux ne purent entendre la voix d’enfants dans leur maison et personne ne les accueillait à leur retour à la maison. Leur sentiment de malheur aurait pu s’aggraver par une conception religieuse. L’opinion commune était en effet à cette époque que Dieu bénissait ses fidèles serviteurs en leur donnant des enfants. C’est pourquoi surtout Elisabeth avait honte de sa stérilité à la pensée que c’était un châtiment divin. (25) Il aurait été certainement douloureux de supporter le regard moqueur des voisins qui disaient, « Quelle vie ennuyeuse sans enfants. A quoi bon servir fidèlement Dieu!”

Toutefois Zacharie et Elisabeth ne doutèrent pas de l’amour de Dieu, ni tombèrent dans l’incrédulité. Car ils avaient Dieu dans leur cœur, ils avaient l’espérance en Dieu. Leur réalité douloureuse les conduisait à s’attendre plus fort à Dieu, et leurs longues nuits de solitude les amenaient à prier ardemment devant Dieu, et leur triste sort les poussait à espérer davantage la venue du Messie. Barry Danylak dit que le célibat est un signe du royaume qui vient. Paul l’argumentait dans le chapitre 7 de 1e Corinthiens. Quoi que couple, leur vie sans enfant est comparable à la vie de célibat. Selon les statistiques d’Insee, 40 % de la population, 55% si on comprend veufs et divorcés pour les 15 ans et de plus en France, et croissant sans cesse pour arriver respectivement 50% et 60%. Dans leur solitude ils s’approchaient de Dieu et creusaient la joie dans l’amour de Dieu. Je connais une missionnaire américaine en Corée dans les années 60 après la guerre de Corée, qui se consacrait à l’œuvre d’évangélisation en collaboration avec un pasteur coréen, et vit comme un grain de blé dans son célibat, elle devint une source de salut de multiples coréens dans la souffrance après-guerre. En tout cas, nous trouvons ici que Dieu entraînait Zacharie à travers l’absence d’enfant et sa solitude profonde pour qu’il ait appris enfin la qualité digne d’un noble père. Si Dieu utilisait le caractère intransigeant et droit de Zacharie pour son futur enfant, Dieu envoya une épreuve de longue haleine pour façonner le père pour l’éduction de son enfant. De même, Dieu fortifie la foi de ses élus par le moyen des épreuves; par l’échec à un examen, par un accident imprévu, par un manque d’argent, par la santé fragile, par le tournement de dos des confidents, etc. Il est vrai que de telles épreuves paraissent être au premier abord un sujet de tristesse et non de joie, et à la légère différence de Zacharie, certains peuvent se vexer et frappent la table du poing à l’étonnement de leurs enfants; mais comme une question de temps, si on persévère, elles procurent plus tard un paisible fruit de justice à ceux qu’elles ont formés. (Hé 12:11) Chacun a un problème fataliste dans sa vie, et chacun sert Dieu dans une difficulté quelconque. Mais ce ne doit pas être un sujet de désespoir, ni d’angoisse en permanence. Car ce n’est pas la volonté de Dieu. Dieu veut que chacun vienne s’approcher de lui tel qu’il est, sans se camoufler. Dieu veut façonner ses élus et dans son temps, décidemment, il veut bénir ceux qui persévèrent dans la confiance, car il voit leur centre de cœur. Que Dieu fortifie notre foi en nous permettant de supporter des épreuves qui nous sont proposées par sa bonté en lui faisant entièrement confiance.

II. Les prières de Zacharie (8-13)

Dans l’ancien monde des Juifs, il y avait beaucoup de sacrificateurs et les fonctions sacrées ne suffisaient pas à les occuper tous. Ils voulaient avoir le privilège d’entrer dans le sanctuaire et d’offrir le parfum. Tout de même, un grand nombre d’entre eux moururent sans avoir ce privilège pendant leur vie. Zacharie fut désigné par le sort, suivant la coutume du sacerdoce, pour entrer dans le temple du Seigneur et pour offrir le parfum. (8,9) C’était un grand jour pour Zacharie. Il se chargeait de prier pour son peuple; pour la rédemption d’Israël, pour sa liberté de l’oppression des colonisateurs romains ainsi que le pardon des péchés de son peuple. En dépit de son problème personnel dans son foyer, Zacharie était prêt à assumer ses fonctions saintes, avec joie, selon sa fidélité habituelle à Dieu.

En effet, c’était une grâce immuable de Dieu qui fut arrivé à Zacharie. Le fait que Zacharie fut désigné par le tirage de sort nous en dit long que Dieu choisit son peuple comme par hasard. Mais il est certain que son choix est providentiel. Il veut choisir ses hommes selon sa volonté. Je remercie Dieu d’avoir choisi un couple coréen qui fuyait loin de la capitale pour aller dans la campagne, dans une ville de méditerranée et lui faire rencontrer par hasard un couple français en concubinage à l’époque pour collaborer à l’œuvre de Dieu. Dieu les a envoyés comme par hasard à Orléans et les a fait rencontrer par pure hasard une russe et une chinoise qui ne savaient vraiment quoi faire dans leur vie puis comme par hasard mais par la foi, elles se marièrent avec un berger et un missionnaire, qu’elles ne connaissaient pas trop, c’est ça le mariage de foi, me semble-t-il, en tout cas par elles, les deux garçons qui ne savaient quoi faire non plus étaient sauvés de leur célibat involontaire. Ils étaient vraiment pauvres à l’époque. Un autre moment, Dieu a choisi je ne sais pourquoi, une américaine qui était venu de loin mais perdue en France, puis, il a choisi par hasard une sœur qui ne savait quoi faire, mais qui s’attacha à l’église malgré le départ de plusieurs de ses connaissances, et Dieu a choisi une sœur qui venait de monter du sud de la France à la capitale mais vagabondait avec ses amants qu’elle n’aimait pas trop. Dieu conduit un frère de l’est de la France pour s’inscrire à Paris et qui était en train de se balader dans la rue de Saint-Jacques et qui est tombé dans un centre allumé et y entra vraiment comme par hasard pour commencer à étudier la Bible, attrapée par un missionnaire. Un frère a un jour tiré de son tiroir la carte d’invitation laissé par les sœurs et vint au centre pour voir ce à quoi ça ressemblait, puis restait avec sa femme qui pourtant voulait aussitôt partir. Un frère fut frappé par le témoignage d’une sœur dans la classe par hasard et encore par hasard en participant au concert de musique chrétienne, en vint à rester. Tout cela semble être l’histoire d’un conte plein de « par hasard ». Mais ce qui est indéniable, est qu’à chaque histoire, il y eut une inévitable providence derrière. Et tous ces frères et sœurs se décidaient un moment ou l’autre à suivre Jésus selon l’appel de Dieu. La vie de mission n’était pas facile du tout, car des découragements et déceptions les attendaient. Mais tous ces frères et sœurs acceptèrent l’appel et ils étaient si sacrificiels pour Dieu. Après quelque temps, les enfants de seconde génération sortaient de je ne sais où et commencèrent à arriver un à un avec leurs yeux tous ronds et étincelants comme les étoiles et grandissaient jusqu’à devenir Messieurs et Mesdemoiselles en ce moment. L’événement récent des gilets jaunes m’a rappelé que j’ai versé 1/4 de mon revenu sur la route pendant le ministère d’Orléans de 5 ans, car j’ai travaillé à Chartres, mais j’étais assez bien rémunéré pour subvenir au besoin de la famille et pouvant nourrir un peu les collaborateurs dans le besoin. C’était la grâce. La France a vraiment besoin de la grâce de Dieu pour le besoin matériel manquant, c’est laborieux de joindre les deux bouts chaque fin du mois. Mais le besoin le plus urgent est ailleurs, c’est que Dieu lui envoie beaucoup d’ouvriers de moissons comme le sacrificateur Zacharie et sa femme Elisabeth. Que Dieu aide la France comme royaume de sacrificateurs et une nation sainte en envoyant et élevant beaucoup de disciples sacrificiels.

Les devoirs essentiels des sacrificateurs à l’époque étaient de servir le Seigneur dans le sanctuaire, d’enseigner la Loi au peuple et d’offrir le parfum. Offrir le parfum correspond à la tâche d’intercéder par les prières en faveur des brebis. Paul en tant que sacrificateur de l’Evangile de Dieu pour les païens, s’acquittait du service sacré pour les amener à l’obéissance de la foi. Il a confessé qu’il ne faisait aucun cas de sa vie, comme si elle lui était précieuse, pourvu qu’il accomplisse ce ministère. (Ac 20:24) De même, il nous importe d’être fidèle à notre service de sacerdoce: rendre témoignage à la bonne nouvelle de la grâce de Dieu, faire la prière intercédant pour les brebis. A la fin de cette année, nous devons nous efforcer davantage de prier en faveur des brebis.

Au moment où Zacharie se tint tout seul à l’autel pour y offrir le parfum, un ange du Seigneur lui apparut. En le voyant, Zacharie fut troublé, la crainte s’empara de lui. Pourquoi? Parce que les Hébreux pensaient qu’ils mourraient s’ils voyaient Dieu de leurs yeux. Regardons le verset 13. « Mais l’ange lui dit: Soit sans crainte Zacharie ; car ta prière a été exaucée. Ta femme Elisabeth t’enfantera un fils, et tu l’appelleras du nom de Jean. » Ce verset nous suggère une autre raison pour laquelle Zacharie fut troublé. Pendant qu’il priait pour son peuple comme son devoir saint, il pria en même temps pour lui-même, en disant peut-être « Oh Seigneur, aie pitié de moi et ma femme, donne-nous un fils, s’il te plaît. » En général, un sacrificateur aurait pu juger inconvenant d’exprimer à un tel moment dans sa prière un souci personnel. Quand Dieu intervint dans sa prière, il s’aperçut enfin avoir prié pour lui-même. En tous cas, l’esprit de prière de Zacharie est admirable pour deux points suivants:
D’abord, sa prière était vraiment persistante. Il n’avait jamais renoncé à tout espoir d’avoir un enfant dans sa prière. Probablement, il se mit à demander dans sa prière pour avoir un enfant depuis 10 mois après son mariage. Il était sans doute impatient de savoir si sa femme avait la nausée. En ne trouvant aucun signe dans son estomac, il attendait encore deux ou trois ans une bonne nouvelle. Mais c’était encore en vain, il persistait quand-même à prier. De cette manière, il demandait dans sa prière pour avoir un enfant jusqu’à sa vieillesse. Voici que maintenant Elisabeth devenait une vieille femme ridée comme grand-mère. C’est ainsi que Zacharie n’avait pas perdu sa confiance en Dieu même au temps de désespoir. Il crut sans aucun doute que Dieu lui donnerait un jour un enfant.

Ensuite, il tenait UN sujet permanent dans sa prière, et ce tout au long de sa vie. L’homme est par nature peu tenace, et s’embrouille au milieu des nombreux tristes souvenirs, accumulés au fil de temps dans sa tête. Mais Zacharie ne cessait de prier pour le seul et unique sujet sans jamais l’oublier. Ce n’est pas du tout facile pour des hommes sans ténacité. Le jeune peut bien démarrer la prière avec un bon cœur et une bonne disposition. Mais parfois, comme la maxime chinoise, son début est la tête de dragon, mais la fin est la queue de serpent. Zacharie était vraiment un prieur de grande ténacité. Dieu vit cette qualité de persévérance chez Zacharie et exauça finalement sa supplication. Enfin, Dieu l’établit à son âge avancé comme le père du plus grand prophète Jean-Baptiste.
Nous pouvons apprendre ici que Dieu utilise des hommes de prière. Il semblait que Zacharie et le peuple qui était dehors en prière ne fussent qu’un petit groupe religieux, mais impuissant pour transformer le courant du monde. Néanmoins, aux yeux de Dieu, ils étaient des faiseurs de l’histoire, car Dieu était avec eux. Il nous faut croire donc que comme Jacques le dit, la prière agissante du juste ait une grande efficacité. (Jc 5:16) Nous avons prié depuis quelques années pour évangéliser 13 campus parisiens. Des gens au tour de nous se moquaient de ce sujet qui leur parait irréalisable, en ayant considéré d’immenses barrières à franchir. C’est vrai que la barrière de la laïcité et la barrière de l’athéisme et l’humanisme en France sont très hautes. Cependant, si nous persévérons dans la prière, Dieu sera apte de nous écouter. Il viendra nous secourir et nous faire établir à chaque campus un ancêtre de foi, une nouvelle génération de la foi pour le pays. Depuis 3 à 4 ans, Dieu est en voie de former notre ministère comme une forteresse pour l’évangélisation du pays. Continuons et persévérons comme Zacharie. Si nous avons la foi et purifions nos cœurs, Dieu ne tardera pas de nous bénir et établir de multiples disciples dans le pays.

III. Grand devant le Seigneur (14-17)

Regardons les versets 14-17. C’est une prophétie de l’ange en ce qui concerne le fils de Zacharie, Jean qui va naître. Le point capital de cette prophétie est que Jean sera grand devant le Seigneur. Nous pouvons découvrir quelques facteurs qui méritent sa grandeur.

Premièrement, il sera grand devant le Seigneur, car il est un don gracieux de Dieu pour le salut du monde. Selon les versets 13 et 14, la naissance de Jean portera une grande joie à ses parents, mais en même temps beaucoup se réjouiront de sa naissance. Pourquoi? Parce qu’il sera né dans la providence de Dieu. Si son nom était comme on espérerait, « Zacharie le Jeune » ou « Petit Zacharie » selon le nom de son père, il ne serait un sujet de joie que pour ses parents. Mais l’ange dit à Zacharie, « Tu l’appelleras du nom de Jean. » Le nom de Jean, selon l’étymologie hébraïque, signifie « l’Eternel fait grâce de Dieu. » Dieu a choisi Jean comme son serviteur, précurseur du Messie et pour proclamer que l’Eternel est miséricordieux à son peuple. Bref, nous pouvons dire que Jean est grand, non parce qu’il était capable, mais parce qu’il était venu de Dieu et que Dieu était avec lui.

Deuxièmement, il est grand devant le Seigneur, car il menait une vie pure. Regardons le verset 15h. « Il ne boira ni vin, ni boisson enivrante, il sera rempli de l’Esprit Saint dès le sein de mère. » Quand Dieu regarda le monde, celui-ci était souillé de péchés. Alors Dieu envoya Jean afin qu’il mène une vie pure contre la corruption du monde et la tendance à la recherche du plaisir. Jean vivait dans l’intégrité devant Dieu. Dans ce but, il ne buvait ni vin, ni boisson fermentée, ni gastronomie luxueuse. Par contre il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage, il s’habillait d’un vêtement de poils de chameau, et il dormait dans un endroit inconfortable du désert. (Mc 1:6) Quand il menait ainsi une vie pure, il n’était pas admiré. Les gens se moquaient plutôt de lui, en disant, « Il a un démon. » (Lc 7:33) De toute façon, c’était sa vie pure qui lui permettait de devenir grand devant le Seigneur. Nous pouvons apprendre qu’il importe de passer saintement nos vacances de Noël avec la parole de Dieu.

Troisièmement, Jean sera grand devant le Seigneur en raison de sa mission. (16,17) Jean fut envoyé pour préparer le chemin du Seigneur. Sa mission particulière était de prêcher le baptême de repentance à tout le peuple, Cependant personne ne veut écouter le mot « repentir » à cause de son arrogance coupable. Il se peut donc que Jean était investi d’une tache très difficile à accomplir. Toutefois il ne cherchait pas à sauver sa vie, mais il cherchait accomplir sa mission à tout prix. Il ramenait beaucoup des fils d’Israël au Seigneur, leur Dieu. Il reprochait à ses contemporains leur corruption et leur perversion. Il reprochait aux pères leur irresponsabilité pour ramener le cœur des pères vers les enfants. Il reprochait aux jeunes leur esprit de rébellion et leur désobéissance pour les ramener à la sagesse de Dieu. Sa vie de mission était dure, et d’ailleurs elle s’est terminée par l’emprisonnement et la décapitation. Mais il n’était pas une victime du mal, en revanche il est grand pour toujours grâce à sa mission historique. Jésus dit à son égard, « Parmi ceux qui sont nés de femme, il n’y en a pas de plus grand que Jean. »(Lc 7.28)
Nos contemporains sont aussi corrompus et pervers. Ils se plongent aveuglement dans toutes les sortes de plaisirs. En outre, l’égoïsme domine très fort partout en s’infiltrant dans la vie humaine. La famille est brisée à cause de l’irresponsabilité et de l’immoralité de ses membres. En France, à cause des ruptures familiales, un grand nombre d’enfants et de jeunes souffrent dans leur âme. Selon une enquête de l’INED (Institut National d’Etudes Démographiques), un enfant sur deux, un chiffre étonnant, oublie son père qui ne le prend pas en charge. C’est un problème social sérieux dans notre génération, en engendrant le nombre croissant de suicide. Le problème, c’est qu’ils ne savent pas aboutir à la connaissance de Dieu faute de serviteurs envoyés. Nous sommes divinement appelés à notre époque pour cette mission de ramener les jeunes à la sagesse divine par la parole de Dieu proprement enseignée. Jésus dit qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent. (Lc 15:7) Il n’y aura pas plus grande joie qu’un pécheur soit amené par nous à la connaissance de Dieu et qu’il soit notre couronne selon l’expression de Paul.

Dernièrement, Jean est grand devant Dieu, parce qu’il était homme d’Esprit. Les versets 15b et 17a dit, « (Il) sera rempli de l’Esprit Saint dès le sein de sa mère, » « Il marchera devant lui avec l’esprit et la puissance d’Elle. » L’Esprit Saint était une source de sa puissance qui le rendait capable de faire l’œuvre de Dieu. On dit qu’Il était comme une réincarnation du prophète Elie. Car il était venu à une époque similaire à celle où avait vécu Elie. Au temps du roi Achab et de la reine Jézabel, personne n’avait osé de défier contre leur méchanceté avec laquelle ils avaient tué des prophètes de l’Eternel. Le peuple ne faisait que des cauchemars à la pensée de leur tyran horrible. Cependant, Elie, avec l’esprit et la puissance de Dieu, leur avait reproché le péché de faire se rallier les Israélites au culte de Baal. Puis en défiant tout seul les 450 prophètes de Baal et les tuant, il ramena son peuple au Seigneur. (1 Rois 18) De même, Jean-Baptiste reprocha au roi Hérode qui était extrêmement cruel, son immoralité et son meurtre. Jean était un homme de l’Esprit de Dieu. Nous pouvons apprendre ici que la puissance de l’homme vient de l’Esprit, que la force de la chair ne sert de rien. (Jn 6:63) Puis nous apprenons aussi que pour ramener une brebis à Dieu, nous devons nous revêtir de l’Esprit et de la puissance de Dieu.

IV. Dieu entraîne Zacharie (18-25)

Le message de l’ange adressé à Zacharie était la promesse divine de la naissance de son fils. Mais Zacharie trahit un doute sur l’accomplissement de ce qui lui fut annoté. Il dit à l’ange, «À quoi reconnaîtrai-je cela? Car je suis vieux, et ma femme est d’un âge avancé. » Il était homme de prière, il avait manifestement la foi en Dieu. Cependant lorsque sa prière a été exaucée, il fut égaré un instant d’une piste de l’histoire de Dieu et tomba dans les pensées humaines. Autrement dit, il n’était au courant d’un sens d’histoire en Dieu. En tant qu’homme de Dieu, de perdre le sens d’histoire de Dieu même pour un moment n’est pas une chose de légère.

En réponse, l’ange dit à Zacharie, « Moi, je suis Gabriel, celui qui se tient devant Dieu; j’ai été envoyé pour te parler et t’annoncer cette bonne nouvelle. Voici: tu seras muet, et tu ne pourras parler jusqu’au jour où cela se produira, parce que tu n’as pas cru à mes paroles. » (19,20) En dépit d’un long entrainement par l’absence d’enfant, Zacharie en avait encore besoin pour comprendre le sens d’histoire de Dieu. Cette fois, il reçut l’incapacité de parler en guise d’entraînement. A sa sortie du temple, il ne put parler A son peuple, il essaya de faire des signes pour s’expliquer. Il devint drôlement un acteur de pantomime. A le voir faire des signes et rester muet, la multitude des gens qui étaient dehors comprirent qu’une chose extraordinaire s’était produite dans le sanctuaire. Nous apprenons ici qu’il ne faudrait pas refuser de croire à la puissance de la parole à cause de la condition humaine. Puis nous apprenons qu’il importe de faire attention à notre bouche, de peur de parler dans l’incrédulité ou de murmurer contre la volonté de Dieu.

Après cet incident, Elisabeth devint enceinte, confirmant ainsi ce qu’avait annoncé Gabriel. Elle se cacha et arriva au bout de cinq mois à la conclusion, en disant, « Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi. »(25) Elle confessa que Dieu avait enlevé sa honte d’une femme stérile, et que tout est possible à Dieu. Nous devons aussi expérimenter l’œuvre de Dieu dans notre vie, jusqu’à ce que nous puissions confesser, « Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi! »

En somme, nous apprenons dans ce passage qu’une vie de foi et d’obéissance à la parole divine est le plus puissant facteur de Dieu dans toute son histoire. Pour cela l’étude de la Bible en est la première étape. Amen!

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