ILS NOUS SERVIRONT DE PÂTURE (Nombres 13-14)

ILS NOUS SERVIRONT DE PÂTURE (Nombres 13-14)

ILS NOUS SERVIRONT DE PÂTURE

Nombres 13-14
Verset Clé 14:9

« Seulement, ne soyez pas rebelles contre l’Eternel et ne craignez pas les gens de ce pays, car ils nous serviront de pâture, ils n’ont plus d’ombrage pour les couvrir ; l’Eternel est avec nous, ne les craignez pas ! »

Le livre de Nombre enregistre l’histoire d’Israël à partir du départ du mont Sinaï (Nb 1:1) jusqu’à l’arrivée à la pleine de Moab qui couvre 40 ans de voyage dans le désert. Le livre de l’Exode enregistre son voyage à partir de la sortie de l’Egypte par ce que nous connaissons par le nom d’Exode, jusqu’à ce qu’il arrive au Mont Sinaï et le livre de Lévitiques est un enregistrement de toutes sortes de lois que le peuple reçut durant une année au Mont Sinaï. Le livre de Deutéronome est un enregistrement des trois sermons de Moïse pendant qu’il campa sur la plaine de Moab juste avant qu’il n’entre dans Canaan. Le livre de Nombres nous suggère, comme le nom nous le montre, le dénombrement du peuple d’Israël, qui a eu pour but de montrer que le peuple effectuait la marche et la guerre. Il inclut donc, divers événements guerriers qui se produisirent durant leur voyage du Mont Sinaï jusqu’à la pleine de Moab longeant le Jourdain.

Au courant de cette histoire comme arrière-plan, le thème du livre de Nombre qui se développe est que le peuple de Dieu doit se confier à la promesse de Dieu et vivre par la foi afin d’entrer dans la Terre Promise. En particulier, ce passage traite de l’événement de Qadech-Barnéa qui fait ressortir ce thème. Par l’étude de ce passage, je prie que Dieu nous donne la foi d’avancer nos pas vers lui et conquérir la Terre Promise que sont les campus parisiens et la couche intellectuelle du pays.

I. Le rapport des explorateurs de Canaan (13:1-14:9)

Regardez les versets 1 et 2. Deux ans après qu’ils eurent quitté l’Egypte, les Israélites arrivèrent à Qadech-Barnéa, la frontière de Canaan. « Yahoo, Voilà enfin la terre si attendue de Canaan ! » Canaan était la terre de promesse dont ils rêvaient depuis longtemps. Comme ils regardaient le vaste pays de Qadech-Barnéa, leurs cœurs se mirent à palpiter à cause de la joie inexprimable. Leurs cœurs devaient battre fort à la pensée et l’espoir qu’ils y mettraient enfin les pieds. Une nouvelle histoire allait commencer. Néanmoins, un insaisissable sentiment d’appréhension passait à leur esprit, en face de ce monde inconnu. Leur sentiment était mélangé de peur et de joie, d’où leur ralentissement des pas, l’hésitation et la tergiversation. Selon Deutéronome, Moïse se rappela un événement 40 ans plus tôt, quand Dieu donna l’ordre à ce moment-là au peuple, en disant, « Monte, prends-en possession,… sois sans crainte et sans effroi » (Dt 1 :21). Mais les Israélites n’étaient pas si sûrs de la victoire, et se mirent à argumenter la nécessité d’explorer d’abord le pays. Moïse apporta leur requête devant le Seigneur qui lui dit d’aller et les écouter. Comment Samuel choisit Saül, à la demande d’établir un roi, Moïse écouta la voix du peuple et décida d’envoyer les espions. Peut-être Moïse sut que son propos qui haranguait la foi et la confiance n’aurait pas effet à ces gens dont l’idée était déjà fixée: il faut envoyer les espions, point. Heureusement, Moïse était l’homme le plus humble sur la terre. Si j’étais Moïse, j’aurai été exaspéré, donc, le peuple eut de la chance.

En tout cas, dans le désert de Parân, Moïse en vint à choisir douze hommes, les leaders des tribus d’Israël. Que Moïse leur donna-t-il comme consigne quand il les envoya vers Canaan ? Regardez les 18-20. Moïse leur demanda de recueillir quelques informations sur le pays. Pourquoi les leur demanda-t-il? Pourquoi eut-il besoin de savoir si le peuple qui vit là-bas était fort ou faible, s’il était en petit ou en grand nombre ; si le pays était bon ou mauvais, si les villes étaient fortifiées ou non ; si le sol était fertile ou stérile, s’il y avait les arbres ou non. N’est-ce pas que Moïse était un homme de Dieu qui croyait absolument en toute puissance de Dieu ? Est-ce que cet homme de foi en vint à voir sa foi infléchir au courant de la conversation avec ce peuple incrédule ? Pourquoi diantre? Il leur demanda aussi « de se fortifier et de prendre des fruits du pays. » car c’était le temps des premiers raisins. Est-ce que Moïse voulut en consommer quelques grappes ? Mais si nous lisons avec le cœur de prière cette partie, nous en venons à conclure que cette consigne n’était pas un moindre signe de son incrédulité, mais c’était plutôt un signe d’un grand leader, car Moïse voulut leur donner une claire direction, en les envoyant à ce pays inconnu. Ainsi, ils ne s’égareront pas par-ci par-là. Mais réfléchissons-y. Nous sommes comme ce peuple d’Israël qui part en Canaan, avec une demi-foi, pour nous rassurer. Quand nous explorons le pays avec notre demi foi, nous avons besoin des directives des serviteurs, de peur que sur le chemin nous soyons égarés ou perdus.

Les douze princes se mirent en marche et montèrent pour explorer le pays depuis le sud de Canaan jusqu’au nord, Hamath, durant 40 jours. Sur le chemin de retour, ils rendirent visite à Hébron où leur ancêtre, Abraham avait vécu. De même quand ils arrivèrent à la vallée de Echkol, selon l’instruction de Moïse, ils coupèrent un sarment de vigne avec une grappe de raisin, qu’ils portèrent à deux au moyen d’une perche ; ils prirent aussi des grenades et des figues. Quel sarment grand et délicieux de grappes aurait-il été ! Deux hommes devaient le porter au moyen d’une perche. Les grenades et les figues aussi nous montrent combien le sol était fertile.

Dès qu’il fut de retour, les douze chefs eurent la première réunion de rapport de l’exploration de Canaan à Qadech-Barnéa dans le désert de Parân. Moïse, Aaron et tous les descendants d’Israël étaient ensemble. Les douze explorateurs s’avancèrent vers le plateau et montrèrent au peuple le fruit qu’ils avaient apporté de Canaan. Quand le peuple vit le sarment de grappes que deux adultes apportaient par une perche, ils étaient tant surpris qu’ils ne purent fermer leurs bouches bée. Ils s’écrièrent avec l’émerveillement. « Ouaah ! Regarde ce sarment de grappe ! Que c’est grand avec des raisons riches et juteuses ! Fantasmatique ! » Quand les explorateurs leur montrèrent les grenades et les figues, le peuple s’écrit, « O là là ! O là là! C’est un jamais vu dans ma vie » Au peuple tout excité d’Israël et à Moïse et Aaron, les douze donnèrent le rapport, « Certainement Nous sommes arrivés dans le pays où tu nous as envoyés. C’est bien un pays découlant de lait et de miel, et en voici les fruits. »

Le rapport était rempli de grâce jusqu’à ce point. Les cœurs des Israélites étaient remplis d’espoir et d’expectation sur la conquête du pays de Canaan. Mais le rapport n’était pas encore terminé. Regardez les 28-29. « Mais le peuple qui habite ce pays est puissant, les villes sont fortifiées, très grandes ; nous y avons même vu des enfants d’Anaq. Les Amalécites habitent le pays du Négueb ; les Hittites, les Yebousiens et les Amoréens habitent la montagne ; et les Cananéens habitent près de la mer et sur les rives du Jourdain. » Ce rapport versa l’eau froide sur l’excitation brûlante et la joie du peuple qui était dans la pleine appréciation de l’énorme sarment de grappes et des grenades rouges et des figues à goût délicieux apparent. Leurs visages devinrent tout noirs et durcis, et ici et là sortaient les soupirs et le gémissement de désespoir, et une vague d’incrédulité frappa à plein fouet toute l’audience.

A ce moment-là, Caleb ne resta pas silencieux. Il y eut le bouillonnement de colère dans son intérieur. Mais il le retenait jusqu’à maintenant. Soudain, il se leva au milieu du peuple, en interrompant les propos des rapporteurs. “Voyons.” Alors quelle sorte de mots de conviction et courage sortirent de sa bouche pour contrecarrer la plainte et le découragement du peuple? Il dit directement, « Montons, et nous prendrons possession du pays ; car nous en serons vainqueurs ! » Les cœurs tremblants du peuple dû aux rapports négatifs de dix chefs de tribus s’apaisèrent à peine par ces mots de courage et de conviction de Caleb.

Cependant, les mots décourageants qui sortaient des dix bouches des espions avaient gagné déjà le terrain suffisant dans le cœur peuple pour laisser la marge de manœuvre pour ces mots de foi et de courage. Regardez les versets 31. « Mais les hommes qui étaient monté avec lui dirent : Nous ne pouvons pas monter pour combattre ce peuple, car il est plus fort que nous. » Et devant les descendants d’Israël, ils se mirent à critiquer la terre à laquelle ils avaient été envoyés pour explorer. « Tout le peuple que nous y avons vu, se compose d’homme d’une haute taille ; nous avons vu là les géants, fils d’Anaq, de la race des géants : nous étions à nos yeux comme des sauterelles, et c’est ce que nous étions aussi à leurs yeux ! » Ce genre de rapport frileux et négatif sur l’ennemi fit les cœurs des Israélites fondre de peur (Jos 14 :8).

Que répondirent les Israélites au rapport ? Regardez le 14 :1. « Toute la communauté éleva la voix et poussa des cris, et le peuple pleura pendant cette nuit-là. » Ils n’élevèrent pas la voix pour faire la prière commune, mais plutôt ils pleuraient amèrement toute la nuit ensemble. Ils versèrent leurs plaintes contre Moïse et Aaron. Regardez les versets 2-3. « Tous les Israélites murmurèrent contre Moïse et Aaron, et toute la communauté leur dit : Que ne sommes-nous morts dans le pays d’Egypte, ou que ne sommes-nous morts dans ce désert ! Pourquoi l’Eternel nous fait-il entrer dans ce pays, pour tomber par l’épée ? Nos femmes et nos petits-enfants deviendront une proie. Ne vaut-il pas mieux pour nous retourner en Egypte ? » Ils blâmèrent Moïse et Dieu et pleuraient toute la nuit. Et finalement ils se dirent les uns aux autres, « Donnons-nous un chef et retournons en Egypte » (4).

Dieu libéra le peuple d’Israël de l’esclavage, le conduisit à la terre promise de Canaan et voulut faire d’eux un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. Pour ce but, Dieu les sauva de la grippe du Pharaon, les rendit capable de traverser la mer Rouge, étancha leur soif mortelle dans le désert et les sauvait à mainte reprise. Mais parce qu’il y eut les ennemis à conquérir et que les souffrances et les sacrifices les attendaient en Canaan, ils protestèrent ouvertement, en disant, « Donnons-nous un chef et retournons en Egypte. » Quand j’ai été petit, un de mes amis de collège fit l’humour en me disant, “Sais-tu, une fois l’épée tiré, il faut au moins tailler le crayon.” L’homme ne remet jamais l’épée tiré dans sa gaine sans rien faire. Cette parole d’ami m’a beaucoup aidé pendant certain temps à persévérer dans mes difficultés de l’école. C’est vraiment honteux de voir ce peuple si gracieusement sauvé penser à retourner au pays d’esclave. Quelle nature d’homme maudite! Il ne voit que la difficulté actuelle, et oublie tout le reste, la pénibilité du passé, la splendeur de la promesse, etc. Loin de l’espoir de Dieu de faire d’eux vaillant soldats qui lancent le combat et vainqueurs de la Terre promises, ils préférèrent être de simples et minables existences faibles et de lâches fugitifs.

Que répondirent Moïse et Aaron aux descendants d’Israël qui voulurent retourner en Egypte à cause de leur incrédulité? Probablement, Moïse aurait voulu leur reprocher en disant, « Vous, peuple ingrat ! Vous n’avez encore aucune crainte de Dieu ! » Mais Moïse les supporta avec patience. Ensemble avec Aaron, ils tombèrent face contre terre devant toute l’assemblée de la communauté des Israélites. Avec un cœur humble, il demanda à Dieu miséricorde et grâce. D’entrefaites, parmi les douze explorateurs du pays de Canaan, Josué, fils de Noun et Caleb, fils de Yephounné, déchirèrent leurs vêtements. Et quelle sorte de foi implantèrent-ils dans les cœurs du peuple ? Regardez les 7-8. « et parlèrent ainsi à toute la communauté des Israélites : Le pays que nous avons parcouru, pour l’explorer, est un pays très, très bon. Si l’Eternel nous est favorable, il nous fera entrer dans ce pays et nous le donnera : c’est un pays découlant de lait et de miel. » Ils soulignèrent de nouveau le fait que la terre qu’ils avaient explorée était extrêmement bon. Puis ils plantèrent la foi en eux en disant qu’ils pouvaient prendre possession de ce pays découlant du lait et du miel, si seulement Dieu leur était favorable. Et Dieu avait déjà déclaré qu’il serait favorable à eux.

Comment continuèrent-ils les encourager ? Regardez le verset 9. « Seulement, ne soyez pas rebelles contre l’Eternel et ne craignez pas les gens de ce pays, car ils nous serviront de pâture, ils n’ont plus d’ombrage pour les couvrir ; l’Eternel est avec nous, ne les craignez pas ! » Il y a un épisode quand le jeune Mahomet reçu une vision, il se sentait sans appui, et parcourait autour de lui pour crier à son alentours et demander à tous, “couve-moi, s’il te plaît, couvre-moi.” Les descendants d’Israël diront, selon la prophétie du Seigneur, “couvre-nous” à l’atrocité du jugement de Dieu qui tombera sur ceux qui le crucifièrent. Quelle sorte de peuple était les habitants qui vivaient en Canaan ? Ils étaient des géants. Ils étaient les Néphirim, les descendants d’Anaq. Ils étaient les géants comme Samson et Goliath. La taille de Goliath, héro des Philistins à qui David lança le défi, était six coudée et un empan, c’est-à-dire 3 mètres 25 centimètres, 2 fois plus grand que ma taille. C’était plus ou moins la taille des habitants. Mais ces deux hommes de fois disent: « Ils nous serviront de pâture. » Ils étaient tous comme les plats délicieux que Dieu avait préparés pour le peuple d’Israël. La nourriture est quelque chose dont nous nous réjouissons de manger pour obtenir la force, non quelque chose dont nous avons peur. N’avez-vous jamais eu peur de manger le petit déjeuner ou de déjeuner ? Comment Josué et Caleb considérèrent-ils les fils d’Anaq et les géants comme Goliath dont tous eurent peur, comme leur pâture ? « Ils n’ont plus d’ombrage pour les couvrir ; l’Eternel est avec nous. » Caleb avait cette conviction, que les Cananéens étaient tout simplement les gens sous la colère et le jugement de Dieu.

Et surtout, ils curent que les Israélites étaient le peuple avec qui Dieu était. « L’Eternel est avec nous. » Qui est l’Eternel qui est avec nous ? L’Eternel Dieu est le Dieu qui avait brisé le pouvoir du Pharaon avec 10 plaies et libéré Israël. Dieu est l’Eternel qui avait divisé la mer Rouge débordante devant le peuple et l’avait gardé du danger de dérive. Dieu est l’Eternel qui avait enseveli les soldats Egyptiens qui chassaient les Israélites avec leurs chars dans la mer Rouge. Dieu est l’Eternel qui guidait et protégeait son peuple avec les colonnes de feu et de nuée. Dieu est l’Eternel qui avait donné l’eau en la faisant jaillir d’un roc. Quand ils furent convaincus que cet Eternel Dieu était avec eux, Josué et Caleb n’avaient plus de peur. Quand le Dieu Tout-puissant est avec nous, de quoi devrions-nous avoir peur ? Par cette foi, Josué et Caleb s’écrièrent courageusement, « Ils nous serviront de pâture. »

II. Dieu punit les Israélites incrédules (14 :10-38)

Comment le peuple répondit-il aux paroles de foi de Josué et à Caleb? S’étaient-ils repentis de leur incrédulité et péché ? Loin s’en faut. Ils ne se repentaient pas. Plutôt, ils essayèrent de les lapider. Dieu était en colère à cause de ce peuple incrédule. Que dit Dieu à Moïse sur son plan ? Regardez le 11-12. « Et l’Eternel dit à Moïse : Jusques à quand ce peuple m’outragera-t-il ? Jusques à quand ne croira-t-il pas en moi, malgré tous les signes que j’ai opérés au milieu de lui ? Je le frapperai par la peste et je le déposséderai ; mais je ferai de toi une nation plus grande et plus puissante que lui. » Le peuple d’Israël aurait pu penser que c’est naturel d’avoir peur des ennemis, les Cananéens qui étaient géants et des descendants d’Anaq. Mais ce n’était rien d’autre qu’une excuse pour justifier leur manque de la foi en Dieu. S’ils avaient la ferme foi en Dieu avec un sens d’histoire, ils n’auraient pas pu avoir peur des descendants d’Anaq. Même si les descendants d’Anaq étaient dix fois plus grands qu’eux, le Dieu Tout-puissant pouvait les anéantir. Même si leurs villes étaient grandes et leurs murailles hautes et fortifiées, Dieu pouvait faire d’eux les poussières. Mais ils dirent qu’ils étaient semblables aux sauterelles, comparées aux descendants d’Anaq et utilisèrent leur faiblesse pour justifier leur incrédulité. Cela n’était pas l’humilité, mais l’incrédulité. Et l’incrédulité était l’outrage contre Dieu. Dieu s’est courroucé, en disant, « Jusques à quand ce peuple m’outragera-t-il ? Jusques à quand ne croira-t-il pas en moi, malgré tous les signes que j’ai opérés au milieu de lui ? » Dieu était si en colère qu’il dit à Moïse, « Je le frapperai par la peste et je le déposséderai ; mais je ferai de toi une nation plus grande et plus puissante que lui. »

A ce temps, que fit Moïse ? Dit-il, “Oh, quelle grâce merveilleuse que tu m’as choisi et fait de moi ainsi.” Non, Moïse se mit à intercéder dans la prière à Dieu pour sauver le peuple d’Israël. Regardez les versets 13-19. « …Si tu fais mourir ce peuple comme un seul homme, les nations qui ont entendu parler de toi diront : L’Eternel n’avait pas le pouvoir de faire entrer ce peuple dans le pays qu’il avait juré de lui donner : c’est pour cela qu’il l’a égorgé dans le désert. Maintenant, que la puissance du Seigneur se montre dans sa grandeur, comme tu l’as déclaré… Pardonne je t’en prie, la faute de ce peuple selon la grandeur de ta bonté, comme tu as pardonné à ce peuple depuis l’Egypte jusqu’ici. » Il offrit à Dieu les prières inter cédantes pendant 40 jours et 40 nuits avec un brûlant cœur de berger et son désir de voir la gloire de Dieu. Comment Dieu répondit-il à la prière inter cédante de Moïse ? Regardez le verset 20. Dieu changea son cœur qui voulut détruire le peuple, et dit, « Je pardonne comme tu l’as dit » (20). Moïse était un serviteur patient à souffrance de longue haleine à l’égard de son peuple rebelle. Un thésard a fait sa thèse pendant 16 ans. Finalement, il a remis sa thèse au directeur de thèse. Mais celui-ci ne la fit pas passer. Alors il tira l’arme et le tua. Combien est-il beau qu’un professeur d’une patience à la longue haleine supportait un tel étudiant si lent pendant 16 ans. C’est vraiment grand qu’il ne l’a pas démis. Mais l’étudiant n’était pas si humble pour honorer son professeur qui avait une si grande patience à son égard et le tua. Moïse était surtout un serviteur doublement humble par rapport à n’importe qui sur la terre. Un jeune homme avait une grande vision d’influencer sur un million d’âme. Mais il n’était pas si humble pour apprendre des autres. Josué était l’ombre de Moïse. Il se faisait couvrir par l’ombre de Moïse. Une femme confesse qu’elle a appris des dernières années des mentors, mais sans apprendre le contenu de la vie de foi, mais seulement la forme. Quand on dit le charisme, on est tenté d’imiter la forme, mais il faut apprendre la vraie matière. Quoi que Josué fût un homme de guerre comme nous avons appris la semaine dernière, il apprit de son maître cette matière principale qui est la base de toutes choses. Caleb était courageux. Josué était peut-être moins courageux que Caleb. Mais il fut plus effacé que Caleb dans cette histoire. C’est la raison pour laquelle probablement Josué fut désigné comme successeur de Moïse, non Caleb.

Cependant, comment aurait-il puni un tel peuple corrompu ? Regardez les 21-35. « Mais je suis vivant ! et la gloire de l’Eternel remplira toute la terre. Tous les hommes qui ont vu ma gloire et les signes que j’ai opérés en Egypte et dans le désert, qui m’ont tenté déjà dix fois et qui n’ont pas écouté ma voix, tous ceux-là ne verront pas le pays que j’ai juré à leurs pères de leur donner, tous ceux qui m’ont outragé ne le verront pas… vos fils seront nomades quarante années dans le désert et porteront le poids de vos infidélités, jusqu’à ce que vos cadavres soient tous tombés dans le désert. » Qui, dit Dieu, entrerait dans le pays ? Le verset 24 dit, « Et parce que mon serviteur Caleb a été animé d’un autre esprit et qu’il a pleinement suivi ma voie, je le ferai entrer dans le pays où il s’est rendu, et sa descendance en prendra possession. » Le verset 31 dit, « Et vos petits-enfants, dont vous avez dit : Ils deviendront une proie ! Je les y ferai entrer, et ils connaîtront le pays que vous avez dédaigné. » Dieu dit qu’il conduirait leurs enfants qui ne participaient pas à la rébellion dans la terre à côté des héros de la foi, Josué et Caleb.

De cette façon, la vie et la destinée de Caleb et Josué s’écartèrent complètement de ceux des autres chefs des tribus. Le rapport de ceux-ci de leur exploration changea leurs vies et leurs destinés, et la destinée du peuple qui entendit leur rapport négatif fut changé elle aussi. Les héros de la foi, Caleb et Josué entreront dans la terre promise, tandis que le peuple périra dans le désert. Ici nous apprenons combien grande est l’influence d’un leader de la foi. Un leader peut soit implanter le courage et la vision en une nation entière, pour aider ses habitants à défier, pionnier et créer une grande histoire, soit implanter esprit de sauterelles, esprit de peur, un sentiment d’échec, pour encourager les habitants à se rebeller contre Dieu, et abandonner la promesse et l’espoir de Dieu. Mais hélas, selon le terme économique, toujours est-il que la mauvaise monnaie chasse la bonne monnaie.

Le 14 :24 nous donne un aperçu de la vie de Caleb. Il nous montre quelle est la cause de cette bénédiction de Caleb. Caleb devint le possesseur de la bénédiction parce qu’il avait la foi. Or, cette foi vient de l’esprit. Quand les autres se tremblaient de peur, Caleb avait un autre esprit. « Et parce que mon serviteur Caleb a été animé d’un autre esprit… » (Nb 14 :24b) A vrai dire, dans son apparence, Caleb n’avait pas beaucoup de différence, mais son intérieur fut animé par l’autre esprit. Le mot animé se réfère aussi à un motif. Beaucoup de sortes de gens font beaucoup de sortes de choses. Mais leur motif se différencie. Paul dit “Certains, il est vrai, prêchent le Christ par envie et rivalité, mais d’autres le font dans des dispositions bienveillantes.” Toutes les affaires du monde y compris celle de Dieu, se définissent et portent du fruit selon le motif. Nous devons minutieusement examiner notre motif de suivre Jésus.

En effet, la deuxième partie de ce verset nous en dit long de quel esprit animait le général Caleb. C’était qu’il suivait Dieu pleinement. Pleinement est synonyme de totalement, complètement et parfaitement. En anglais, c’est wholeheartedly. Que signifie de suivre Dieu pleinement ? Cela signifie qu’il aimait Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa force et lui obéit sans partage, au-delà de toutes conditions humaines. Bien qu’il expérimente les difficultés et les souffrances dans le désert, et bien qu’il ait une mission d’explorer le pays de Canaan occupé par beaucoup de géants, il n’y avait aucun changement dans son amour, dans sa fidélité et dans son obéissance à Dieu. Il aimait et obéissait à Dieu pleinement. Les dix chefs auraient commencé leur vie de foi en même temps que Caleb. Mais ils ne suivaient pas Dieu pleinement. Ils en vinrent à donner une partie de leur vie pour la famille ou pour les biens matériels. Petit à petit, leur esprit s’écartait de celui de Caleb. Quand ils ne suivaient pas Dieu pleinement, ils en vinrent à être dominés par l’esprit d’une sauterelle, un esprit de fatalisme et d’échec. Or, leur esprit de peur est caractérisé par leur rébellion contre Dieu. Quand nous avons peur de quelque chose ou quelqu’un, nous l’interprétons psychologiquement. Mais du point de vue de Dieu, le croyant peureux est un rebelle contre Dieu. Nous voyons ici que le jugement de Dieu à leur égard est catégorique : ils n’entreront pas dans la terre promise. Ce jugement final est terrifiant, surtout pour le soi-disant peuple de Dieu. Dante, précurseur de réformateurs de moyen âge, dit dans ses vers : bien des gens crient « Christ, Christ », mais, au jugement, ils seront moins proches de lui, que tel qui ne connaît pas le Christ ; et l’Ethiopien (le représentant de païen) damnera de pareils chrétiens quand se sépareront les deux collègues. Ces damnés sont ceux qui ne marchent pas pleinement dans l’obéissance à Dieu.

Comme Caleb, nous devons suivre Dieu pleinement. De tout notre cœur, de toute notre âme et de toute notre force, nous devons obéir à Dieu. De tout notre cœur, de toute notre âme et de toute notre force, nous devons aimer sa parole et y obéir. Comme un épilogue, nous pouvons nous rappeler comment Dieu a béni Caleb jusqu’au bout, quand il suivait Dieu pleinement par la foi, pour ne pas avoir peur devant les fils d’Anaq, mais crier, « Ils nous serviront de pâture. » Quand il suivait Dieu pleinement, plus tard, lors de la conquête de Canaan, même à l’âge de 85 ans, alors que les autres choisissaient les plaines tranquilles, il choisit les montagnes où vivaient les descendants d’Anaq. Il dit à Josué, « Donne-moi donc cette montagne » où il y avait de plein de chars de fer des ennemis. Puis il les conquit. (Jos 14 :12). C’était à son âge de 85 ans. Il avait l’éternelle jeunesse, passion et courage comme un homme âgé de 40 ans. Quand il suivait Dieu pleinement, Dieu le bénit. Il était comme un arbre verdoyant planté près d’un cours d’eau qui ne cessait de donner son fruit, et ce jusqu’à la fin de sa vie.

Je prie qu’en face d’une nouvelle année, Dieu nous donne aussi l’esprit de Caleb. Je me repends de ce que mon esprit s’appuie sur mon passé, mais Dieu veut que je me lève par la foi, en aimant et obéissant à Dieu de tout mon cœur. Je me repends car même si je l’ai dit dans mon message, il semble qu’un frère l’a reçu plus pleinement que moi. Oui, jusqu’à maintenant, c’était le temps de promesse, maintenant, c’est le temps de conquête. Quand ce frère prie, même si nous ne sommes que la communauté de trois personnes, tous les trois commencent à avoir la vision que ce centre de Bagneux soit bientôt rempli de nombreux nouveaux étudiants participant au culte matinal. Enfin, Dieu nous a donné que ce centre devienne le centre d’om la lumière brille vers les nations. Amen. Que Dieu nous anime de son esprit pleinement cette année, fasse la suite de l’œuvre après la conférence. De nombreuses brebis soient conquises par l’étude de la Bible et décident de donner leur vie à Dieu.

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