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L’ANNONCE DE LA NAISSANCE DE JÉSUS (Luc 1:26-38)

L’ANNONCE DE LA NAISSANCE DE JÉSUS

Luc 1: 26-38
Verset clé: 1:38

« Marie dit : Voici la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole. Et l’ange s’éloigna d’elle.»

Le passage d’aujourd’hui est le message de Noël dit par l’ange à Marie, une belle jeune fille du pays. Le point clé du message est la naissance de Jésus par le sein de Marie, qui était fiancée à Joseph. Voyons comment elle répondit au message de l’ange et apprenons quelque chose de précieux à propos de Marie. Dans son message, l’ange présente qui est Jésus et qu’est-ce que le royaume de Dieu. Aujourd’hui, réfléchissons sur l’obéissance absolue de Marie.
Premièrement, une grâce a été faite à toi (26-30).

Regardez le verset 26. « Au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Nazareth, chez une vierge financée à un homme du nom de Joseph …  » « Au sixième mois » se réfère à Elizabeth, enceinte depuis six mois. Regardez le verset 27. « … chez une vierge fiancée à un homme nommé Joseph, de la maison de David ; le nom de la vierge était Marie. » Marie était une vierge qui vivait dans un petit village appelé Nazareth, en Galilée. C’était probablement un petit et joli village de la campagne. Peut-être que dans la journée, les gens pouvaient entendre le doux chant des loriots parmi les arbres. Et la nuit, de l’autre côté des collines, tout le monde pouvait entendre la huée solitaire du hibou. Quelle joie les garçons et les filles ont dû avoir, quand ils se rencontrèrent par hasard et se regardèrent avec un air d’innocence. Certainement Marie était la plus heureuse parmi toutes les filles et elle ne pouvait pas contenir la joie de ses beaux rêves d’un doux foyer qu’elle aurait avec Joseph. Son doux rêve semblait durer éternellement.

Or, un jour, quelque chose d’inhabituel se passa ! Regardez le verset 28. Un ange entra chez elle et dit: « Je te salue toi à qui une grâce a été faite : Le Seigneur est avec toi. Troublé par cette parole, elle se demandait ce que signifiait une telle salutation. » (29) Marie aimait vraiment Joseph. Marie avait fait un engagement personnel avec Joseph. Donc le cœur de Marie était rempli de Joseph. Marie sentit qu’elle était dans le même bateau que Joseph. Elle était prête à naviguer le temps de la douce brise de la vie ainsi que le temps de des vagues turbulentes de la mer avec Joseph. Elle n’avait pas besoin de la faveur de quelqu’un d’autre, pas même celle d’un ange. L’ange avait peur que Marie fut surprise, ne sachant pas ce qui l’interrompait dans sa vie de rêve. Marie se demanda quel genre de grâce cela pouvait être. Elle parut très calme. Mais pour une jeune fille, le message de l’ange était tintamarresque.
L’ange était désolé que Marie ait eu peur. Alors l’ange s’aperçut que Marie devait savoir qui était Jésus et à quoi ressemblait son royaume. En effet, le royaume de Dieu résout le problème fondamental de toute l’humanité. Donc, l’ange s’engagea dans le vif sujet pour l’accomplissement de sa mission. Regardez au verset 30. « L’ange lui dit: Sois sans crainte, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.” Marie était très heureuse avec la faveur de Joseph. Pourquoi l’ange dérange-t-il Marie avec une autre faveur? Généralement, la faveur signifie obtenir l’aide de quelqu’un d’autre. Les chrétiens séculiers pensent que recevoir la faveur de Dieu, c’est recevoir de nombreuses bénédictions humaines. Mais le concept biblique de « faveur » est différent. Le mot grec « faveur » a la nuance du mot « grâce ». Ici, la grâce est la beauté de Jésus. La Bible nous dit que ceux qui connaissent la beauté de Jésus font quelque chose pour la gloire de Dieu. Ceux qui connaissent la beauté de Jésus ne cherchent pas à se satisfaire égoïstement, mais vivent pour le besoin des autres. Nous les trouvons dans le cas de beaucoup de servantes qui ont choisi le chemin du célibat. Elles donnent leurs choses, et rendent ce qu’elles reçoivent. Paul vit qu’inversement, ceux qui consacrent leur vie pour la mission reçoivent en même temps la grâce de Dieu (Rm 1: 5; Ph 1:29). Ceux qui veulent recevoir toujours la faveur de Dieu ou de l’homme sont susceptibles de perdre la grâce, même le peu qu’ils ont reçu. Pour le chrétien, l’entrainement de maintenir la grâce est la chose la plus difficile. La vie bénie par Dieu dans sa grâce est semblable à un arbre planté près d’un cours d’eau. Il reçoit l’eau et le soleil, et ne cesse de se donner pour le besoin des autres, par du fruit, de l’ombrage, des branches pour que les oiseaux se reposent, etc. C’est ainsi que l’arbre grandit. C’est ainsi que l’arbre devient robuste.

Quelle était la faveur de Dieu pour Marie ? Regardez le verset 31. « Voici : tu deviendras enceinte, tu enfanteras un fils, et tu l’appelleras du nom de Jésus. » La faveur de Dieu pour Marie était de porter l’enfant Jésus et de l’accoucher avant son mariage. Quelle mission difficile pour elle! Elle était une femme fiancée à Joseph. A cette époque, dans le monde juif, les fiançailles équivalaient au mariage. Les beaux rêves de Marie étaient sur le point d’être réalisés. Mais avant le mariage, Marie devait concevoir et porter l’enfant Jésus.

Notre Dieu est le Dieu saint. Notre Dieu est Dieu Tout-Puissant. Ce grand Dieu ne donne pas seulement sa grâce merveilleuse à chaque personne par le sang de son Fils, mais aussi il donne sa mission à réaliser pour sa gloire. Mener à bien la mission de Dieu n’est pas facile. Pour être franc, la mission de Dieu requiert tout notre cœur, toutes notre âme et tout notre esprit, même nos vies. Selon la coutume de la loi, l’enfant Jésus fut amené au temple pour être présenté au Seigneur (2:22). Siméon, qui était l’un de ceux qui attendaient le Messie, dit: « Cet enfant est là pour la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. » (Lc 2 :34) Il a aussi prophétisé à propos de Marie. Il a dit: « Et toi-même, une épée te transpercera l’âme… » (2:35). Mener à bien sa mission en tant que mère de Jésus était si coûteux et douloureux. Les hommes pécheurs veulent être superbes en apparence, et en même temps, ils veulent être très ordinaires. La mission de Dieu pour Abraham était de surmonter son désir d’être un petit homme et grandir pour être une source de bénédiction pour tous les peuples de toutes les nations. La mission de Dieu pour le roi David était de lutter contre tous les ennemis plus forts dans la terre promise et les soumettre. Il fallait la vie totale du roi David. Mais le roi David obéit absolument à la volonté de Dieu quand il sut que Dieu prévit d’établir un royaume théocratique dans lequel son peuple pourrait vivre dans la paix et dans l’amour. Une fois, le roi David faillit être tué dans la bataille (2S 21: 15-17). La mission de Dieu pour Jean-Baptiste était de préparer le chemin pour le Seigneur. La mission de Jean était de prêcher le message de repentance dans le cadre de la préparation de la venue du Messie. Cela requit sa vie de mener à bien cette mission. Mais il obéit à la mission de Dieu absolument. L’homme est heureux quand il fait l’expérience de la grâce de Dieu. L’homme est heureux quand il trouve le sens de sa vie dans la mission de Dieu (Ep 2.10).

Dieu fit de la femme une aide appropriée (Ge 2:18). En d’autres termes, il fit de la femme la mère de l’univers. Désolé de le dire, mais depuis la chute d’Adam, le désir de la femme est maudit (Ge 3:16). La plupart des femmes sont asservies par le problème de mariage maudit. Il y a beaucoup de femmes qui n’ont pas résolu leur problème de mariage, même après leur mariage. Donc, en tant que femme, cela aurait été difficile que Marie renonçât à son rêve de mariage. Marie vivait aussi dans une société juive traditionnelle et rigide. Celles qui sont devenues enceintes avant le mariage étaient censées être lapidées à mort. A peine reçut-elle la grâce de Dieu, qu’elle devint l’objet de dédain et honte pour le monde juif. Humainement parlant, c’était impossible pour Marie d’obéir.
La mission de Dieu en tant que mère de Jésus était trop pénible à supporter. De plus, expliquer sa situation à son fiancé Joseph était une autre question, « je le dis ou ne le dis pas ? » Mais Marie était une femme pieuse même si elle était très jeune. Elle décida d’obéir à la volonté de Dieu même si son rêve de mariage et son lien d’amour avec Joseph furent brisés en mille morceaux. Robert Schumann (1810-1856) est mort jeune, d’épuisement. Après sa mort, Johannes Brahms (1833-1897) demanda la main de la veuve, Clara Schumann. Clara aimait le génie musical de Brahms. Mais elle rejeta clairement sa proposition. Elle voulait faire les compositions musicales de son défunt mari pour le rendre célèbre dans le monde entier par ses arrangements instinctifs au piano. Elle était heureuse. Brahms ne s’est alors jamais marié le reste de sa vie. Clara était victorieuse et réussit à faire de son mari une célébrité mondiale en tant que compositeur. Mais Clara ne peut pas être comparée à Marie, car Marie a donné son rêve de mariage à Dieu.
Deuxièmement, Jésus est grand parce qu’il est le Fils de Dieu.

Dans les versets 31 à 33, l’ange continue de parler de son message à Marie afin que Marie sache vraiment qui est Jésus pour que son obéissance absolue pût venir de son âme. Dans son message, l’ange introduit en premier, qui Jésus est, car Marie avait besoin de cette connaissance de Jésus pour mener à bien la grâce et la mission de Dieu. Regardez le verset 32a. « Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut. » Les rois et les nations se lèvent et se déclinent. Ils sont comme les herbes et les fleurs (Esa 40: 6-8). Mais Jésus est le seul et unique Fils du Dieu tout puissant. Jésus est le Fils du Souverain de l’histoire, et son royaume est pour toujours. Notre Dieu est le seul Dieu vivant et il règne sur l’histoire du monde selon son emploi du temps. Notre Dieu est Esprit et il est immortel. Par conséquent, Jésus est grand parce qu’il est le Fils de Dieu.

Le général Montgomery (1887-1976), à la fin de son livre, mentionne les plus grands dirigeants du monde du point de vue de l’histoire du monde. Ils étaient Mohammed, Bouddha et Jésus. Il a inclus Jésus comme l’un des plus grands à cause du pouvoir et de l’autorité de Jésus dans sa parole. Tout au long de l’histoire, beaucoup ont dit toutes sortes de choses sur la grandeur de Jésus en tant que philanthrope, poète, enseignant, général, homme d’une profonde humanité, homme de douleur, homme de cœur de Dieu, etc. Ces jours-ci, en vue de Psychophysiologie, beaucoup voient Jésus comme un pauvre charpentier. Toutefois, il n’y a personne au monde aussi grand que Jésus. La grandeur de Jésus ne repose pas sur ses qualités humaines, mais sur le fait qu’il est le Fils du Dieu Très-Haut.

Par la désobéissance d’un seul homme, Adam au saint commandement de Dieu (Ge 2:17), le péché fut entré dans le monde (Ge 3: 7). Le péché a son salaire. C’est la mort (Rm 6: 23a). Mohammed, Buddha, Jules César et Napoléon Bonaparte n’étaient que des descendants d’Adam, et ils sont tous morts en Adam (1Co 15 :22). Leur misère était qu’ils sont morts dans la peur et l’incertitude après avoir durement travaillé sur la terre. Mais Jésus n’est pas un descendant d’Adam. Il est le Fils de Dieu. Jésus a été conçu par le Saint-Esprit et né de la Vierge Marie. 1 Corinthiens 15:22 dit: « Car comme tous meurent en Adam, ainsi tous revivrons en Christ. » Bien que Jésus fût le Fils du Dieu Très-Haut, il vint dans ce monde. Il s’humilia et fut né dans la crèche d’une écurie. De cette façon, Jésus s’humilia afin de sauver les hommes de leurs péchés. De plus, Jésus se dépouilla et devint comme rien. Jésus se souciait de toutes sortes de personnes nécessiteuses comme leur ami et berger. Jésus leur enseigna la parole de Dieu et planta l’espoir du royaume de Dieu dans les cœurs de son troupeau. Enfin, il donna sa précieuse vie sur la croix en sacrifice de rançon pour les péchés des hommes dans l’obéissance à la volonté de Dieu. Jésus est vraiment grand parce qu’il sauve les hommes de leurs péchés. Jésus est grand parce qu’il est le Fils de Dieu.

Troisièmement, Jésus est le roi éternel (32b).

Regardez le verset 32b. « Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père … » Dieu promit à David que de sa racine le Messie viendrait (2Sa 7:12). Néanmoins, David était l’ombre de Jésus, le roi d’amour et de paix. Les rois du monde vivent pendant un bref moment et ils meurent. Mais Jésus devint le roi éternel. Notre roi éternel Jésus détruisit le pouvoir du péché et de la mort. Ainsi, il devint notre roi éternel. Notre roi éternel donne à ceux qui croient en lui, le salut éternel du pouvoir du péché, la vie éternelle et le royaume de Dieu.

Quatrièmement, son règne sera éternel (31-33).

Finalement, Gabriel parla à Marie du royaume de Dieu. Regardez le verset 33. « … il régnera sur la maison de Jacob éternellement et son règne n’aura pas de fin. » Le prophète Daniel écrivit dans sa prophétie apocalyptique sur le royaume éternel de Jésus notre Seigneur (Da 7: 14,18,27). Les rois et les royaumes du monde sont temporels, car ils sont comme des morceaux de bois, d’argile, de bronze, de fer, etc. Il y a rien d’éternel dans ce monde. Cette vérité universelle a été l’agonie des rois des nations dans l’histoire quand ils voulaient garder leur royaume pour toujours. Les royaumes du monde s’effondrent comme du fer mangé par la rouille. Seul le royaume de Jésus dure pour toujours.
L’Angleterre fut agrandie comme un royaume glorieux avec tant de colonies que le peuple a renommé cette nation, « le Royaume-Uni ». Mais maintenant, les gens d’Angleterre ne savent pas s’ils doivent appeler leur pays l’Angleterre ou le Royaume-Uni. Seul le royaume de Jésus est pour toujours. Le Royaume de Dieu est notre destination finale. Quand on a la foi dans le royaume de Dieu, nous pouvons avoir la paix de Dieu dans nos cœurs et vivre comme de saints pèlerins. Après avoir écouté, l’âme de Marie fut portée à entendre le message gracieux de l’ange.

Cinquièmement, « Voici la servante du Seigneur » (34-38).

Quelle fut la réponse de Marie? Regardez le verset 34. « Marie dit à l’ange : ‘Comment cela se produira-t-il ?’ puisque je ne connais pas d’homme?' » Marie n’était pas négative, mais avait une question scientifique. Sa question montre une réponse positive. L’ange lui enseigna au verset 35 : « Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. » Quand l’ange expliqua que la grossesse de Marie n’était pas un accident, mais était précisément l’œuvre du Saint-Esprit, Marie accepta le message de l’ange absolument. Maintenant, Marie était prête à répondre au message de l’ange. L’ange continua à dire dans les versets 36,37, « Voici qu’Elizabeth ta parente a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois. Car rien n’est impossible à Dieu. » Encore une fois, l’ange convainquit Marie que rien n’est impossible à Dieu. Elle réalisa que son destin était absolument dans la main de Dieu. Elle comprit aussi que même si elle avait rejeté le plan de Dieu, Dieu le porterait de toute façon. Elle aurait pu être très rebelle et rejeter le message de l’ange, mais Marie décida d’obéir. Regardez le verset 38. « Marie dit : Voici la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole. Et l’ange s’éloigna d’elle. » Quand Marie dit cela, elle ne le dit pas par ses émotions ou avec une résignation aveugle au destin; elle dit cela sur la base de la promesse de Dieu. C’est un très important point. J’y reviendrai.

Dieu devait choisir une femme pour être la mère de Jésus. De toutes les femmes, Dieu choisit Marie – une femme promise d’être une mariée. Pourquoi ? Était-ce parce qu’elle était si belle, comme l’image de la Joconde ? Non, Dieu la choisit tout simplement parce qu’elle aimait Dieu et était heureuse d’obéir à la parole de Dieu absolument. Une femme obéissante peut être le symbole d’une mère. Donc Marie était la personne la plus appropriée pour être la mère de Jésus. Une femme obéissante à Dieu est vraiment grande. Que Dieu bénisse les femmes françaises à être aussi obéissante que Marie.

Comme épilogue, regardons le poème composé par Marie qui était descendue chez Elisabeth ; en effet, elle voulut voir la grossesse de sa parente selon la parole de l’ange. Ce poème est plus connu sous le nom de Magnificat. Je propose de ne pas l’étudier en raison de contrainte du temps, mais nous allons directement au cantique de Zacharie. Seulement, si nous lisons cette partie de Magnificat, nous sommes émerveillés du fait que cette jeune demoiselle de la campagne a pu atteindre le summum de la connaissance divine, pour chanter « Sa miséricorde s’étend d’âge en âge et il fait descendre les puissants de leurs trônes, élevé les humbles, rassasié de biens les affamés, renvoyé à vide les riches, etc. »

Il y a quelques années, le monde fut consterné par le témoignage exhumé de Mère Thérèsa, qui disait à peu près qu’elle n’était pas assurée à entrer dans le royaume de Dieu et sa vie était entourée d’angoisse et de ténèbres. Comment une femme si dévouée dans le célibat la vie durant put-elle confesser ainsi. Une chose est claire, nous ne devons pas vivre la vie chrétienne selon nos sentiments, ou selon nos contemplations, ou en la consacrant dans les bonnes œuvres philanthropiques sans l’ancrer dans la parole. Elle doit se baser sur la parole de Dieu. Oswald Sanders dit: « Ce que Dieu veut n’est pas d’abandonner toutes nos choses. Sa volonté envers nous est que pour arriver à nous faire accompagner par notre Seigneur Jésus, nous devons renoncer à tout ce qui peut le gêner dans notre vie. » Marie pouvait renoncer à son rêve de mariage pour être instrument de l’œuvre de Dieu.

L’ANNONCE DE LA NAISSANCE DE JEAN-BAPTISTE (Luc 1:5-25)

L’ANNONCE DE LA NAISSANCE DE JEAN-BAPTISTE

Luc 1:5-25
Verset Clé: 1:13

« Mais l’ange lui dit: Soit sans crainte Zacharie; car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t’enfantera un fils, et tu l’appelleras du nom de Jean. »

La naissance de Jean-Baptiste, précurseur du Messie, a été prophétisée longtemps à l’avance. (Es 40:1-5; Ml 3:23-24) C’était la dernière affirmation de la prophétie de l’Ancien Testament qui convergeait vers le grand jour de l’Eternel, c’est-à-dire l’avènement du Messie. Voici que maintenant le temps est arrivé, un ange annonce à un pieux et vieux sacrificateur Zacharie et à sa femme Elisabeth, que leur enfant, qui doit naître, est celui indiqué par cette prophétie. Luc nous raconte d’abord sur la foi des parents de Jean-Baptiste, Zacharie et Elisabeth qui contribuaient à l’environnement spirituel de sa naissance. Ensuite il nous raconte sur la personnalité et la mission de Jean qui fut né pour préparer le chemin du Seigneur. Qu’à ce jour, Dieu vous parle personnellement, et vous aide à préparer votre cœur bien disposé pour recevoir le bébé Jésus.

I. La foi de Zacharie et Elisabeth (5-7)

Luc l’historien situe son récit sous le règne d’Hérode, dit le Grand, qui était roi de Judée de l’an 40 à l’an 4 avant J-C. Il avait reçu de César le titre de procurateur de Judée. Il aimait s’appeler « le Grand », bien que personne ne le reconnût comme un Grand. Il n’était qu’une marionnette de l’empire romain et un instrument de Satan. Il était toutefois plein de ressources politiques et de manigances subtiles des partis, et ainsi il exerça son pouvoir plus de 40 ans comme roi de Judée. Dans l’Histoire, il y avait plusieurs tyrans qui étaient despotiques et inhumains, tels que Néron, Adolf Hitler, Joseph Staline etc. En dépit de leur inhumanité, ils n’avaient pas assassiné leurs propres enfants. Mais Hérode était souvent en proie à sa folle mégalomanie, si bien qu’il n’hésitait pas à supprimer des gens indésirables et menaçants contre son pouvoir y compris des membres de famille. Il eut 10 épouses avec leurs divers enfants; il étrangla successivement deux de ses fils favoris et une de ses femmes qui étaient soupçonnés et enfin encore un autre fils, 5 jours avant son propre décès. Il n’est pas surprenant qu’Auguste avait ridiculisé ce tyran en s’écriant: « Il vaut mieux être le porc d’Hérode que son fils. » Ce qui est pire, c’est qu’il était littéralement mis hors de lui à la fin de sa vie, quand il entendit que le Roi des juifs venait de naître. En ne sachant pas que ce Roi spirituel n’avait rien à voir avec lui, sa jalousie maladive l’amena aussitôt à massacrer tous les petits enfants de Bethlehem. (Mt 2:16) Le temps d’Hérode, c’était une période sombre, sinistre et calamiteuse dans l’histoire d’Israël. « Au temps d’Hérode » dans le verset 5 était donc une caricature de l’horrible situation du régime de terreur d’Hérode.

En outre, depuis l’apparition du dernier prophète de l’époque de l’Ancien Testament, il n’y avait plus de prophète pour Israël pendant quatre siècles. Il semblait que la lampe de Dieu fût éteinte, et que la puissance des ténèbres dominât sans limite sur le monde. Cependant il y avait à cette époque une attente silencieuse, mais forte quant à la prochaine venue du Messie parmi des pieux d’Israël. En cette ère messianique, Jean-Baptiste fut investi d’une tâche particulière en tant que précurseur du Messie. Alors Dieu prépara la naissance de Jean à travers un pieux et vieux couple : Zacharie et Elisabeth. Selon le verset 5, ils appartenaient l’un et l’autre à la race sacerdotale: Zacharie à la classe d’Abia et Elisabeth à la classe d’Aaron. Quelle était le mode singulier de leur vie? Lisons le verset 6. « Tous deux étaient justes devant Dieu, et suivaient d’une manière irréprochable tous les commandements et les ordonnances du Seigneur. » Qui peut oser dire « je suis juste devant Dieu »? Somme toute, Luc dit qu’il y eut au moins deux raisons pour lesquelles ils étaient justes devant Dieu.

En premier lieu, ils étaient justes devant Dieu, puisqu’ils menaient une vie de foi, en obéissant à la parole de Dieu. Les croyants vivent toujours au milieu des incrédules. De nos jours, un grand nombre des personnes âgées habitent dans des maisons de retraite l’EHPAD par exemple dont la condition est reprochée de nos jours en tout cas, en passant la plupart de leur temps dans l’oisiveté. Leur sort, en attendant la mort ou une ou deux visites de leurs progénitures, nous semble être triste, mais ce qui est le plus triste, c’est qu’ils sont incrédules. La situation humaine sous un tyran de l’époque aurait été différente de la nôtre. Les jeunes travaillaient nuit et jour plus de 60 h par semaine. Le taux de chômage était de 0%, mais ils ne touchaient comme salaire qu’une portion de nourriture chacun, un peu comme la situation à la veille de la révolution française. Les vieillards n’auraient pas touché de retraite. Presque toutes les catégories professionnelles se seraient désespérées, sans avoir le droit de manifester en quoi que ce soit. Mais il y a un point commun, à part que chacun vive avec la philosophie de sauve-qui-peut, c’est que les habitants sont fort incrédules. Etre un peuple élu ne les aidait pas. A la première vue, le couple de Zacharie et Elisabeth n’avait pas trop de différence d’avec d’autres personnes du troisième âge. Mais ils en avaient une. Zacharie et Elisabeth avaient la foi en Dieu. Au lieu de s’inquiéter de lendemain sur la sécurité ou de divers problèmes personnels et sociaux, ils fixèrent leur regard sur Dieu et suivaient d’une manière irréprochable tous les commandements du Seigneur. Remarquez le pléonasme dans la description de Luc: irréprochable pour tous les commandements et ordonnances. Leur conduite et leur vie se conformaient impeccablement à tous les ordres de la loi. Cette obéissance absolue venait de leur crainte pieuse envers Dieu.

En effet, Zacharie et Elisabeth ne faisaient aucun compromis avec le monde, ni avec la politique d’Hérode, si menaçante soit-elle. Jean dit: n’aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde. Tout le monde s’ajustait à l’éthique de circonstance. Mais pas Zacharie. Zacharie, courageux en vint à devenir père d’une foule de brebis de sa nation. Nous avons beau servir une brebis, si nous aimons le monde, car comme le dit Jean, si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui. Donc, il est normal que la brebis s’éloigne, si nous aimons le monde. Nous pouvons avoir la passion sur certaine matière, mais nous ne devons pas l’aimer. Zacharie et Elisabeth étaient bons bergers car ils vivaient devant Dieu et refusaient le monde. De plus, cela révèle leur caractère droit et intransigeant en ce qui concerne le problème de la justice. Bien sûr qu’ils n’étaient pas du parti des zélotes, mais ils étaient les gens qui acceptaient difficilement l’injustice du monde, car leur examen de conscience permanent leur dictait que c’était contre le décret de Dieu. A mon avis, ce droit caractère aurait pu influer sur leur futur fils Jean-Baptiste, à tel point que celui-ci fut décapité par les autorités. La plupart des chefs religieux de son époque étaient des privilégiés. Ils étaient considérés comme des gens distingués, pieux et nobles aux yeux du peuple, mais tous n’étaient que des hypocrites, qui ne croyaient pas vraiment en la puissance de Dieu. (2 Tm 3:5) Les Sadducéens par exemple n’acceptaient pas la résurrection, l’existence des anges et l’immortalité. Par contre, Zacharie et Elisabeth acceptaient Dieu comme Dieu et croyaient en la parole de Dieu comme parole de Dieu. A cause de son caractère intransigeant et droit, Zacharie aurait pu être montré du doigt par ses voisins et recevoir la pression des pairs parmi ses collègues sacerdotaux. Mais ils ne se laissaient pas troubler par les regards humains, mais avec crainte et tremblement devant Dieu, ils obéissaient à tous les commandements de Dieu.

Par rapport à la puissance militaire de l’empire romain et au pouvoir despotique du tyran, la vie de foi de ce vieux couple semblait être tellement minable, qu’il n’ait aucune possibilité de contribuer à l’amélioration de l’état spirituel de leurs contemporains, sans parler de changement du courant d’histoire. Mais l’optique de Dieu est différente. Aux yeux de Dieu, leur vie pieuse dans l’obéissance à la parole divine était plus précieuse que tout le trésor de la nation d’Israël, plus puissante que tous les hommes politiques rassemblés. Comme ils étaient justes devant Dieu, Dieu reconnut leur foi et l’approuva. Dieu bénit leur vie. Malgré leur âge avancé, ils avaient la vigueur de la jeunesse et leur vie était semblable à celle d’un arbre planté près d’un cours d’eau. En fait, elle servait de lampe de Dieu qui éclairait leur génération ténébreuse. Nous pouvons apprendre ici que la vie obéissante à la parole divine semble être une vie rétrograde ou parfois solitaire et moquée, mais elle est la vie la plus sûre et victorieuse (Mt 7:24-27), et par-dessus tout, elle plaît à Dieu.

En second lieu, Zacharie et Elisabeth étaient justes devant Dieu, parce qu’ils surmontaient dans la foi un élément fataliste de leur vie. Quelle était donc leur problème de la vie? Le verset 7 dit qu’ils avaient un problème: l’absence d’enfant dans leur foyer. Comme nous savons bien, les enfants sont une source de joie et de consolation pour leurs parents. Mais ces deux époux ne purent entendre la voix d’enfants dans leur maison et personne ne les accueillait à leur retour à la maison. Leur sentiment de malheur aurait pu s’aggraver par une conception religieuse. L’opinion commune était en effet à cette époque que Dieu bénissait ses fidèles serviteurs en leur donnant des enfants. C’est pourquoi surtout Elisabeth avait honte de sa stérilité à la pensée que c’était un châtiment divin. (25) Il aurait été certainement douloureux de supporter le regard moqueur des voisins qui disaient, « Quelle vie ennuyeuse sans enfants. A quoi bon servir fidèlement Dieu!”

Toutefois Zacharie et Elisabeth ne doutèrent pas de l’amour de Dieu, ni tombèrent dans l’incrédulité. Car ils avaient Dieu dans leur cœur, ils avaient l’espérance en Dieu. Leur réalité douloureuse les conduisait à s’attendre plus fort à Dieu, et leurs longues nuits de solitude les amenaient à prier ardemment devant Dieu, et leur triste sort les poussait à espérer davantage la venue du Messie. Barry Danylak dit que le célibat est un signe du royaume qui vient. Paul l’argumentait dans le chapitre 7 de 1e Corinthiens. Quoi que couple, leur vie sans enfant est comparable à la vie de célibat. Selon les statistiques d’Insee, 40 % de la population, 55% si on comprend veufs et divorcés pour les 15 ans et de plus en France, et croissant sans cesse pour arriver respectivement 50% et 60%. Dans leur solitude ils s’approchaient de Dieu et creusaient la joie dans l’amour de Dieu. Je connais une missionnaire américaine en Corée dans les années 60 après la guerre de Corée, qui se consacrait à l’œuvre d’évangélisation en collaboration avec un pasteur coréen, et vit comme un grain de blé dans son célibat, elle devint une source de salut de multiples coréens dans la souffrance après-guerre. En tout cas, nous trouvons ici que Dieu entraînait Zacharie à travers l’absence d’enfant et sa solitude profonde pour qu’il ait appris enfin la qualité digne d’un noble père. Si Dieu utilisait le caractère intransigeant et droit de Zacharie pour son futur enfant, Dieu envoya une épreuve de longue haleine pour façonner le père pour l’éduction de son enfant. De même, Dieu fortifie la foi de ses élus par le moyen des épreuves; par l’échec à un examen, par un accident imprévu, par un manque d’argent, par la santé fragile, par le tournement de dos des confidents, etc. Il est vrai que de telles épreuves paraissent être au premier abord un sujet de tristesse et non de joie, et à la légère différence de Zacharie, certains peuvent se vexer et frappent la table du poing à l’étonnement de leurs enfants; mais comme une question de temps, si on persévère, elles procurent plus tard un paisible fruit de justice à ceux qu’elles ont formés. (Hé 12:11) Chacun a un problème fataliste dans sa vie, et chacun sert Dieu dans une difficulté quelconque. Mais ce ne doit pas être un sujet de désespoir, ni d’angoisse en permanence. Car ce n’est pas la volonté de Dieu. Dieu veut que chacun vienne s’approcher de lui tel qu’il est, sans se camoufler. Dieu veut façonner ses élus et dans son temps, décidemment, il veut bénir ceux qui persévèrent dans la confiance, car il voit leur centre de cœur. Que Dieu fortifie notre foi en nous permettant de supporter des épreuves qui nous sont proposées par sa bonté en lui faisant entièrement confiance.

II. Les prières de Zacharie (8-13)

Dans l’ancien monde des Juifs, il y avait beaucoup de sacrificateurs et les fonctions sacrées ne suffisaient pas à les occuper tous. Ils voulaient avoir le privilège d’entrer dans le sanctuaire et d’offrir le parfum. Tout de même, un grand nombre d’entre eux moururent sans avoir ce privilège pendant leur vie. Zacharie fut désigné par le sort, suivant la coutume du sacerdoce, pour entrer dans le temple du Seigneur et pour offrir le parfum. (8,9) C’était un grand jour pour Zacharie. Il se chargeait de prier pour son peuple; pour la rédemption d’Israël, pour sa liberté de l’oppression des colonisateurs romains ainsi que le pardon des péchés de son peuple. En dépit de son problème personnel dans son foyer, Zacharie était prêt à assumer ses fonctions saintes, avec joie, selon sa fidélité habituelle à Dieu.

En effet, c’était une grâce immuable de Dieu qui fut arrivé à Zacharie. Le fait que Zacharie fut désigné par le tirage de sort nous en dit long que Dieu choisit son peuple comme par hasard. Mais il est certain que son choix est providentiel. Il veut choisir ses hommes selon sa volonté. Je remercie Dieu d’avoir choisi un couple coréen qui fuyait loin de la capitale pour aller dans la campagne, dans une ville de méditerranée et lui faire rencontrer par hasard un couple français en concubinage à l’époque pour collaborer à l’œuvre de Dieu. Dieu les a envoyés comme par hasard à Orléans et les a fait rencontrer par pure hasard une russe et une chinoise qui ne savaient vraiment quoi faire dans leur vie puis comme par hasard mais par la foi, elles se marièrent avec un berger et un missionnaire, qu’elles ne connaissaient pas trop, c’est ça le mariage de foi, me semble-t-il, en tout cas par elles, les deux garçons qui ne savaient quoi faire non plus étaient sauvés de leur célibat involontaire. Ils étaient vraiment pauvres à l’époque. Un autre moment, Dieu a choisi je ne sais pourquoi, une américaine qui était venu de loin mais perdue en France, puis, il a choisi par hasard une sœur qui ne savait quoi faire, mais qui s’attacha à l’église malgré le départ de plusieurs de ses connaissances, et Dieu a choisi une sœur qui venait de monter du sud de la France à la capitale mais vagabondait avec ses amants qu’elle n’aimait pas trop. Dieu conduit un frère de l’est de la France pour s’inscrire à Paris et qui était en train de se balader dans la rue de Saint-Jacques et qui est tombé dans un centre allumé et y entra vraiment comme par hasard pour commencer à étudier la Bible, attrapée par un missionnaire. Un frère a un jour tiré de son tiroir la carte d’invitation laissé par les sœurs et vint au centre pour voir ce à quoi ça ressemblait, puis restait avec sa femme qui pourtant voulait aussitôt partir. Un frère fut frappé par le témoignage d’une sœur dans la classe par hasard et encore par hasard en participant au concert de musique chrétienne, en vint à rester. Tout cela semble être l’histoire d’un conte plein de « par hasard ». Mais ce qui est indéniable, est qu’à chaque histoire, il y eut une inévitable providence derrière. Et tous ces frères et sœurs se décidaient un moment ou l’autre à suivre Jésus selon l’appel de Dieu. La vie de mission n’était pas facile du tout, car des découragements et déceptions les attendaient. Mais tous ces frères et sœurs acceptèrent l’appel et ils étaient si sacrificiels pour Dieu. Après quelque temps, les enfants de seconde génération sortaient de je ne sais où et commencèrent à arriver un à un avec leurs yeux tous ronds et étincelants comme les étoiles et grandissaient jusqu’à devenir Messieurs et Mesdemoiselles en ce moment. L’événement récent des gilets jaunes m’a rappelé que j’ai versé 1/4 de mon revenu sur la route pendant le ministère d’Orléans de 5 ans, car j’ai travaillé à Chartres, mais j’étais assez bien rémunéré pour subvenir au besoin de la famille et pouvant nourrir un peu les collaborateurs dans le besoin. C’était la grâce. La France a vraiment besoin de la grâce de Dieu pour le besoin matériel manquant, c’est laborieux de joindre les deux bouts chaque fin du mois. Mais le besoin le plus urgent est ailleurs, c’est que Dieu lui envoie beaucoup d’ouvriers de moissons comme le sacrificateur Zacharie et sa femme Elisabeth. Que Dieu aide la France comme royaume de sacrificateurs et une nation sainte en envoyant et élevant beaucoup de disciples sacrificiels.

Les devoirs essentiels des sacrificateurs à l’époque étaient de servir le Seigneur dans le sanctuaire, d’enseigner la Loi au peuple et d’offrir le parfum. Offrir le parfum correspond à la tâche d’intercéder par les prières en faveur des brebis. Paul en tant que sacrificateur de l’Evangile de Dieu pour les païens, s’acquittait du service sacré pour les amener à l’obéissance de la foi. Il a confessé qu’il ne faisait aucun cas de sa vie, comme si elle lui était précieuse, pourvu qu’il accomplisse ce ministère. (Ac 20:24) De même, il nous importe d’être fidèle à notre service de sacerdoce: rendre témoignage à la bonne nouvelle de la grâce de Dieu, faire la prière intercédant pour les brebis. A la fin de cette année, nous devons nous efforcer davantage de prier en faveur des brebis.

Au moment où Zacharie se tint tout seul à l’autel pour y offrir le parfum, un ange du Seigneur lui apparut. En le voyant, Zacharie fut troublé, la crainte s’empara de lui. Pourquoi? Parce que les Hébreux pensaient qu’ils mourraient s’ils voyaient Dieu de leurs yeux. Regardons le verset 13. « Mais l’ange lui dit: Soit sans crainte Zacharie ; car ta prière a été exaucée. Ta femme Elisabeth t’enfantera un fils, et tu l’appelleras du nom de Jean. » Ce verset nous suggère une autre raison pour laquelle Zacharie fut troublé. Pendant qu’il priait pour son peuple comme son devoir saint, il pria en même temps pour lui-même, en disant peut-être « Oh Seigneur, aie pitié de moi et ma femme, donne-nous un fils, s’il te plaît. » En général, un sacrificateur aurait pu juger inconvenant d’exprimer à un tel moment dans sa prière un souci personnel. Quand Dieu intervint dans sa prière, il s’aperçut enfin avoir prié pour lui-même. En tous cas, l’esprit de prière de Zacharie est admirable pour deux points suivants:
D’abord, sa prière était vraiment persistante. Il n’avait jamais renoncé à tout espoir d’avoir un enfant dans sa prière. Probablement, il se mit à demander dans sa prière pour avoir un enfant depuis 10 mois après son mariage. Il était sans doute impatient de savoir si sa femme avait la nausée. En ne trouvant aucun signe dans son estomac, il attendait encore deux ou trois ans une bonne nouvelle. Mais c’était encore en vain, il persistait quand-même à prier. De cette manière, il demandait dans sa prière pour avoir un enfant jusqu’à sa vieillesse. Voici que maintenant Elisabeth devenait une vieille femme ridée comme grand-mère. C’est ainsi que Zacharie n’avait pas perdu sa confiance en Dieu même au temps de désespoir. Il crut sans aucun doute que Dieu lui donnerait un jour un enfant.

Ensuite, il tenait UN sujet permanent dans sa prière, et ce tout au long de sa vie. L’homme est par nature peu tenace, et s’embrouille au milieu des nombreux tristes souvenirs, accumulés au fil de temps dans sa tête. Mais Zacharie ne cessait de prier pour le seul et unique sujet sans jamais l’oublier. Ce n’est pas du tout facile pour des hommes sans ténacité. Le jeune peut bien démarrer la prière avec un bon cœur et une bonne disposition. Mais parfois, comme la maxime chinoise, son début est la tête de dragon, mais la fin est la queue de serpent. Zacharie était vraiment un prieur de grande ténacité. Dieu vit cette qualité de persévérance chez Zacharie et exauça finalement sa supplication. Enfin, Dieu l’établit à son âge avancé comme le père du plus grand prophète Jean-Baptiste.
Nous pouvons apprendre ici que Dieu utilise des hommes de prière. Il semblait que Zacharie et le peuple qui était dehors en prière ne fussent qu’un petit groupe religieux, mais impuissant pour transformer le courant du monde. Néanmoins, aux yeux de Dieu, ils étaient des faiseurs de l’histoire, car Dieu était avec eux. Il nous faut croire donc que comme Jacques le dit, la prière agissante du juste ait une grande efficacité. (Jc 5:16) Nous avons prié depuis quelques années pour évangéliser 13 campus parisiens. Des gens au tour de nous se moquaient de ce sujet qui leur parait irréalisable, en ayant considéré d’immenses barrières à franchir. C’est vrai que la barrière de la laïcité et la barrière de l’athéisme et l’humanisme en France sont très hautes. Cependant, si nous persévérons dans la prière, Dieu sera apte de nous écouter. Il viendra nous secourir et nous faire établir à chaque campus un ancêtre de foi, une nouvelle génération de la foi pour le pays. Depuis 3 à 4 ans, Dieu est en voie de former notre ministère comme une forteresse pour l’évangélisation du pays. Continuons et persévérons comme Zacharie. Si nous avons la foi et purifions nos cœurs, Dieu ne tardera pas de nous bénir et établir de multiples disciples dans le pays.

III. Grand devant le Seigneur (14-17)

Regardons les versets 14-17. C’est une prophétie de l’ange en ce qui concerne le fils de Zacharie, Jean qui va naître. Le point capital de cette prophétie est que Jean sera grand devant le Seigneur. Nous pouvons découvrir quelques facteurs qui méritent sa grandeur.

Premièrement, il sera grand devant le Seigneur, car il est un don gracieux de Dieu pour le salut du monde. Selon les versets 13 et 14, la naissance de Jean portera une grande joie à ses parents, mais en même temps beaucoup se réjouiront de sa naissance. Pourquoi? Parce qu’il sera né dans la providence de Dieu. Si son nom était comme on espérerait, « Zacharie le Jeune » ou « Petit Zacharie » selon le nom de son père, il ne serait un sujet de joie que pour ses parents. Mais l’ange dit à Zacharie, « Tu l’appelleras du nom de Jean. » Le nom de Jean, selon l’étymologie hébraïque, signifie « l’Eternel fait grâce de Dieu. » Dieu a choisi Jean comme son serviteur, précurseur du Messie et pour proclamer que l’Eternel est miséricordieux à son peuple. Bref, nous pouvons dire que Jean est grand, non parce qu’il était capable, mais parce qu’il était venu de Dieu et que Dieu était avec lui.

Deuxièmement, il est grand devant le Seigneur, car il menait une vie pure. Regardons le verset 15h. « Il ne boira ni vin, ni boisson enivrante, il sera rempli de l’Esprit Saint dès le sein de mère. » Quand Dieu regarda le monde, celui-ci était souillé de péchés. Alors Dieu envoya Jean afin qu’il mène une vie pure contre la corruption du monde et la tendance à la recherche du plaisir. Jean vivait dans l’intégrité devant Dieu. Dans ce but, il ne buvait ni vin, ni boisson fermentée, ni gastronomie luxueuse. Par contre il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage, il s’habillait d’un vêtement de poils de chameau, et il dormait dans un endroit inconfortable du désert. (Mc 1:6) Quand il menait ainsi une vie pure, il n’était pas admiré. Les gens se moquaient plutôt de lui, en disant, « Il a un démon. » (Lc 7:33) De toute façon, c’était sa vie pure qui lui permettait de devenir grand devant le Seigneur. Nous pouvons apprendre qu’il importe de passer saintement nos vacances de Noël avec la parole de Dieu.

Troisièmement, Jean sera grand devant le Seigneur en raison de sa mission. (16,17) Jean fut envoyé pour préparer le chemin du Seigneur. Sa mission particulière était de prêcher le baptême de repentance à tout le peuple, Cependant personne ne veut écouter le mot « repentir » à cause de son arrogance coupable. Il se peut donc que Jean était investi d’une tache très difficile à accomplir. Toutefois il ne cherchait pas à sauver sa vie, mais il cherchait accomplir sa mission à tout prix. Il ramenait beaucoup des fils d’Israël au Seigneur, leur Dieu. Il reprochait à ses contemporains leur corruption et leur perversion. Il reprochait aux pères leur irresponsabilité pour ramener le cœur des pères vers les enfants. Il reprochait aux jeunes leur esprit de rébellion et leur désobéissance pour les ramener à la sagesse de Dieu. Sa vie de mission était dure, et d’ailleurs elle s’est terminée par l’emprisonnement et la décapitation. Mais il n’était pas une victime du mal, en revanche il est grand pour toujours grâce à sa mission historique. Jésus dit à son égard, « Parmi ceux qui sont nés de femme, il n’y en a pas de plus grand que Jean. »(Lc 7.28)
Nos contemporains sont aussi corrompus et pervers. Ils se plongent aveuglement dans toutes les sortes de plaisirs. En outre, l’égoïsme domine très fort partout en s’infiltrant dans la vie humaine. La famille est brisée à cause de l’irresponsabilité et de l’immoralité de ses membres. En France, à cause des ruptures familiales, un grand nombre d’enfants et de jeunes souffrent dans leur âme. Selon une enquête de l’INED (Institut National d’Etudes Démographiques), un enfant sur deux, un chiffre étonnant, oublie son père qui ne le prend pas en charge. C’est un problème social sérieux dans notre génération, en engendrant le nombre croissant de suicide. Le problème, c’est qu’ils ne savent pas aboutir à la connaissance de Dieu faute de serviteurs envoyés. Nous sommes divinement appelés à notre époque pour cette mission de ramener les jeunes à la sagesse divine par la parole de Dieu proprement enseignée. Jésus dit qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent. (Lc 15:7) Il n’y aura pas plus grande joie qu’un pécheur soit amené par nous à la connaissance de Dieu et qu’il soit notre couronne selon l’expression de Paul.

Dernièrement, Jean est grand devant Dieu, parce qu’il était homme d’Esprit. Les versets 15b et 17a dit, « (Il) sera rempli de l’Esprit Saint dès le sein de sa mère, » « Il marchera devant lui avec l’esprit et la puissance d’Elle. » L’Esprit Saint était une source de sa puissance qui le rendait capable de faire l’œuvre de Dieu. On dit qu’Il était comme une réincarnation du prophète Elie. Car il était venu à une époque similaire à celle où avait vécu Elie. Au temps du roi Achab et de la reine Jézabel, personne n’avait osé de défier contre leur méchanceté avec laquelle ils avaient tué des prophètes de l’Eternel. Le peuple ne faisait que des cauchemars à la pensée de leur tyran horrible. Cependant, Elie, avec l’esprit et la puissance de Dieu, leur avait reproché le péché de faire se rallier les Israélites au culte de Baal. Puis en défiant tout seul les 450 prophètes de Baal et les tuant, il ramena son peuple au Seigneur. (1 Rois 18) De même, Jean-Baptiste reprocha au roi Hérode qui était extrêmement cruel, son immoralité et son meurtre. Jean était un homme de l’Esprit de Dieu. Nous pouvons apprendre ici que la puissance de l’homme vient de l’Esprit, que la force de la chair ne sert de rien. (Jn 6:63) Puis nous apprenons aussi que pour ramener une brebis à Dieu, nous devons nous revêtir de l’Esprit et de la puissance de Dieu.

IV. Dieu entraîne Zacharie (18-25)

Le message de l’ange adressé à Zacharie était la promesse divine de la naissance de son fils. Mais Zacharie trahit un doute sur l’accomplissement de ce qui lui fut annoté. Il dit à l’ange, «À quoi reconnaîtrai-je cela? Car je suis vieux, et ma femme est d’un âge avancé. » Il était homme de prière, il avait manifestement la foi en Dieu. Cependant lorsque sa prière a été exaucée, il fut égaré un instant d’une piste de l’histoire de Dieu et tomba dans les pensées humaines. Autrement dit, il n’était au courant d’un sens d’histoire en Dieu. En tant qu’homme de Dieu, de perdre le sens d’histoire de Dieu même pour un moment n’est pas une chose de légère.

En réponse, l’ange dit à Zacharie, « Moi, je suis Gabriel, celui qui se tient devant Dieu; j’ai été envoyé pour te parler et t’annoncer cette bonne nouvelle. Voici: tu seras muet, et tu ne pourras parler jusqu’au jour où cela se produira, parce que tu n’as pas cru à mes paroles. » (19,20) En dépit d’un long entrainement par l’absence d’enfant, Zacharie en avait encore besoin pour comprendre le sens d’histoire de Dieu. Cette fois, il reçut l’incapacité de parler en guise d’entraînement. A sa sortie du temple, il ne put parler A son peuple, il essaya de faire des signes pour s’expliquer. Il devint drôlement un acteur de pantomime. A le voir faire des signes et rester muet, la multitude des gens qui étaient dehors comprirent qu’une chose extraordinaire s’était produite dans le sanctuaire. Nous apprenons ici qu’il ne faudrait pas refuser de croire à la puissance de la parole à cause de la condition humaine. Puis nous apprenons qu’il importe de faire attention à notre bouche, de peur de parler dans l’incrédulité ou de murmurer contre la volonté de Dieu.

Après cet incident, Elisabeth devint enceinte, confirmant ainsi ce qu’avait annoncé Gabriel. Elle se cacha et arriva au bout de cinq mois à la conclusion, en disant, « Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi. »(25) Elle confessa que Dieu avait enlevé sa honte d’une femme stérile, et que tout est possible à Dieu. Nous devons aussi expérimenter l’œuvre de Dieu dans notre vie, jusqu’à ce que nous puissions confesser, « Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi! »

En somme, nous apprenons dans ce passage qu’une vie de foi et d’obéissance à la parole divine est le plus puissant facteur de Dieu dans toute son histoire. Pour cela l’étude de la Bible en est la première étape. Amen!

HEUREUX, L’HOMME… (Psaumes 1:1-6)

HEUREUX, L’HOMME…

Psaume 1 :1-6
Verset clé 1 :2

« Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel, et qui médite sa loi jour et nuit ! »

Il y a en tout 150 psaumes. Le livre des Psaumes se divise en 5 parties. Quoi que le livre des psaumes se divise en 5 parties, ces 5 parties sont toutes les louanges à Dieu Tout-puissant, et les prières des psalmistes et leurs témoignages personnels à l’amour et la grâce de Dieu. Le psaume 119 est le psaume le plus long avec 176 versets. Les Psaumes 1 et 23 sont les plus aimés des hommes. On utilise Psaume 1 pour la méditation profonde afin que l’homme reçoive de lui des conseils de Dieu et réalise sa destinée finale en tant qu’un être humain en se basant sur le règne souverain de Dieu. D’un autre côté, Psaume 23 est cité surtout aux services funéraires et toutes les sortes d’événements tragiques pour réconforter les âmes humaines. Psaume 1 est un psaume profond et large. Psaume 1 nous enseigne sur la volonté souveraine de Dieu envers l’humanité qui est sa création. De même, il nous enseigne sur le fait que la destinée de chaque homme est déterminée par comment il marche devant les yeux de Dieu.

Premièrement, « heureux l’homme ». Regardez le verset 1. « Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, qui ne s’arrête pas sur le chemin des pécheurs » Dans le monde il y a deux sortes d’hommes. L’une comprend les heureux et l’autre comprend les malheureux. L’homme heureux est aussi l’homme joyeux. Il y a une histoire sur un heureux paysan. Il travaillait dans son moulin et il chantait toute la journée ses chants mélodieux. De là naquit une musique « le joyeux paysan » (Merry peasant) Il était toujours heureux parce qu’il aimait Dieu et aussi ses enfants, et en particulier il aimait sa femme et sa maman. D’un autre côté, il y avait un roi dans son territoire. Mais le roi était très malheureux parce qu’il s’ennuyait trop de sa vie luxueuse. Le bonheur de l’homme ne dépend pas de la condition humaine mais de combien il travaille fort et combien il reconnaît le sens de la vie.

Bibliquement parlant l’homme heureux est celui qui est béni par Dieu. Il y avait une histoire amusante d’une femme d’un pays du tiers monde qui était l’aînée de sa famille. Un jour elle accepta Jésus comme Sauveur et devint chrétienne. Son père était décédé il y a longtemps et elle avait le droit de recevoir quelques millions d’euros comme son héritage. Mais elle n’a rien reçu car sa mère, qui était veuve, ne voulut rien lui donner en raison de sa foi en Jésus. Quand son fils fut admis dans une université renommée de son pays, vu la cherté de la scolarité, elle lui demanda de la soutenir pour l’étude de son fils. Mais la grand- mère de cet enfant refusa. Mais si on remonte un peu, une chose très étrange s’était passée quand il était encore petit. Le garçon pleurait pendant 15 minutes chaque fois que sa grand-mère venait le voir. Et quelques fois il pleurait même pendant une heure jusqu’à ce qu’elle le quittât. Peut-être qu’il ne se sentait pas très bien du fait que la grand-mère était non croyante. Ce qui est encore plus étrange était qu’un chien qui s’appelait petit Mickey qui semblait être toujours heureux se mit à aboyer chaque fois que cette grand-mère venait, et ce si férocement, qu’elle était obligée de partir précipitamment. Elle avait de l’argent dans la banque comme une montagne, mais elle n’était pas accueillie par son petit-fils ni par le chien. C’était vraiment étrange de voir ce gentil petit garçon pleurer le chien petit Mickey aboyer autant contre cette vielle dame incrédule. Peut-être qu’elle était profondément offensée du fait que petit Mickey aboyait continuellement à sa vue. Elle avait une énorme somme d’argent, mais elle était très malheureuse.

Il y a un exemple d’un homme malheureux dans la Bible. Il était un homme extrêmement riche dans la plaine de Juda nommé Nabal au temps de David. Sa femme était cette belle femme Abigaïl. Comme un criminel politique, David errait à l’époque avec sa troupe ici et là dans le désert. Mais étant bienveillant, David protégea les bergers et le troupeau de Nabal pendant un certain laps de temps. Plus tard il voulut se faire fournir quelques matériels nécessaires par Nabal pour sa troupe nécessiteuse, en lui envoyant quelques-uns parmi ses hommes en son nom. Mais Nabal refusa de leur donner, quoi que tous sachent que David était un homme juste de Dieu et qu’il leur ait fourni d’ailleurs la protection de ses biens. Il but pendant toute la nuit et s’amusa de sa richesse en recevant le service de ses serviteurs. Et le lendemain il entendit que David était sur le chemin de monter vers lui avec sa troupe. Tout à coup son cœur s’arrêta et son corps devint raide comme une pierre. (1S 25 :37) Nabal voulait être heureux avec son argent et le plaisir qu’il lui fournit mais cela ne marchait pas comme il voulait. Les gens de ces exemples sont tous les gens malheureux, simplement parce qu’ils n’ont pas de crainte de Dieu dans leurs cœurs.

Mais il y a aussi beaucoup d’hommes heureux même si la vie semble être si difficile à supporter. Parmi les hommes, Roi David semble être un personnage remarquable. En bref, nous pouvons le décrire comme vrai heureux homme et un homme vraiment béni par Dieu. Au temps du Roi David, le fils aîné était honoré. Le second fils était aussi proprement honoré. Mais le cadet de sa fratrie, David, n’était pas honoré. Il était un garçon de commission de son père et parmi ses sept frères aînés (1Sa 16 :7). Quand le prophète Samuel vint pour oindre un roi parmi les fils d’Isaï, il vit d’abord Eliab, Abinadab et Chamma. Isaï les présenta à Samuel parce qu’ils étaient les aînés, et leur apparence extérieure superbe. Mais Samuel dit, « Non. » C’était parce que Dieu dit à Samuel, « l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Eternel regarde au cœur » (1 Sa 16 :11). Le fils cadet, David, était amené à être oint comme roi d’Israël. Ces jours, les fils et les filles cadettes sont aimés jusqu’à ce qu’ils soient complètement gâtés.

David était oint comme Roi d’Israël. Mais sa vie n’était pas si douce ; Dieu lui donna la divine discipline à travers Roi Saül. Le roi Saül, à cause de sa jalousie de David, fit tout ses efforts pour le détruire jusqu’à ce que Saül se fasse détruire par sa propre épée, au lieu qu’il soit tué par l’épée des Philistins (1 Sa 31 :3). Mais dans sa vie fugitive interminable, David n’était pas malheureux. David était plutôt très heureux. Dans psaume 23 :1 David dit : « l’Eternel est mon berger je ne manquerai de rien ». Encore, dans 23 :4, David dit, « quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort je ne crains aucun mal car tu es avec moi ». Il fut plusieurs fois confronté au moment critique de la vie parce que le roi Saül cherchait à le détruire. Mais il avait la crainte de Dieu et croyait que Dieu le protégerait. Donc, il n’avait peur d’aucune situation adverse. Il était toujours heureux. David était un soldat. Il combattait pour établir le Royaume Uni d’Israël selon la volonté de Dieu. Chaque fois, le combat était si féroce qu’il fut confronté à nombreux moments critiques causés par les ennemis. Une fois, David était presque mort par le soldat Philistin Yichbi-Benod dont la lance était du poids de trois cents sicles de poids de bronze et qui avait une épée neuve à la ceinture. Il était un puissant soldat dans l’armée des Philistins et parla de frapper David. Mais Général Abichaï vint rapidement au secours de Roi David et le fit mourir (2Sa 21 :15-17). Après cet événement, David écrivit la célèbre louange à Dieu qui est écrit deux fois dans la Bible malgré la longueur de plus de 50 versets. David reconnut que tout au long de sa vie le Dieu bon ne l’oubliait pas et venait chaque fois secourut sa vie. Il aurait dû être malheureux à cause des ennemis qui ne cessaient d’en vouloir à sa vie. Mais il n’était pas malheureux à cause des terribles événements. Plutôt, il louait Dieu et remerciait Dieu.

David était oint comme Roi d’Israël et en vint à accomplir la volonté de Dieu en établissant enfin le Royaume Uni d’Israël. Mais il ne s’enorgueillit pas. Comme d’habitudes, il aimait son peuple comme lui-même. Une fois, il était dans un combat dans le processus d’établir le Royaume Uni d’Israël. David se dit à lui-même. « Qui me fera boire de l’eau de la citerne qui est à la porte de Bethléem ? » Dès que ces mots frappèrent les tympans de leurs oreilles, ses 3 vaillants généraux se levèrent et partirent ramener de l’eau de la citerne en faisant une brèche aux camps des ennemis qui encerclait la ville. Etant surpris, David n’osa pas boire de l’eau qu’ils avaient puisée au prix de leurs sang (2Sa 23 :17). David ne put faire que remercier Dieu de lui avoir accordé de tels serviteurs fidèles et braves. Quand nous lisons les psaumes, nous apprenons que la plupart des psaumes étaient composés par David et ils étaient surtout composés au milieu d’ardents combats et guerres. Même malgré l’angoisse des guerres meurtrières, David n’oublia jamais Dieu. Loin de ne penser qu’à être sauvé par son aide, plutôt il ne cessait de louer et remercier Dieu qui l’aiderait et le sauverai. En un mot, il était heureux. Avec cette foi il combattait pour la gloire de Dieu et put enfin établir le Royaume Uni d’Israël selon la volonté de Dieu. David en dit long du secret de la victoire.

Une fois, le fils de David, Absalom se rebella contre lui et s’empara de son royaume (2Sa 15-18). David fuit pour sauver sa vie avec ses sujets. C’était le moment le plus sombre pour David, parce qu’il était trahi par son propre fils Absalom. Sur le chemin, Chimeï, l’homme méchant, maudit le roi David, en lui jetant des pierres (2Sa 16 :6). Le général Abichaï dit au roi David, « Pourquoi ce chien mort maudit-il le roi mon Seigneur ? Laisse-moi donc passer, et je lui couperai la tête » (2Sa 16 :9). David dit, « Laissez-le et qu’il maudisse, car l’Eternel le lui a dit. Peut-être l’Eternel regardera-t-il ma peine et me fera-t-il du bien en retour de sa malédiction d’aujourd’hui » (2Sa 16 :11b,12). Ici nous voyons que David avait la racine profondément jetée en Dieu. Quelle magnifique foi possédait David pour épargner la vie d’un tel homme ! C’était parce qu’il aimait Dieu. Ainsi de multiples hommes puissants le suivaient-ils de tous les coins et de toutes les régions et s’apprêtaient à donner leur vie pour le roi David. Quand David était juste avec Dieu, Dieu le bénit en lui permettant enfin d’établir le Royaume Uni et Théocrate d’Israël, une tâche incommensurable.

Deuxièmement, prendre plaisir de la loi de l’Eternel. Regardez les versets 2-3. « mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Eternel et qui médite sa loi jour et nuit. Il est comme un arbre planté près d’un cours d’eau, qui donne son fruit en son temps, et dont le feuillage ne se flétrit pas : Tout ce qu’il fait réussit. » En tant qu’enfants de Dieu, la 1ère chose que nous devons faire est de méditer la loi de l’Eternel. Dans le verset 2 la loi de l’Eternel se réfère à la parole de Dieu. La parole de Dieu, les 10 commandements (Ex 20) furent donnés à Israël par l’intermédiaire de Moïse. Ces 10 commandements sont devenus la base des lois de toutes les nations, depuis le début jusqu’à ce début du 21e siècle. Autrement dit dans le monde, il n’y a pas de loi. La loi vient de l’Eternel et par elle il donne l’ordre dans ce monde. Par elle, il donne la vie aux hommes. La loi de l’Eternel fait les hommes avoir le discernement jusqu’à pouvoir voir le royaume de Dieu. La parole de Dieu nous fait connaître que Jésus est le Fils de Dieu.

Pourquoi la parole de Dieu est-elle si importante ? C’est parce qu’elle est la parole DE Dieu. La parole de Dieu est tri-dimentionnelle et toutes les autres choses sont bi-dimentionnelles. Toutes choses : littérature, musique, et tous les principes, venaient de la parole de Dieu. Par exemple « Anne Karerine » de Tolstoï est une histoire partielle du sermon sur la montagne (Mt 5-7). « Crime et châtiment » de Dostoïevski est exactement l’histoire de Caïn dans l’ancien testament. « Les misérables » de Victor Hugo est une adaptation de l’histoire de comment Jésus a guéri les femmes malades. « La divine comédie » de Dante est une histoire zoomée d’une partie de la Bible. « Messie » d’Haendel et « Gloria » de Mozart et encore beaucoup d’autres œuvres magnifiques sont inspirées de la Bible. Toutes choses changent. Mais la parole de Dieu ne change jamais. C’est pourquoi nous devons méditer la parole de Dieu jour et nuit. Ainsi nous pouvons nous enraciner dans la souveraineté de Dieu et dans l’amour de Dieu et nous devenons stables. Psaumes 119 : 105 dit « Ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon sentier. » Du point de vue historique le féodalisme, le communisme, le capitalisme, l’impérialisme et le mammonisme ont fait beaucoup de dégâts aux hommes et ces choses sont disparues ou sont en train de disparaître. Même les hommes disparaissent. Mais la parole de Dieu est éternelle (1P 1 :24,25). Alors, jusqu’à quel degré devrions-nous méditer la parole de Dieu ? Nous devons la méditer jusqu’à ce que nos yeux languissent. Psaumes 119 :123 dit « Mes yeux languissent après ton salut et après la promesse de ta justice. »

Quel est le résultat du fait qu’on médite sur la parole de Dieu ? Quand nous méditons sur la parole de Dieu nous en venons à savoir que Dieu a envoyé son Fils unique Jésus-Christ dans ce monde comme le sacrifice de rançon. Finalement Dieu fit répandre son sang sur la croix pour le péché du monde. Quand nous méditons sur la parole de Dieu, nous pouvons réaliser l’amour de Dieu. Quand nous réalisons l’amour de Dieu, nous pouvons aimer Dieu. Nous pouvons aimer nous-mêmes. Chacun peut aimer son conjoint. Les belles-filles peuvent aimer leurs belles-mères et vice versa. Nous reconnaissons que nous recevons le pardon des péchés, nous aussi reconnaissons que nous avons la vie éternelle et glorieuse à travers son Fils Jésus. De plus, nous avons le royaume de Dieu comme notre héritage. Regardez le verset 2. Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Eternel, et qui médite sa loi jour et nuit !… » Le vrai plaisir vient de ce qu’on médite sur la parole de Dieu. Quand nous méditons sur la parole de Dieu, nous pouvons être vraiment heureux.

Dans un problème fataliste de l’absence d’enfant, la couple de Zacharie et Elisabeth ne devint pourtant pas fataliste, mais se réfugiait constamment dans la parole gracieuse de Dieu. Ils eurent certainement coutume de se réciter l’un à l’autre un verset avant de dormir. Ainsi une nuit, Zacharie se mit à citer Psaume 1 :1, « Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, qui ne s’arrête pas sur le chemin des pécheurs et qui ne s’assied pas sur le banc des moqueurs. » Alors Elisabeth y répondit en citant à son tour le verset suivant, « Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Eternel, Et qui médite sa loi jour et nuit ! » Enfin, les deux unirent leur voix pour citer le troisième, « Il est comme un arbre planté près d’un cours d’eau, qui donne son fruit en son temps, Et dont le feuillage ne se flétrit pas : Tout ce qu’il fait réussit. »

Troisièmement, un arbre planté près d’un cours d’eau (3) Le verset 3 dit « Il est comme un arbre planté près d’un cours d’eau, qui donne son fruit en son temps, et dont le feuillage ne se flétrit pas : Tout ce qu’il fait réussi. » Ce verset nous enseigne que ceux qui jettent la racine dans la parole de Dieu peut être très fructueux et plein de succès quoi qu’ils fassent, comme un arbre planté près d’un cours d’eau. Avant la conversion, le nom de Paul était Saul, Saul signifie « je suis le plus grand ». Il y avait un homme comme Mohammed Ali qui disait, « je suis le numéro 1. » Il avait une ambition politique. Mais après la conversion il en vint à connaître la parole de Dieu. En particulier, il entendit la parole de Dieu de Jésus Ressuscité. Dieu demanda à Ananias d’aider Saul. Mais il eut peur. Puis Dieu dit à Ananias dans Actes 9 :15,16. « Va, car cet homme est pour moi un instrument de choix, afin de porter mon nom devant les nations et les rois, et devant les fils d’Israël. » Nul doute que Saul dut avoir entendu la parole de Jésus Ressuscité via Ananias sur sa future mission. Sûrement, il dut avoir entendu que Jésus Ressuscité pardonna tous ses péchés. Nul doute qu’il crut qu’il avait reçu la vie éternelle quand il crut en Jésus. Nul doute qu’il crut que Jésus est le Fils de Dieu et par sa crucifixion et résurrection, le Christ Ressuscité lui donnerait le Royaume de Dieu comme son héritage.

Le Christ Ressuscité choisit, dira-t-on, un homme impropre. Un tel homme orgueilleux, Saul devint, pourtant si humble après la conversion et se fit appeler « Paul », un petit homme. Il confessa aussi dans 1Timothée 1 :15, « Je suis le premier des pécheurs. » Vu ce verset, Paul était sûrement le pire pécheur et c’était vrai, parce qu’il persécutait l’église de Dieu. Mais il loua la grâce de Dieu dans 1 Corinthiens 15 :9,10a qui disent, « car je suis, moi, le moindre des apôtres, je ne mérite pas d’être appelé apôtre, parce que j’ai persécuté l’Eglise de Dieu. Par la grâce de Dieu je suis ce que je suis. » A cause de sa foi en Jésus que Jésus est le Fils de Dieu et Jésus sauve les hommes de leurs péchés et les ramène à son royaume, il établit la théologie chrétienne qui était utilisée comme une arme nucléaire spirituelle. Dans sa théologie chrétienne, le livre des Romains est ubiquitairement victorieux, c’est-à-dire où que soit prêché l’évangile. Dieu conquérait le monde, commençant par un homme Paul et sa théologie chrétienne, et puis avec ses suiveurs.

Il y avait un professeur qui a pris Mt 6 :33, « Cherchez premièrement son royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus » comme son verset clé. Mais il ne vivait pas vraiment ce verset dans sa vie. Sa foi était de sa tête, non de son cœur. Il dissertait sur la bénédiction de Dieu, mais sa foi intellectuelle ne lui profitait pas vraiment, par conséquent il souffrait pendant plusieurs années d’une maladie chronique. Sa femme aussi retint le même verset mais elle s’inquiétait trop de l’argent. Elle souffrait de l’ulcère de l’estomac pendant ces 15 dernières années. Ils avaient la richesse et le renom. Mais ils étaient très malheureux parce qu’ils ne pouvaient pas manger le délicieux repas à cause de leurs conditions physiques. D’un autre côté, il y a une veuve avec sept enfants. Pendant la 2e guerre mondiale, elle avait perdu son mari. Elle travaillait dur et élevait ses sept enfants parce qu’il a cru en la véracité de Mt 6 :33, « Cherchez premièrement son royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus. » Ses six fils devinrent tous des personnes influentes dans leur pays au niveau de l’éducation nationale par leurs hautes études. Quand elle croyait en la promesse de Dieu en son cœur, Dieu bénit la mère veuve ouvrière.

Croire en la parole de Dieu amène l’homme à être comme un arbre planté près d’un cours d’eau. Vivre dans le monde est la souffrance elle-même. Et les situations du monde changent jour par jour. Il y a beaucoup de difficultés et beaucoup de tristesse dans le monde à cause des problèmes sociaux et personnels. C’est la raison pour laquelle il y a beaucoup d’hôpitaux de malades mentaux, des malades toxicomanes, des alcooliques, et des gens colériques. Mais ceux qui ont la parole de Dieu dans leurs cœurs sont comme un arbre planté près d’un cours d’eau. Pour l’arbre de la sorte, même s’il est frappé par une sècheresse pendant un mois ou deux, il garde toujours la vitalité à cause de l’hydrogène et les éléments nutritifs qu’il absorbe par ses racines jetées dans l’eau. Il en est ainsi de ceux qui s’enracinent dans la parole de Dieu, qui la méditent jour et nuit. Il ne connaît pas la famine du pays, son cœur est toujours épanoui et ne cesse de rayonner dans le pays la lumière de Dieu. Combien est-il merveilleux d’avoir la parole de Dieu dans nos cœurs ! Ces jours-ci nous lisons les Corinthiens le matin. Combien de fois pourtant l’avons-nous étudié? Mais merci Seigneur, car chaque fois que le cœur est renouvelé, Dieu fait descendre sa bénédiction dans nos âmes afin qu’elles soient pleinement rassasiées. Ceux qui ont la parole dans le cœur portent beaucoup de fruits, et ce chaque saison. L’arbre sourit au printemps par ses fleurs, offre l’ombrage aux oiseaux l’été, et en automne fournit les fruits abondants pour en faire régaler les hommes. Il en est de même pour ceux qui gardent la parole dans le cœur. Parfois, ceux qui ont la parole de Dieu dans leur cœur perdent beaucoup dans leur vie réelle à cause de leur foi, et souvent même persécuté sévèrement. Mais quoi qui leur arrive, ils prospèrent parce que Dieu prend soin d’eux. Il y a trop de gens qui disent, « de l’argent, de l’argent, de l’argent ! » Mais ils se désespèrent parce qu’ils savent qu’ils devront mourir sans en apporter une moindre somme. Mais ceux qui dévouent leurs vies à Dieu sont réussis et pleinement heureux. Nous devons être heureux en Jésus. Nous ne devons pas être malheureux, en n’ayant pas la parole de Dieu.

Qu’est-ce qui se passe aux méchants ? Regardons les versets 4-5. « Il n’en est pas ainsi des méchants : Ils sont comme la paille que le vent dissipe. C’est pourquoi les méchants ne résistent pas au jour du jugement, ni les pécheurs dans la communauté des justes. » Le psalmiste décrit les méchants si excellemment. Il compare les méchants à des pailles. Quand le vent souffle, ils disparaissent et nous pouvons trouver qu’il n’y a aucune trace des méchants. Comme nous le voyons, dans le monde, il y a le communisme, le capitalisme, le socialisme, et l’impérialisme. Mais ces choses rendent l’homme hors la loi. Ces jours, beaucoup de divorces se font sans aucune faute dans la cour. Cela montre qu’il n’y a pas de loi. Le peuple dans cette génération est devenu hors la loi comme le peuple d’Israël au pied du Mont Sinaï avant de recevoir les Dix Commandements. Les méchants sont ceux qui ne reconnaissent pas Dieu comme Dieu ou ne reconnaissent pas le serviteur de Dieu comme le serviteur de Dieu. Les méchants sont comme la paille. Dissipé par le vent, leur destination ne sera rien que l’enfer. Voulez-vous être comme les pailles ? Je ne le pense pas. Voulez-vous être les méchants qui finissent par l’enfer ? Je ne pense pas que vous voulez subir le sort des méchants.

En effet, le problème crucial des méchants est le jugement de Dieu. Ils pensaient que la mort est la fin de toutes choses. Ils vivent comme si de rien n’était. Même les religieux vivent comme de rien n’était. L’insouciance totale profitant de plein de privilège, jusqu’à ce que le problème s’éclate. Alors le seul refuge est la mort, après quoi tout sera fini. Même les religieux pensent ainsi. Hélas! ce n’est pas ainsi que ça se passe; après la mort, il y a le jugement. Pendant qu’ils vivaient ils faisaient toutes choses qu’ils voulaient faire. Ils ruinaient les vies de beaucoup de gens innocents. Ils dérobaient l’argent des autres et le cœur enfantin. Regardez le verset 5. « C’est pourquoi les méchants ne résistent pas au jour du jugement, ni les pécheurs dans la communauté des justes. » D’abord, au temps du jugement, ils auront le règlement de comptes devant le juge et toute leur méchanceté sera révélée et ils recevront l’éternelle condamnation. Au final, ils ne peuvent pas aller au royaume de Dieu et être un membre du royaume de Dieu. En d’autres termes, selon la Bible, les pécheurs ne peuvent participer de l’assemblée des justes. Regardez le verset 4 de nouveau. « Il n’en est pas ainsi des méchants : Ils sont comme la paille que le vent dissipe. »

Regardez le verset 6. « Car l’Eternel connaît la voie des justes, et la voie des pécheurs mène à la perdition. » Le verset 6 nous dit clairement les destinées des justes et des pécheurs. Les justes sont bénis et ils sont des gens heureux. Les pécheurs sont des gens malheureux. Après le temps sur la terre, les justes hériteront du royaume de Dieu. Mais les pécheurs périront dans l’éternelle condamnation. Que Dieu fasse de nous les hommes heureux et des hommes bénis.

ILS NOUS SERVIRONT DE PÂTURE (Nombres 13-14)

ILS NOUS SERVIRONT DE PÂTURE

Nombres 13-14
Verset Clé 14:9

« Seulement, ne soyez pas rebelles contre l’Eternel et ne craignez pas les gens de ce pays, car ils nous serviront de pâture, ils n’ont plus d’ombrage pour les couvrir ; l’Eternel est avec nous, ne les craignez pas ! »

Le livre de Nombre enregistre l’histoire d’Israël à partir du départ du mont Sinaï (Nb 1:1) jusqu’à l’arrivée à la pleine de Moab qui couvre 40 ans de voyage dans le désert. Le livre de l’Exode enregistre son voyage à partir de la sortie de l’Egypte par ce que nous connaissons par le nom d’Exode, jusqu’à ce qu’il arrive au Mont Sinaï et le livre de Lévitiques est un enregistrement de toutes sortes de lois que le peuple reçut durant une année au Mont Sinaï. Le livre de Deutéronome est un enregistrement des trois sermons de Moïse pendant qu’il campa sur la plaine de Moab juste avant qu’il n’entre dans Canaan. Le livre de Nombres nous suggère, comme le nom nous le montre, le dénombrement du peuple d’Israël, qui a eu pour but de montrer que le peuple effectuait la marche et la guerre. Il inclut donc, divers événements guerriers qui se produisirent durant leur voyage du Mont Sinaï jusqu’à la pleine de Moab longeant le Jourdain.

Au courant de cette histoire comme arrière-plan, le thème du livre de Nombre qui se développe est que le peuple de Dieu doit se confier à la promesse de Dieu et vivre par la foi afin d’entrer dans la Terre Promise. En particulier, ce passage traite de l’événement de Qadech-Barnéa qui fait ressortir ce thème. Par l’étude de ce passage, je prie que Dieu nous donne la foi d’avancer nos pas vers lui et conquérir la Terre Promise que sont les campus parisiens et la couche intellectuelle du pays.

I. Le rapport des explorateurs de Canaan (13:1-14:9)

Regardez les versets 1 et 2. Deux ans après qu’ils eurent quitté l’Egypte, les Israélites arrivèrent à Qadech-Barnéa, la frontière de Canaan. « Yahoo, Voilà enfin la terre si attendue de Canaan ! » Canaan était la terre de promesse dont ils rêvaient depuis longtemps. Comme ils regardaient le vaste pays de Qadech-Barnéa, leurs cœurs se mirent à palpiter à cause de la joie inexprimable. Leurs cœurs devaient battre fort à la pensée et l’espoir qu’ils y mettraient enfin les pieds. Une nouvelle histoire allait commencer. Néanmoins, un insaisissable sentiment d’appréhension passait à leur esprit, en face de ce monde inconnu. Leur sentiment était mélangé de peur et de joie, d’où leur ralentissement des pas, l’hésitation et la tergiversation. Selon Deutéronome, Moïse se rappela un événement 40 ans plus tôt, quand Dieu donna l’ordre à ce moment-là au peuple, en disant, « Monte, prends-en possession,… sois sans crainte et sans effroi » (Dt 1 :21). Mais les Israélites n’étaient pas si sûrs de la victoire, et se mirent à argumenter la nécessité d’explorer d’abord le pays. Moïse apporta leur requête devant le Seigneur qui lui dit d’aller et les écouter. Comment Samuel choisit Saül, à la demande d’établir un roi, Moïse écouta la voix du peuple et décida d’envoyer les espions. Peut-être Moïse sut que son propos qui haranguait la foi et la confiance n’aurait pas effet à ces gens dont l’idée était déjà fixée: il faut envoyer les espions, point. Heureusement, Moïse était l’homme le plus humble sur la terre. Si j’étais Moïse, j’aurai été exaspéré, donc, le peuple eut de la chance.

En tout cas, dans le désert de Parân, Moïse en vint à choisir douze hommes, les leaders des tribus d’Israël. Que Moïse leur donna-t-il comme consigne quand il les envoya vers Canaan ? Regardez les 18-20. Moïse leur demanda de recueillir quelques informations sur le pays. Pourquoi les leur demanda-t-il? Pourquoi eut-il besoin de savoir si le peuple qui vit là-bas était fort ou faible, s’il était en petit ou en grand nombre ; si le pays était bon ou mauvais, si les villes étaient fortifiées ou non ; si le sol était fertile ou stérile, s’il y avait les arbres ou non. N’est-ce pas que Moïse était un homme de Dieu qui croyait absolument en toute puissance de Dieu ? Est-ce que cet homme de foi en vint à voir sa foi infléchir au courant de la conversation avec ce peuple incrédule ? Pourquoi diantre? Il leur demanda aussi « de se fortifier et de prendre des fruits du pays. » car c’était le temps des premiers raisins. Est-ce que Moïse voulut en consommer quelques grappes ? Mais si nous lisons avec le cœur de prière cette partie, nous en venons à conclure que cette consigne n’était pas un moindre signe de son incrédulité, mais c’était plutôt un signe d’un grand leader, car Moïse voulut leur donner une claire direction, en les envoyant à ce pays inconnu. Ainsi, ils ne s’égareront pas par-ci par-là. Mais réfléchissons-y. Nous sommes comme ce peuple d’Israël qui part en Canaan, avec une demi-foi, pour nous rassurer. Quand nous explorons le pays avec notre demi foi, nous avons besoin des directives des serviteurs, de peur que sur le chemin nous soyons égarés ou perdus.

Les douze princes se mirent en marche et montèrent pour explorer le pays depuis le sud de Canaan jusqu’au nord, Hamath, durant 40 jours. Sur le chemin de retour, ils rendirent visite à Hébron où leur ancêtre, Abraham avait vécu. De même quand ils arrivèrent à la vallée de Echkol, selon l’instruction de Moïse, ils coupèrent un sarment de vigne avec une grappe de raisin, qu’ils portèrent à deux au moyen d’une perche ; ils prirent aussi des grenades et des figues. Quel sarment grand et délicieux de grappes aurait-il été ! Deux hommes devaient le porter au moyen d’une perche. Les grenades et les figues aussi nous montrent combien le sol était fertile.

Dès qu’il fut de retour, les douze chefs eurent la première réunion de rapport de l’exploration de Canaan à Qadech-Barnéa dans le désert de Parân. Moïse, Aaron et tous les descendants d’Israël étaient ensemble. Les douze explorateurs s’avancèrent vers le plateau et montrèrent au peuple le fruit qu’ils avaient apporté de Canaan. Quand le peuple vit le sarment de grappes que deux adultes apportaient par une perche, ils étaient tant surpris qu’ils ne purent fermer leurs bouches bée. Ils s’écrièrent avec l’émerveillement. « Ouaah ! Regarde ce sarment de grappe ! Que c’est grand avec des raisons riches et juteuses ! Fantasmatique ! » Quand les explorateurs leur montrèrent les grenades et les figues, le peuple s’écrit, « O là là ! O là là! C’est un jamais vu dans ma vie » Au peuple tout excité d’Israël et à Moïse et Aaron, les douze donnèrent le rapport, « Certainement Nous sommes arrivés dans le pays où tu nous as envoyés. C’est bien un pays découlant de lait et de miel, et en voici les fruits. »

Le rapport était rempli de grâce jusqu’à ce point. Les cœurs des Israélites étaient remplis d’espoir et d’expectation sur la conquête du pays de Canaan. Mais le rapport n’était pas encore terminé. Regardez les 28-29. « Mais le peuple qui habite ce pays est puissant, les villes sont fortifiées, très grandes ; nous y avons même vu des enfants d’Anaq. Les Amalécites habitent le pays du Négueb ; les Hittites, les Yebousiens et les Amoréens habitent la montagne ; et les Cananéens habitent près de la mer et sur les rives du Jourdain. » Ce rapport versa l’eau froide sur l’excitation brûlante et la joie du peuple qui était dans la pleine appréciation de l’énorme sarment de grappes et des grenades rouges et des figues à goût délicieux apparent. Leurs visages devinrent tout noirs et durcis, et ici et là sortaient les soupirs et le gémissement de désespoir, et une vague d’incrédulité frappa à plein fouet toute l’audience.

A ce moment-là, Caleb ne resta pas silencieux. Il y eut le bouillonnement de colère dans son intérieur. Mais il le retenait jusqu’à maintenant. Soudain, il se leva au milieu du peuple, en interrompant les propos des rapporteurs. “Voyons.” Alors quelle sorte de mots de conviction et courage sortirent de sa bouche pour contrecarrer la plainte et le découragement du peuple? Il dit directement, « Montons, et nous prendrons possession du pays ; car nous en serons vainqueurs ! » Les cœurs tremblants du peuple dû aux rapports négatifs de dix chefs de tribus s’apaisèrent à peine par ces mots de courage et de conviction de Caleb.

Cependant, les mots décourageants qui sortaient des dix bouches des espions avaient gagné déjà le terrain suffisant dans le cœur peuple pour laisser la marge de manœuvre pour ces mots de foi et de courage. Regardez les versets 31. « Mais les hommes qui étaient monté avec lui dirent : Nous ne pouvons pas monter pour combattre ce peuple, car il est plus fort que nous. » Et devant les descendants d’Israël, ils se mirent à critiquer la terre à laquelle ils avaient été envoyés pour explorer. « Tout le peuple que nous y avons vu, se compose d’homme d’une haute taille ; nous avons vu là les géants, fils d’Anaq, de la race des géants : nous étions à nos yeux comme des sauterelles, et c’est ce que nous étions aussi à leurs yeux ! » Ce genre de rapport frileux et négatif sur l’ennemi fit les cœurs des Israélites fondre de peur (Jos 14 :8).

Que répondirent les Israélites au rapport ? Regardez le 14 :1. « Toute la communauté éleva la voix et poussa des cris, et le peuple pleura pendant cette nuit-là. » Ils n’élevèrent pas la voix pour faire la prière commune, mais plutôt ils pleuraient amèrement toute la nuit ensemble. Ils versèrent leurs plaintes contre Moïse et Aaron. Regardez les versets 2-3. « Tous les Israélites murmurèrent contre Moïse et Aaron, et toute la communauté leur dit : Que ne sommes-nous morts dans le pays d’Egypte, ou que ne sommes-nous morts dans ce désert ! Pourquoi l’Eternel nous fait-il entrer dans ce pays, pour tomber par l’épée ? Nos femmes et nos petits-enfants deviendront une proie. Ne vaut-il pas mieux pour nous retourner en Egypte ? » Ils blâmèrent Moïse et Dieu et pleuraient toute la nuit. Et finalement ils se dirent les uns aux autres, « Donnons-nous un chef et retournons en Egypte » (4).

Dieu libéra le peuple d’Israël de l’esclavage, le conduisit à la terre promise de Canaan et voulut faire d’eux un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. Pour ce but, Dieu les sauva de la grippe du Pharaon, les rendit capable de traverser la mer Rouge, étancha leur soif mortelle dans le désert et les sauvait à mainte reprise. Mais parce qu’il y eut les ennemis à conquérir et que les souffrances et les sacrifices les attendaient en Canaan, ils protestèrent ouvertement, en disant, « Donnons-nous un chef et retournons en Egypte. » Quand j’ai été petit, un de mes amis de collège fit l’humour en me disant, “Sais-tu, une fois l’épée tiré, il faut au moins tailler le crayon.” L’homme ne remet jamais l’épée tiré dans sa gaine sans rien faire. Cette parole d’ami m’a beaucoup aidé pendant certain temps à persévérer dans mes difficultés de l’école. C’est vraiment honteux de voir ce peuple si gracieusement sauvé penser à retourner au pays d’esclave. Quelle nature d’homme maudite! Il ne voit que la difficulté actuelle, et oublie tout le reste, la pénibilité du passé, la splendeur de la promesse, etc. Loin de l’espoir de Dieu de faire d’eux vaillant soldats qui lancent le combat et vainqueurs de la Terre promises, ils préférèrent être de simples et minables existences faibles et de lâches fugitifs.

Que répondirent Moïse et Aaron aux descendants d’Israël qui voulurent retourner en Egypte à cause de leur incrédulité? Probablement, Moïse aurait voulu leur reprocher en disant, « Vous, peuple ingrat ! Vous n’avez encore aucune crainte de Dieu ! » Mais Moïse les supporta avec patience. Ensemble avec Aaron, ils tombèrent face contre terre devant toute l’assemblée de la communauté des Israélites. Avec un cœur humble, il demanda à Dieu miséricorde et grâce. D’entrefaites, parmi les douze explorateurs du pays de Canaan, Josué, fils de Noun et Caleb, fils de Yephounné, déchirèrent leurs vêtements. Et quelle sorte de foi implantèrent-ils dans les cœurs du peuple ? Regardez les 7-8. « et parlèrent ainsi à toute la communauté des Israélites : Le pays que nous avons parcouru, pour l’explorer, est un pays très, très bon. Si l’Eternel nous est favorable, il nous fera entrer dans ce pays et nous le donnera : c’est un pays découlant de lait et de miel. » Ils soulignèrent de nouveau le fait que la terre qu’ils avaient explorée était extrêmement bon. Puis ils plantèrent la foi en eux en disant qu’ils pouvaient prendre possession de ce pays découlant du lait et du miel, si seulement Dieu leur était favorable. Et Dieu avait déjà déclaré qu’il serait favorable à eux.

Comment continuèrent-ils les encourager ? Regardez le verset 9. « Seulement, ne soyez pas rebelles contre l’Eternel et ne craignez pas les gens de ce pays, car ils nous serviront de pâture, ils n’ont plus d’ombrage pour les couvrir ; l’Eternel est avec nous, ne les craignez pas ! » Il y a un épisode quand le jeune Mahomet reçu une vision, il se sentait sans appui, et parcourait autour de lui pour crier à son alentours et demander à tous, “couve-moi, s’il te plaît, couvre-moi.” Les descendants d’Israël diront, selon la prophétie du Seigneur, “couvre-nous” à l’atrocité du jugement de Dieu qui tombera sur ceux qui le crucifièrent. Quelle sorte de peuple était les habitants qui vivaient en Canaan ? Ils étaient des géants. Ils étaient les Néphirim, les descendants d’Anaq. Ils étaient les géants comme Samson et Goliath. La taille de Goliath, héro des Philistins à qui David lança le défi, était six coudée et un empan, c’est-à-dire 3 mètres 25 centimètres, 2 fois plus grand que ma taille. C’était plus ou moins la taille des habitants. Mais ces deux hommes de fois disent: « Ils nous serviront de pâture. » Ils étaient tous comme les plats délicieux que Dieu avait préparés pour le peuple d’Israël. La nourriture est quelque chose dont nous nous réjouissons de manger pour obtenir la force, non quelque chose dont nous avons peur. N’avez-vous jamais eu peur de manger le petit déjeuner ou de déjeuner ? Comment Josué et Caleb considérèrent-ils les fils d’Anaq et les géants comme Goliath dont tous eurent peur, comme leur pâture ? « Ils n’ont plus d’ombrage pour les couvrir ; l’Eternel est avec nous. » Caleb avait cette conviction, que les Cananéens étaient tout simplement les gens sous la colère et le jugement de Dieu.

Et surtout, ils curent que les Israélites étaient le peuple avec qui Dieu était. « L’Eternel est avec nous. » Qui est l’Eternel qui est avec nous ? L’Eternel Dieu est le Dieu qui avait brisé le pouvoir du Pharaon avec 10 plaies et libéré Israël. Dieu est l’Eternel qui avait divisé la mer Rouge débordante devant le peuple et l’avait gardé du danger de dérive. Dieu est l’Eternel qui avait enseveli les soldats Egyptiens qui chassaient les Israélites avec leurs chars dans la mer Rouge. Dieu est l’Eternel qui guidait et protégeait son peuple avec les colonnes de feu et de nuée. Dieu est l’Eternel qui avait donné l’eau en la faisant jaillir d’un roc. Quand ils furent convaincus que cet Eternel Dieu était avec eux, Josué et Caleb n’avaient plus de peur. Quand le Dieu Tout-puissant est avec nous, de quoi devrions-nous avoir peur ? Par cette foi, Josué et Caleb s’écrièrent courageusement, « Ils nous serviront de pâture. »

II. Dieu punit les Israélites incrédules (14 :10-38)

Comment le peuple répondit-il aux paroles de foi de Josué et à Caleb? S’étaient-ils repentis de leur incrédulité et péché ? Loin s’en faut. Ils ne se repentaient pas. Plutôt, ils essayèrent de les lapider. Dieu était en colère à cause de ce peuple incrédule. Que dit Dieu à Moïse sur son plan ? Regardez le 11-12. « Et l’Eternel dit à Moïse : Jusques à quand ce peuple m’outragera-t-il ? Jusques à quand ne croira-t-il pas en moi, malgré tous les signes que j’ai opérés au milieu de lui ? Je le frapperai par la peste et je le déposséderai ; mais je ferai de toi une nation plus grande et plus puissante que lui. » Le peuple d’Israël aurait pu penser que c’est naturel d’avoir peur des ennemis, les Cananéens qui étaient géants et des descendants d’Anaq. Mais ce n’était rien d’autre qu’une excuse pour justifier leur manque de la foi en Dieu. S’ils avaient la ferme foi en Dieu avec un sens d’histoire, ils n’auraient pas pu avoir peur des descendants d’Anaq. Même si les descendants d’Anaq étaient dix fois plus grands qu’eux, le Dieu Tout-puissant pouvait les anéantir. Même si leurs villes étaient grandes et leurs murailles hautes et fortifiées, Dieu pouvait faire d’eux les poussières. Mais ils dirent qu’ils étaient semblables aux sauterelles, comparées aux descendants d’Anaq et utilisèrent leur faiblesse pour justifier leur incrédulité. Cela n’était pas l’humilité, mais l’incrédulité. Et l’incrédulité était l’outrage contre Dieu. Dieu s’est courroucé, en disant, « Jusques à quand ce peuple m’outragera-t-il ? Jusques à quand ne croira-t-il pas en moi, malgré tous les signes que j’ai opérés au milieu de lui ? » Dieu était si en colère qu’il dit à Moïse, « Je le frapperai par la peste et je le déposséderai ; mais je ferai de toi une nation plus grande et plus puissante que lui. »

A ce temps, que fit Moïse ? Dit-il, “Oh, quelle grâce merveilleuse que tu m’as choisi et fait de moi ainsi.” Non, Moïse se mit à intercéder dans la prière à Dieu pour sauver le peuple d’Israël. Regardez les versets 13-19. « …Si tu fais mourir ce peuple comme un seul homme, les nations qui ont entendu parler de toi diront : L’Eternel n’avait pas le pouvoir de faire entrer ce peuple dans le pays qu’il avait juré de lui donner : c’est pour cela qu’il l’a égorgé dans le désert. Maintenant, que la puissance du Seigneur se montre dans sa grandeur, comme tu l’as déclaré… Pardonne je t’en prie, la faute de ce peuple selon la grandeur de ta bonté, comme tu as pardonné à ce peuple depuis l’Egypte jusqu’ici. » Il offrit à Dieu les prières inter cédantes pendant 40 jours et 40 nuits avec un brûlant cœur de berger et son désir de voir la gloire de Dieu. Comment Dieu répondit-il à la prière inter cédante de Moïse ? Regardez le verset 20. Dieu changea son cœur qui voulut détruire le peuple, et dit, « Je pardonne comme tu l’as dit » (20). Moïse était un serviteur patient à souffrance de longue haleine à l’égard de son peuple rebelle. Un thésard a fait sa thèse pendant 16 ans. Finalement, il a remis sa thèse au directeur de thèse. Mais celui-ci ne la fit pas passer. Alors il tira l’arme et le tua. Combien est-il beau qu’un professeur d’une patience à la longue haleine supportait un tel étudiant si lent pendant 16 ans. C’est vraiment grand qu’il ne l’a pas démis. Mais l’étudiant n’était pas si humble pour honorer son professeur qui avait une si grande patience à son égard et le tua. Moïse était surtout un serviteur doublement humble par rapport à n’importe qui sur la terre. Un jeune homme avait une grande vision d’influencer sur un million d’âme. Mais il n’était pas si humble pour apprendre des autres. Josué était l’ombre de Moïse. Il se faisait couvrir par l’ombre de Moïse. Une femme confesse qu’elle a appris des dernières années des mentors, mais sans apprendre le contenu de la vie de foi, mais seulement la forme. Quand on dit le charisme, on est tenté d’imiter la forme, mais il faut apprendre la vraie matière. Quoi que Josué fût un homme de guerre comme nous avons appris la semaine dernière, il apprit de son maître cette matière principale qui est la base de toutes choses. Caleb était courageux. Josué était peut-être moins courageux que Caleb. Mais il fut plus effacé que Caleb dans cette histoire. C’est la raison pour laquelle probablement Josué fut désigné comme successeur de Moïse, non Caleb.

Cependant, comment aurait-il puni un tel peuple corrompu ? Regardez les 21-35. « Mais je suis vivant ! et la gloire de l’Eternel remplira toute la terre. Tous les hommes qui ont vu ma gloire et les signes que j’ai opérés en Egypte et dans le désert, qui m’ont tenté déjà dix fois et qui n’ont pas écouté ma voix, tous ceux-là ne verront pas le pays que j’ai juré à leurs pères de leur donner, tous ceux qui m’ont outragé ne le verront pas… vos fils seront nomades quarante années dans le désert et porteront le poids de vos infidélités, jusqu’à ce que vos cadavres soient tous tombés dans le désert. » Qui, dit Dieu, entrerait dans le pays ? Le verset 24 dit, « Et parce que mon serviteur Caleb a été animé d’un autre esprit et qu’il a pleinement suivi ma voie, je le ferai entrer dans le pays où il s’est rendu, et sa descendance en prendra possession. » Le verset 31 dit, « Et vos petits-enfants, dont vous avez dit : Ils deviendront une proie ! Je les y ferai entrer, et ils connaîtront le pays que vous avez dédaigné. » Dieu dit qu’il conduirait leurs enfants qui ne participaient pas à la rébellion dans la terre à côté des héros de la foi, Josué et Caleb.

De cette façon, la vie et la destinée de Caleb et Josué s’écartèrent complètement de ceux des autres chefs des tribus. Le rapport de ceux-ci de leur exploration changea leurs vies et leurs destinés, et la destinée du peuple qui entendit leur rapport négatif fut changé elle aussi. Les héros de la foi, Caleb et Josué entreront dans la terre promise, tandis que le peuple périra dans le désert. Ici nous apprenons combien grande est l’influence d’un leader de la foi. Un leader peut soit implanter le courage et la vision en une nation entière, pour aider ses habitants à défier, pionnier et créer une grande histoire, soit implanter esprit de sauterelles, esprit de peur, un sentiment d’échec, pour encourager les habitants à se rebeller contre Dieu, et abandonner la promesse et l’espoir de Dieu. Mais hélas, selon le terme économique, toujours est-il que la mauvaise monnaie chasse la bonne monnaie.

Le 14 :24 nous donne un aperçu de la vie de Caleb. Il nous montre quelle est la cause de cette bénédiction de Caleb. Caleb devint le possesseur de la bénédiction parce qu’il avait la foi. Or, cette foi vient de l’esprit. Quand les autres se tremblaient de peur, Caleb avait un autre esprit. « Et parce que mon serviteur Caleb a été animé d’un autre esprit… » (Nb 14 :24b) A vrai dire, dans son apparence, Caleb n’avait pas beaucoup de différence, mais son intérieur fut animé par l’autre esprit. Le mot animé se réfère aussi à un motif. Beaucoup de sortes de gens font beaucoup de sortes de choses. Mais leur motif se différencie. Paul dit “Certains, il est vrai, prêchent le Christ par envie et rivalité, mais d’autres le font dans des dispositions bienveillantes.” Toutes les affaires du monde y compris celle de Dieu, se définissent et portent du fruit selon le motif. Nous devons minutieusement examiner notre motif de suivre Jésus.

En effet, la deuxième partie de ce verset nous en dit long de quel esprit animait le général Caleb. C’était qu’il suivait Dieu pleinement. Pleinement est synonyme de totalement, complètement et parfaitement. En anglais, c’est wholeheartedly. Que signifie de suivre Dieu pleinement ? Cela signifie qu’il aimait Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa force et lui obéit sans partage, au-delà de toutes conditions humaines. Bien qu’il expérimente les difficultés et les souffrances dans le désert, et bien qu’il ait une mission d’explorer le pays de Canaan occupé par beaucoup de géants, il n’y avait aucun changement dans son amour, dans sa fidélité et dans son obéissance à Dieu. Il aimait et obéissait à Dieu pleinement. Les dix chefs auraient commencé leur vie de foi en même temps que Caleb. Mais ils ne suivaient pas Dieu pleinement. Ils en vinrent à donner une partie de leur vie pour la famille ou pour les biens matériels. Petit à petit, leur esprit s’écartait de celui de Caleb. Quand ils ne suivaient pas Dieu pleinement, ils en vinrent à être dominés par l’esprit d’une sauterelle, un esprit de fatalisme et d’échec. Or, leur esprit de peur est caractérisé par leur rébellion contre Dieu. Quand nous avons peur de quelque chose ou quelqu’un, nous l’interprétons psychologiquement. Mais du point de vue de Dieu, le croyant peureux est un rebelle contre Dieu. Nous voyons ici que le jugement de Dieu à leur égard est catégorique : ils n’entreront pas dans la terre promise. Ce jugement final est terrifiant, surtout pour le soi-disant peuple de Dieu. Dante, précurseur de réformateurs de moyen âge, dit dans ses vers : bien des gens crient « Christ, Christ », mais, au jugement, ils seront moins proches de lui, que tel qui ne connaît pas le Christ ; et l’Ethiopien (le représentant de païen) damnera de pareils chrétiens quand se sépareront les deux collègues. Ces damnés sont ceux qui ne marchent pas pleinement dans l’obéissance à Dieu.

Comme Caleb, nous devons suivre Dieu pleinement. De tout notre cœur, de toute notre âme et de toute notre force, nous devons obéir à Dieu. De tout notre cœur, de toute notre âme et de toute notre force, nous devons aimer sa parole et y obéir. Comme un épilogue, nous pouvons nous rappeler comment Dieu a béni Caleb jusqu’au bout, quand il suivait Dieu pleinement par la foi, pour ne pas avoir peur devant les fils d’Anaq, mais crier, « Ils nous serviront de pâture. » Quand il suivait Dieu pleinement, plus tard, lors de la conquête de Canaan, même à l’âge de 85 ans, alors que les autres choisissaient les plaines tranquilles, il choisit les montagnes où vivaient les descendants d’Anaq. Il dit à Josué, « Donne-moi donc cette montagne » où il y avait de plein de chars de fer des ennemis. Puis il les conquit. (Jos 14 :12). C’était à son âge de 85 ans. Il avait l’éternelle jeunesse, passion et courage comme un homme âgé de 40 ans. Quand il suivait Dieu pleinement, Dieu le bénit. Il était comme un arbre verdoyant planté près d’un cours d’eau qui ne cessait de donner son fruit, et ce jusqu’à la fin de sa vie.

Je prie qu’en face d’une nouvelle année, Dieu nous donne aussi l’esprit de Caleb. Je me repends de ce que mon esprit s’appuie sur mon passé, mais Dieu veut que je me lève par la foi, en aimant et obéissant à Dieu de tout mon cœur. Je me repends car même si je l’ai dit dans mon message, il semble qu’un frère l’a reçu plus pleinement que moi. Oui, jusqu’à maintenant, c’était le temps de promesse, maintenant, c’est le temps de conquête. Quand ce frère prie, même si nous ne sommes que la communauté de trois personnes, tous les trois commencent à avoir la vision que ce centre de Bagneux soit bientôt rempli de nombreux nouveaux étudiants participant au culte matinal. Enfin, Dieu nous a donné que ce centre devienne le centre d’om la lumière brille vers les nations. Amen. Que Dieu nous anime de son esprit pleinement cette année, fasse la suite de l’œuvre après la conférence. De nombreuses brebis soient conquises par l’étude de la Bible et décident de donner leur vie à Dieu.

DIEU ÉTABLIT JOSUÉ COMME SUCCESSEUR DE MOÏSE (Josué 1:1-18)

DIEU ÉTABLIT JOSUÉ COMME SUCCESSEUR DE MOÏSE

Josué 1: 1-18
Verset clé: 1: 6

« Fortifie-toi et prends courage, car c’est grâce à toi que ce peuple héritera du pays que j’ai juré à leurs pères de leur donner. »

La parole d’aujourd’hui concerne la période de transition dans l’histoire d’Israël. Scripturairement, la première section composée par les 5 premiers livres appelés « Pentateuque » décrit la période de promesse commençant par les patriarches, avant l’arrivée du peuple d’Israël au pays de Canaan, et prenant fin avec la deuxième section composée par 12 autres livres historiques. Ces 12 autres livres commencent par Josué, qui décrit la conquête de Canaan, Terre promise. Pour rappel, vous pouvez le mémoriser Moïse (5 lettres) puis Terre Promise (12 lettres). Au total 17 lettres correspondant au nombre des prophètes qui sont 17 donc 34 lettres au total. Ajoutez à cela les 5 livres poétiques. Cela donne, au total, 39 livres de l’Ancien Testament. Aujourd’hui, nous étudierons d’abord le personnage de Josué, successeur de Moïse. Ensuite, nous analyserons les instructions données par Dieu pour lui, général. Enfin nous allons apprendre, le courage comme qualité pré requise du chef. Quelle est la source de cette grande vertu ? Que Dieu vous bénisse avec un mot qu’il vous accorde dans vos vies par ce message de Josué!

Premièrement, Dieu établit le général Josué comme successeur de Moïse. Lorsqu’on regarde l’histoire de Moïse, le serviteur de Dieu, nous voulons être un aussi grand serviteur que Moïse. Il est décrit comme un homme dont l’humilité surpasse n’importe quel homme sur la surface de la terre (Nombres 12: 3). Comme vous le savez par le film célèbre, il était le prince d’Egypte. Mais il était un homme de foi qui refusa d’être nommé prince, mais préférait d’être maltraité avec le peuple de Dieu que d’avoir la jouissance éphémère du péché au palais royal. En fait, il s’agit de son système de valeur selon lequel le trésor de l’Egypte était sans valeur par rapport à la souffrance de l’exode et la conduite du peuple dans le désert. Il préfigurait le Christ. Maintenant le temps était arrivé pour un changement de leader. C’est un fait pathétique que de voir un si grand serviteur, Moïse, ne pouvant réaliser son rêve de voir la terre promise en raison de sa faute d’avoir frappé 2 fois au lieu d’une fois le rocher ayant permis d’étancher la soif du peuple. Mais c’était la volonté de Dieu. Ce n’était pas un échec, comme on peut imaginer, mais c’était plutôt la fin d’une période pour commencer une nouvelle ère pour Israël. En effet, tous ceux qui commettaient le péché d’incrédulité au-dessus de l’âge de 20 ans décédaient dans le désert sauf Caleb et Josué, et maintenant la volonté de Dieu était de voir enterrer Moise dans le désert comme partie prenante du sort de son propre peuple incrédule et maudit. En tout cas, si l’ère de Moïse est l’ère de la promesse, l’ère de Josué qui commence sera l’ère de conquête, c’est-à-dire l’accomplissement de la promesse, d’où ce changement. Il en est de même pour la vie de chacun. S’il y a une période de promesse, il y a aussi une période d’accomplissement, et le nouvel homme est nécessaire. Mais l’accomplissement de promesse n’est pas une offre gratuite, mais il demande un coût, la conquête. Un jeune homme a goûté l’amour de Dieu une fois, après quoi il quitta Dieu pour une vie errante. Mais ce moment de goût de grâce était une chose inoubliable pour lui. Au moment de difficulté, il se souvint de ce moment et décida de retourner à Dieu, un peu comme le fils prodigue. De retour, Dieu lui donna une nouvelle direction de la vie, dans la maison du Père. L’histoire d’Israël peut se diviser en 3 périodes: esclavage en Egypte avec la vie princière de Moïse. La vie de désert du peuple et de Moïse, et la conquête de Canaan du peuple et de Josué. En tout cas, comme la dernière scène, Moïse monta sur le mont Nébo et regarda toute la plaine de la terre promise, et y mourut (Dt 32: 48-52). Maintenant, Dieu allait établir un successeur de Moïse. Il choisit le général Josué comme son successeur et lui donna des instructions sur la façon d’être le chef de son peuple. Si Moïse était un homme de la loi, Josué était un homme de guerre. Nous ne savons pas pourquoi Dieu a choisi Josué comme successeur de Moïse. Pendant le vivant de Moïse, il entraina plus d’une fois Josué. Il l’accompagnait pendant son séjour sur le mont Sinaï avant de recevoir les dix commandements. L’événement le plus saillant avait été l’envoie de 12 hommes, incluant Josué, à Canaan comme espions. 10 princes murmuraient, de retour, en raison de la puissance et la haute taille des habitants, alors qu’avec Caleb, Josué dit au peuple de monter car Dieu leur a préparé la victoire pour eux. Ici, nous trouvons chez Josué la plus grande qualité en tant du chef de guerre. La joie de s’engager dans la guerre. Qui aimerait la guerre ? Personne. Mais Josué “aimait la bataille”. Un général doit aimer la guerre. Il y a un épisode sur Washington. Selon son biographe français Guizot, quand il était jeune major, Washington fit un rapport à son supérieur qui le transmit au roi d’Angleterre, en 1754, George III, dans lequel il dit, “J’ai entendu siffler les boulets ; il y a dans ce son quelque chose de charmant”. Etonné, le roi dit, qu’il n’en parlerait pas de la sorte, s’il en avait entendu beaucoup.” Quoi que plus tard, Washington reconnût qu’il était à l’époque encore trop jeune pour le dire, mais ces mots de jubilation de soldat au milieu de la guerre nous en disent long sur l’homme de guerre qui n’a pas de peur mais, au contraire, aime la bataille. C’était une grande qualité du chef, que d’aimer la bataille. Il en est de même pour la guerre spirituelle. Quand les âmes sont capturées par Satan, qui peut sentir the thriller and suspense ? L’équivalant d’un « Washington ». En effet, Washington avait un grand admirateur de l’histoire de la guerre en France : Napoléon. Selon André Castelot, son biographe, quand en 1800, Washington décéda, Napoléon dit, “Washington est mort. Ce grand homme s’est battu contre la tyrannie. Il a consolidé la liberté de sa patrie. Sa mémoire demeurera toujours chère au peuple français comme à tous les hommes libres des deux mondes?” Ironiquement, Napoléon était à ce moment sur le chemin de couronnement impérial. En tout cas, il ordonna que pendant dix jours, des crêpes noirs soient suspendus à tous les drapeaux et guidons de la République.” Albert Barnes, autre biographe de Washington, en accentuant sa spiritualité qui était la clé de la victoire, dit, “L’exemple de Washington sera un reproche et une condamnation pour le guerrier, pour l’homme d’état, qui jamais n’implore la bénédiction de Dieu sur son pays; mais ce sera un sujet d’encouragement pour ceux qui demandent au Seigneur la délivrance à l’heure du danger.” En effet, quand les soldats passaient par une situation dramatique de famine et que les blâmes contre eux ne cessaient de monter, le généralissime se retirait dans un lieu désert et se courbait devant Dieu pour qu’il vînt protéger l’armée et bénir le pays.

Deuxièmement, Dieu donna à Josué plusieurs instructions en tant que chef (1-5). Regarder versets 1-2. « Après la mort de Moïse, serviteur de l’Éternel, l’Éternel dit à Josué, fils de Noun, assistant de Moïse : Moïse, mon serviteur, est mort ; maintenant, lève-toi, traverse le Jourdain que voici, toi et tout ce peuple, en direction du pays que je donne aux Israélites. » Ces versets impliquent que de la même manière que Moïse avait traversé la mer Rouge comme une terre sèche, le peuple sous la direction du général Joshua, traversera la rivière de Jourdain. Ces versets impliquent que Dieu ne leur donnerait pas la terre promise gratuitement. Ils doivent traverser le Jourdain et affronter les ennemis ont fait une ligne de défense. Donc, la foi absolue est nécessaire. Dans l’immédiat, Josué, le successeur de Moïse, devra combattre et vaincre la terre promise. La terre promise est promise par Dieu mais elle ne saurait être donnée sans coût. Le peuple doit monter et combattre et prendre possession du territoire.

Le territoire de la terre promise n’était pas petit. C’était un vaste pays avec plus de cinquante tributs. Regardez les versets 3-5. « Tout lieu que foulera la plante de votre pied, je vous le donne, comme je l’ai dit à Moïse : Vos frontières s’étendront depuis le désert et le Liban que voici, jusqu’au grand fleuve, le fleuve de l’Euphrate, tout le pays des Hittites et jusqu’à la grande mer, au soleil couchant. Nul ne tiendra devant toi, tous les jours de ta vie. Je suis avec toi comme je l’ai été avec Moïse ; je ne te délaisserai pas, je ne t’abandonnerai pas. » Le peuple d’Israël n’était pas assez fort pour se battre contre tant de pays ennemis et les vaincre. Mais c’était possible quand leur chef était fort et courageux.

Troisièmement, soyez fort et courageux (6-9). Au verset 6, Dieu dit au général Josué, « Fortifie-toi et prends courage, car c’est grâce à toi que ce peuple héritera du pays que j’ai juré à leurs pères de leur donner. » Au début du verset 7, Dieu dit à Josué: « Seulement fortifies-toi et aies bon courage. »
Ici, nous devons réfléchir à ce que signifie être fort et courageux. La première condition pour être leader est d’être fortifié et avoir un bon courage. Sans l’être et en avoir, personne ne peut être un leader. Nous aimons l’histoire de Napoléon Bonaparte; il y a un rêve caché dans le cœur de tous les hommes de s’assimiler au général Napoléon et à l’empereur Napoléon. Napoléon Bonaparte était un homme très fort et un génie dans la stratégie militaire. Comme nous le savons, il y avait une armée alliée russo-autrichienne de plus de 100 000 hommes. L’armée du général Napoléon Bonaparte n’excédait pas 10 000 hommes. L’armée de Napoléon était encerclée par l’armée alliée russo-autrichienne sur trois côtés, et de l’autre côté se trouvait la mer ouverte. Les commandants russo-autrichiens étaient sûrs qu’ils pourraient les capturer ou les jeter à la mer. Dans cette situation, Napoléon n’était pas faible. Il était fortifié et très courageux. Il était plus que confiant en pensant qu’il les vaincrait, même si le nombre de soldats ennemis était dix fois plus grand que le sien. En outre, leur quartier général était fortifié en se situant sur la haute colline. Mais quand Napoléon avait un esprit fort et courageux, Dieu lui donna la sagesse pour vaincre l’armée alliée russo-autrichienne de 100 000 habitants. Napoléon forma 100 hommes qui étaient dans le passé des experts en guérilla. Après dix jours d’entraînement, il envoya ces guérilleros dans la forteresse du quartier général. Ensuite il ordonna environ 200 soldats de jouer de déserteurs, et le reste de ses soldats à monter à l’arrière de la montagne où se situait la forteresse du quartier général. Quand les « déserteurs » fuyaient, le commandant de l’armée russo-autrichienne les a fait suivre et ceux qui étaient dans la forteresse sont tous sortis pour attaquer les « déserteurs », les soldats en fuite de Napoléon. De nulle part, il y avait de la fumée et du feu qui surgissait dans la forteresse du quartier général russo-autrichien. Les guérilleros de Napoléon tuèrent tous les commandants et officiers de haut rang dans la forteresse. Ensuite, ceux qui étaient montés à l’arrière de la forteresse du quartier général se mirent à chasser l’armée russo-autrichienne. Ce jour-là ceux qui se sont noyés parmi les soldats russo-autrichiens étaient plus que ceux qui ont été attrapés par les soldats de Napoléon. A cause de cet événement, Napoléon devint très célèbre. Napoléon était un homme de courage et un génie stratégie militaire. Mais son intégrité humaine était compromise à cause de sa fierté humaine. Alors tous les Européens commencèrent à le détester et se dresser contre lui. Un jour, quand il manqua d’estomac, il fut vaincu par Wellington, un général anglais. Un autre chef était Adolph Hitler. Il était très beau et un génie de la parole. Pour cette raison, tous les Européens, surtout les jeunes, étaient fascinés par son apparence et son pouvoir de parole. Ils le soutenaient aveuglément. Leur soutien était plus important que celui des gens de ses propres pays. Ses soutiens venaient principalement de tous les autres pays européens, sauf l’Angleterre. Il avait l’air d’avoir du courage, mais il n’en avait pas en réalité. Il était menteur. Faisant polémique de discrimination raciale, il massacrait d’innombrables juifs qui, en réalité, avait construits et éduqués l’Allemagne. Après le massacre des Juifs, sa popularité diminua. De cette façon, il perdit son pouvoir en tant que chef suprême. Et en même temps, il perdit la seconde guerre mondiale et se suicida.
Nous avons réfléchi un peu sur les hommes de courage de l’histoire humaine. Leur courage surgissait en fonction de la situation nationale ou de leur caractère personnel. Mais bibliquement parlant, « fortifie-toi et aie du bon courage » signifie avoir beaucoup de courage en ayant un amour absolu de Dieu dans le cœur.

Cela semble ironique, car l’amour est attendrissant. Mais c’est vrai. Quand on aime Dieu avec toute notre force, Dieu nous donne un courage et une sagesse inexprimable. C’est le raison Deutéronome 6: 5 dit: « Tu aimeras l’Eternel ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. » Ce verset était le secret qui permit au peuple d’Israël de conquérir le peuple dans la terre promise, et de maintenir la bénédiction de Dieu jusqu’à la fin.

Le vrai courage n’est pas un combat de duel. Une fois Alexandre Pouchkine entendit que D’Anthès fit une manœuvre de séduction envers sa femme et mis en circulation une lettre d’insulte à son égard. Il le défia par un duel. Ce plus grand poète russe décéda par la blessure d’une balle. Combattre des duels n’est pas le vrai courage. Ce n’est rien d’autre qu’une fierté inutile. Si le malheureux Pouchkine avait connu l’amour de Dieu. Lorsque nous examinons l’histoire du monde, c’est toujours l’histoire de l’amour. Celui qui aime la femme sentimentalement succombe dans la vanité et parfois à la fin tragique. Mais celui qui aime Dieu est grand car il va jusqu’à aimer ses ennemis. C’est la source de courage. Paul a dit dans Romains 8: 35-37: « Qui nous séparera de l’amour de Christ ? La tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou le dénuement, ou le péril, ou l’épée ? Selon qu’il est écrit : A cause de toi, l’on nous met à mort tout le jour. On nous considère comme des brebis qu’on égorge. Mais dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. » Paul, qui avait expérimenté l’amour de Dieu, était un homme de courage. Paul était dans une prison romaine; il était vieux et fatigué. Mais il enseigna la Bible aux immigrants juifs de sa cellule de prison. Ses compatriotes ne tenaient pas leurs promesses de venir étudier biblique. Ils étaient spécialistes pour poser un lapin. Alors il enseignait la Bible à la garde de prison. Cela venait de l’amour de Dieu qu’il avait reçu du Christ ressuscité quand il fut appelé sur le chemin de Damas et il le nomma comme apôtre pour les païens. Paul savait qu’il était responsable d’une tâche d’évangéliser le monde entier. En réalité, il conquit le monde avec l’évangile de Jésus. Il n’avait pas peur du malentendu de son peuple ni le procès et ni l’emprisonnement. Nous ne savons pas comment il mourut, parce qu’il n’y a pas de légende à propos de sa mort. Mais il est très certain qu’il fut mort par martyr. Il n’avait pas peur d’être martyre, parce qu’il était courageux dans l’amour de Dieu. L’amour de Dieu change un homme. L’amour de Dieu change le monde. L’amour de Dieu change tous les faibles et les paresseux et tous les hommes charnels. Lorsque nous étudions l’évangile de Luc, nous voyons le bébé dans une mangeoire. Le bébé dans une crèche révèle l’amour de Dieu pour toute l’humanité. Dieu donna son fils unique en rançon pour le péché du monde. Jésus fut crucifié par les mains des soldats inhumains. Cela nous en dit long que le vrai courage vient de l’amour de Dieu.

L’amour de Dieu vient quand nous obéissons à la parole de Dieu. Regarde le verset 7. « Seulement fortifie-toi, aie bon courage, en observant et en mettant en pratique toute la loi que t’a prescrite Moïse, mon serviteur : ne t’en détourne ni à droite ni à gauche, afin de réussir partout où tu iras. » Aussi le verset 8 dit: « Ce livre de la loi ne s’éloignera pas de ta bouche ; tu y méditeras jour et nuit pour observer et mettre en pratique tout ce qui y est écrit, car c’est alors que tu mèneras à bien tes entreprises, c’est alors que tu réussiras.  » La sagesse humaine a une grande limite. Le magazine Time a choisi en 1999 l’homme du siècle Albert Einstein. En Amérique dans le passé, il y avait des panneaux dans de nombreux endroits qui se lisaient : « Pas de chiens. Pas de Juifs. » Il est ironique que l’Amérique autrefois ayant dédaignée les Juifs, honore un Juif comme « l’homme du siècle». Einstein était juif et il avait vécu en Allemagne. Mais il n’aimait pas qu’Hitler tuât son peuple. Alors il vint aux Etats-Unis d’Amériques et découvrit la formule pour la fabrication des bombes atomiques. Evidemment, il est très célèbre en raison de sa théorie de la relativité et il fut choisi comme « homme du siècle » en Amérique parce qu’il a contribué à la découverte de la formule de bombes atomiques pour le gouvernement américain. Cependant, quand nous savons plus sur Einstein, nous constatons qu’il s’est tellement concentré sur son travail qu’il ne savait même pas quand sa femme l’avait quitté. Sa vue était très faible, alors il utilisa une loupe pour lire quelque chose. Enfin il dit, « Le secret de ce monde est qu’il est fait par Dieu. » Mais il n’avait pas moindre espace dans son cœur pour avoir Dieu ou aimer Dieu. Il jouait de temps en temps du violon quand il était seul. Mais sa performance en tant que violoniste était médiocre. Il était bien évidemment un grand homme adoré par tous les scientifiques. Mais il était comme un orphelin dans un orphelinat. Celui qui sait l’amour de Dieu aurait dû l’adopter pour qu’il apprenne l’amour de Dieu. Alors, il aurait pu se reposer dans son âme. Il aurait pu avoir la paix de Dieu dans son âme. Il aurait été obligé d’aimer sa femme. Et il aurait eu plusieurs enfants autour de lui. Mais c’était impossible, car il vivait dans le monde de la théorie. Par contre, presque même époque, les Russes dans leur journal « Pravda » affirmèrent qu’Albert Schweitzer était la lumière du 20 ème siècle.

Les années 1980 étaient une « génération X ». Les millénials sont appelés « génération Y » un peu comme BangTanS. Après l’an 2000 c’est “génération Z” (ou C) utopiste peu docile versée à l’informatique décomplexée à l’erreur. Quoi que les générations changent, les gens postmodernes ont ce caractère constant et commun qui est de ne pas trop aimer Dieu et ne pas obéir trop à sa parole de Dieu. Par conséquent, les gens, malgré l’abondance, mènent une vie de défaite, et le taux de suicide ne cesse d’augmenter. C’est la raison pour laquelle Dieu veut nous parler à travers la parole dite au général Josué: « Observe et mets en pratique toute la loi que t’a prescrite Moïse, mon serviteur. « (7). Comment pouvons-nous garder la parole de Dieu sans cesse? En regardant toutes choses du point de vue de la parole de Dieu. Quand nous voulons garder la parole de Dieu dans nos cœurs, nous sommes confrontés à la différence culturelle, et à la philosophie des gens modernes et à l’obsession dénaturée des jeunes dans cette génération. Ils pensent pouvoir réaliser quelque chose de fou, gagner beaucoup d’argent, puis vivre pour toujours avec l’argent qu’ils ont gagné, en allant comme phénomène à la retraite à 40 ans. Mais leur vie est perdue dans ce psyché moderne du matérialisme. Donc, Dieu dit au général Josué: « Ne te détourne pas de à droite ou à gauche « (7). Il dit aussi au général Josué: « Ce livre de la loi ne s’éloignera pas de ta bouche; tu l’a méditeras jour et nuit … « (8). C’est ainsi que nous pouvons être fortifiés et avoir du courage: en gardant la parole de Dieu dans nos cœurs comme notre norme de vie. Parfois nous nous laissons tenter par gauche; parfois nous nous laissons tenter par droite. Mais la parole de Dieu nous oblige à rester fermes. Sans les mots de Dieu, nous devenons tantôt éparpillés tantôt promiscues. Le cœur faible ne plaît pas à Dieu. Nous devons avoir la parole de Dieu dans nos cœurs et nous tenir fermement debout. Donc, Colossiens 2: 6,7 dit: « Ainsi comme vous avez reçu Christ-Jésus, le Seigneur, marchez en lui; soyez enraciné et fondé en lui, affermis dans la foi d’après les instructions qui vous ont été données, et abondez en actions de grâces.” Ces versets expliquent pleinement que nous devons prendre racine dans la parole de Dieu et continuer de grandir comme un grand arbre pour ne pas tomber par des vents orageux ou la vie mondaine futile.

Lorsque nous résumons ce à quoi nous avons pensé jusqu’à présent dans cette lecture, nous pouvons arriver à la conclusion que sans l’aide de Dieu, nous ne pouvons pas être forts ni être des hommes courageux. Il est vrai que Dieu est tout-puissant. Dieu créa les cieux et la terre. Et Dieu donna à chacun de nous sa vie pour vivre dans ce monde pendant un certain temps mais pas au-delà. Dieu est la source de la puissance et Dieu est la source de l’amour. La puissance de Dieu, c’est l’amour de Dieu. Une véritable chef est un homme de Dieu qui a la puissance et l’amour de Dieu en lui-même.

Quatrièmement, les gens reconnaissent que Josué est leur commandant (10-18). Quand nous étudions l’histoire du monde, nous nous souvenons toujours de Jules César et Brutus, et Lénine et Staline, et Wilhelm II et Bismarck. Les politiciens mondains avaient vraiment voulu avoir un successeur approprié après eux. Un bon exemple est Lénine et Staline. Mais quand Staline surgit au pouvoir, Lénine, vieux et malade voulut le chasser. Mais, par tous les moyens, Staline accéda au pouvoir. Il tuait les gens selon ce que Lénine avait planifié. L’histoire du monde n’est rien qu’une lutte de pouvoir et une activité de lobbying. Ceux qui luttent pour le pouvoir vainquent les adversaires. Ceux qui sont intelligents et faibles veulent obtenir des avantages à travers le lobbying.

Pourquoi le peuple d’Israël a-t-il reconnu le général Josué comme leur commandant? C’est parce qu’ils ont senti qu’il avait l’Esprit de Dieu et qu’il avait la parole de Dieu. Au fur et à mesure qu’il médite la parole, la force de Dieu lui venait dans les veines. En effet, bien que Dieu dise seulement à Josué de méditer la parole nuit et jour, cela comprend aussi parfois les ordres de bataille. Dans les livres de Moïse, il y a la partie qui dit d’effacer de la terre tout l’ennemi de Dieu, tel Madianites (Nb 31:2). Alors méditer la parole signifie que le peuple se prépare à cette situation délicate de la guerre. Il devrait dans la guerre de conquête traiter le peuple ennemi sans ménagement. Ca fait peur. Mais le peuple le pourra, car cette force vint de Dieu. De cette façon, Josué ressemblait à un fort et dirigeant courageux contre lequel personne ne peut rien dire.

Regardez les versets 10-11. « Alors Josué ordonna aux officiers du peuple: Parcourez le camp et voici ce que vous commanderez au peuple: Préparez-vous des provisions, car dans trois jours vous traverserez le Jourdain que voici pour aller conquérir le pays dont l’Eternel, votre Dieu, vous donne la possession.” L’ordre du général Josué était tonitruant et terrifiant pour le peuple d’Israël. Traverser le Jourdain, qui était la ligne de défense, était au-delà de toute imagination au peuple d’Israël. Mais quand Josué leur dit avec l’autorité de Dieu, et selon la promesse de Dieu, les gens ont immédiatement répondu à son commandement. Le général Josué donna des ordres spéciaux aux Rubénites, les Gadites et la demi-tribu de Manassé. Son ordre était le suivant: « Rappelez-vous ce que Moïse, serviteur de l’Eternel, vous a commandé quand il a dit: l’Eternel, votre Dieu, vous accorde le repose; il vous a donné ce pays. Vos femmes, vos petits-enfants et vos troupeaux demeureront dans le pays que vous a donné Moïse en Transjornanie. Mais vous, vous passerez en ordre de bataille, devant vos frères, vous tous, vaillant guerriers, et vous les aiderez, jusqu’à ce que l’Eternel ait accordé du repos à vos frères comme à vous, et qu’ils soient, eux aussi, en possession du pays que leur donne l’Eternel, votre Dieu. Puis vous reviendrez prendre possession du pays qui est votre propriété. Moïse serviteur de l’Eternel vous l’a donné, en Transjordanie, au soleil levant.” (13-15). Si le général Joshua avait ordonné, « Avancez et attaquez », il aurait été plus faciles pour eux d’y obéir. Mais le général Josué ordonna aux chefs tribus, les Rubénites et les autres, « Laissez les membres de votre famille derrière vous et allez-vous battre; aidez d’abord vos frères sans défense. Après cela vous pouvez revenir pour occuper votre propre terre. » C’est une commande très difficile à obéir. D’habitude nous travaillons pour nos enfants et nos familles. Mais général Josué leur ordonna de se battre et de mourir afin d’aider les tribus plus faibles de son peuple en premier, et les permettre d’avoir leur territoire. Après quoi, ils pourraient revenir pour s’occuper de leur propre territoire. Pensez-vous qu’ils auraient pu lui obéir ? Si nous disons aux gens un à un: « Va, travaille durement et gagne de l’argent pour tes frères, et ensuite gagne plus d’argent pour toi-même, » alors personne ne dira, « Amen. » Ils répondraient : « Est-ce à moi que tu parles? » Mais le peuple d’Israël obéit au commandement de Josué comme ils avaient obéi à Moïse. Voyons ce que leur réponse était. Regardez les versets 16-18. « Ils répondirent à Josué : Nous ferons tout ce que tu nous a ordonné et nous irons partout où tu nous enverras. Nous t’obéirons comme nous avons obéi en tout à Moïse. Que seulement l’Eternel, ton Dieu, soit avec toi comme il l’a été avec Moïse! Quiconque sera rebelle à ta voix et n’obéira pas à tes paroles, à tout ce que tu lui commanderas, sera puni de mort. Seulement, fortifie-toi et prends courage!”

C’est vraiment étonnant qu’ils aient non seulement obéi, mais aussi fortement encouragea Josué en disant: « Seulement, fortifie-toi et prends courage!” Ici nous apprenons que le peuple d’Israël voulait un chef fort et courageux au-dessus d’eux. Comment un leader peut-il se fortifier et prendre courage? Comme le disent les versets 7 à 8, pour se fortifier et prendre courage, ils doivent obéir à la parole de Dieu et être fermes dans la parole de Dieu. Ils doivent aussi être des hommes de pensée qui méditent la parole de Dieu jour et nuit.
À travers le chapitre 1 de Josué, nous apprenons que Dieu a établi avec succès Josué comme successeur de Moïse. Au moment de nommer Moïse comme successeur, Dieu lui donna quelques mots. Le point principal est « Sois fort et très courageux observez la loi de Dieu jour et nuit; ne pas s’égarer la gauche ou la droite. « Lorsque nous examinons attentivement ce que nous avons étudié, le courage vient de la parole de Dieu. Le courage vient aussi quand on aime Dieu de tout notre cœur, force et âme. Pourquoi y a-t-il tant de gens qui sont lâches ces jours-ci? C’est parce qu’ils n’ont pas la parole de Dieu dans leurs cœurs. Ayons la parole de Dieu dans nos cœurs et soyons forts et hommes courageux de Dieu.

SAMUEL OINT SAÜL COMME ROI (1Samuel 9-12)

SAMUEL OINT SAUL COMME ROI

1 Samuel 9 :1-12 :25
Verset Clé 11 :6

« L’Esprit de Dieu s’empara de Saül quand il entendit ces paroles, et sa colère s’enflamma fortement. »

Il y a à peine deux siècle et demi en France, ne serait-ce qu’un mauvais souvenir pour les gens modernes, il y avait ce qu’on appelle l’absolutisme. Le roi monté sur le trône était considéré comme étant dépositaire du pouvoir absolu de Dieu. Mais depuis, le monde a donc beaucoup changé. J’aimerais commencer mon message par une digression. Si nous sommes sensibles à la direction du Saint-Esprit, au milieu de cette génération postmoderne, la grande œuvre de Dieu est possible. Dans ce sens, notre œuvre de la conférence de début d’année à Orsay était d’un énorme sens, dans l’ambiance moderne sécularisé et laïcisé. En fait, nous ne pouvons pas restés attaché à l’ancien mode d’évangélisation comme celui du premier siècle. Le monde change, Jésus ne change pas, mais le Saint-Esprit change et adapte. Après 20e siècle, où il y eut le réveil par le pentecôtisme qui accentuait excessivement le don de l’Esprit, maintenant le Saint-Esprit dirige le monde vers un autre sens qui est le retour à la Bible. En effet, on s’est aperçu que le pentecôtisme lié à l’évangile de masse n’a pas fait pénétrer le noyau de l’Evangile dans l’âme de chacun. Au bout de l’évangélisation de masse, Billy Graham se lamentait de l’inutilité de ce mode par rapport à l’établissement d’un disciple. Oswald Chambers a dit qu’un disciple établi vaudrait plus que plus de 100 chrétiens de nom. Puis, voici partout dans le monde le crime des prélats d’ordre sexuel monte de plus en plus au cran. La seule nécessité actuelle est le retour à la Bible et la repentance universelle selon la volonté de Dieu. J’aimerai réfléchir sur ce sujet par rapport à l’évangélisation dans notre prochain culte de vendredi smart, en nous posant la question, comme souvent les jeunes se la posent : est-ce que les faits d’Ancien Testament qui révèle l’absolutisme, par exemple, la destruction des statuts d’idolâtrie, sont-ils applicables dans la postmodernité et le sécularisme où nous vivons. En effet, nous avons appris ce vendredi le Christianisme en temps imparfait, ou en mode de constante évolution. Il n’est pas figé, comme le produit congelé, ou un tableau exposé de musée. Depuis Abraham Lincoln ou la révolution française, le peuple a remplacé le roi pour avoir le pouvoir pseudo absolu. Le peuple élit et investit les hommes politiques, mais comme le poète français Théophile Gauthier le dit, le peuple est comme l’eau qui fuit les hauts sommets, mais ne vient jamais. L’autorité qui a été donné au peuple dans la modernité est trop fragile. Le passage d’aujourd’hui nous parle justement de l’investiture venant de l’autorité de Dieu absolu. Mais cette investiture a, nous le verrons, une particularité. En fait, elle est venue de la volonté du peuple. Donc, c’était une sorte d’amalgame, dira-t-on. Nous apprenons ici comment Saül, le Benjaminite, fut oint par Samuel comme roi d’Israël. Ensuite, nous pouvons apprendre quel type de personne était Saül et quel type de serviteur de Dieu était Samuel, juge d’Israël. Ce passage contient le discours d’adieu de Samuel, ce qui m’a fait choisir ce message pour la fin de combat de l’année. Pourtant après la conférence de science et foi, Dieu nous a donné une nouvelle direction, qui est en effet le renouvellement de notre direction initiale: Souffre avec moi comme un bon soldat du Christ-Jésus. Donc, j’aimerai étudier cette parole avec cet angle : comment un serviteur de Dieu comme Saül a pu été inauguré avec l’Esprit et la puissance de Dieu. Que Dieu vous donne une parole forte dans votre esprit, pour démarrer vos combats de nouveau, quoi que la fin de l’année approche déjà.

Premièrement, Saül, le papy boy (9 :1-5), ou garçon au père. Saül était un fils de Qich, un benjaminite, « un homme d’élite et beau, plus beau qu’aucun des Israélites, et les dépassant tous de la tête » (2). Un jour, les ânesses appartenant au père de Saül, Qich furent perdues. Qich dit à Saül, son fils, « Prends avec toi l’un des serviteurs, lève-toi, va rechercher les ânesses. » Dès que son père lui dit de rechercher les ânesses, Saül ne perdit pas de temps. Il se mit immédiatement à parcourir pour rechercher les ânesses dans l’obéissance à l’ordre de son père. D’abord, il traversa les monts d’Ephraïm, et les rechercha ici et là. Mais il ne les trouva pas. Donc, il traversa le pays de Chalicha sans les trouver. Ensuite, il s’en alla vers le pays de Chaalim, mais les ânesses n’étaient pas là non plus. Quel zèle ardent d’un fils du père! Mais il devint fatigué. Saul se battit pour aller au pays de Benjamin, mais en vain. Quand il arriva dans le pays de Tsouph, Saül réalisa qu’il était parti trop loin. Il s’aperçut que son père devait plus s’inquiéter d’eux que des ânesses. Donc, il dit au serviteur qui était avec lui, « Viens, retournons, de peur que mon père, cessant de penser aux ânesses, ne soit en peine de nous. »

Cela nous rappelle le cinquième commandement, « Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent sur la terre que l’Eternel, ton Dieu, te donne » (Ex 20 :12). Cela nous rappelle aussi Ephésien 6 :1, « Enfants, obéissez à vos parents selon le Seigneur, car cela est juste. » Saül n’était pas rebelle ni n’avait l’intérieur tordu. Il n’était pas gâté par l’amour de son père en le considérant comme normal. Il honora et obéit à son père ayant dans son cœur l’amour et le respect profond envers son père. En résumé, il était un papy boy.

Deuxièmement, Saül rencontra Samuel (6-19). Autrefois en Israël, l’homme qui allait consulter Dieu disait : Venez, allons chez le voyant ! » car celui qu’on appelle aujourd’hui le prophète s’appelait autrefois le voyant (9). Donc, le serviteur exhorta vivement Saül d’aller voir le prophète, en souhaitant que le prophète leur indiquât le chemin qu’ils devaient prendre. Saül accepta (8-10). Donc ils montèrent à la ville, et comme ils y montaient, ils rencontrèrent Samuel qui sortit à leur rencontre en montant vers le haut lieu. Saül eut donc une chance d’or au bout de son chemin d’errance. Beaucoup de philosophes chinois pensent que la chance gouverne toutes les affaires humaines. D’autre part, un célèbre scientifique du siècle dernier disait que la chance appartient à celui qui sait la faire valoir. La Bible nous dit que derrière la chance apparente, il y a toujours la providence de Dieu, à travers laquelle les hommes en viennent à avoir la chance de pouvoir reconnaître Dieu comme Dieu.

« Or, un jour avant l’arrivée de Saül, l’Eternel avait averti Samuel, en disant : Demain, à cette heure-ci, je t’enverrais un homme du pays de Benjamin, et tu lui donneras l’onction pour qu’il soit le conducteur de mon peuple d’Israël. Il sauvera mon peuple de la main des Philistins ; car j’ai pris garde à mon peuple, parce que son cri est venu jusqu’à moi. Samuel aperçut Saül, et l’Eternel lui dit : Voici l’homme dont je t’ai parlé ; c’est lui qui détiendra le pouvoir sur mon peuple » (15-17). « Saül s’approcha de Samuel à la porte de la ville et dit : Indique-moi, je te prie, où est la maison du voyant » (18). « Samuel répondit à Saül : C’est moi le voyant » (19a). De cette façon, Saül rencontra Samuel. Or, cette rencontre, quoi qu’apparemment hasardeux, a un grand sens. Après la rencontre avec Samuel, le serviteur de Dieu, Saül dut vivre désormais comme un serviteur de Dieu au lieu de vivre comme un papy boy, un garçon de course pour son père. Pour l’homme, la rencontre d’un mentor qui sert de l’exemple change toute la donne, si au moins il a à cœur de le suivre pleinement.

Saül était un jeune homme de campagne très gentil. Probablement il voulut être le plus gentil garçon dans son village. Probablement il voulut se marier avec une belle jeune fille de campagne comme lui et devenir un bon mari et un bon père et aussi un bon voisin pour ses villageois. Mais cela était son propre plan. L’homme planifie lui-même, mais Dieu gouverne la vie d’une personne. La providence de Dieu pour lui était de devenir le premier roi d’Israël. Ici nous apprenons que nous avons notre propre plan. Mais Dieu a son propre plan pour chacun de nous pour nous utiliser pour sa propre gloire. Jean 15 :16a dit, « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais moi, je vous ai choisis et je vous ai établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. » Quand on est jeune, selon le zèle ardent, il semble que le monde va bientôt se transformer. Mais il est bon pour un chrétien de reconnaître que sa vie est selon la providence de Dieu. C’est un acte d’humilité. Quiconque connaît la providence de Dieu est un grand homme.

Troisièmement, Saül humainement humble. (20-27). Samuel dit à Saül, « Ne t’inquiète pas de tes ânesses perdues il y a aujourd’hui trois jours, car elles sont retrouvées. A qui sera tout ce qu’il y a de précieux en Israël ? N’est-ce pas à toi et à toute la maison de ton père ? » C’était une suggestion que Saül ne serait plus un papy boy, mais le roi d’Israël. A la parole de Samuel, Saül fut surpris et dit, « Ne suis-je pas Benjaminites, de l’une des plus petites tribus d’Israël ? Mon clan n’est-il pas le plus petit de tous les clans des tribus de Benjamin ? Pourquoi donc me parles-tu de la sorte ? » (21) Saül était humainement humble. Son physique était aussi à la merveille. Il était d’une tête plus grand que tous les autres. Mais il pensait qu’il était un petit homme. Cette humilité humaine s’apparente à la gentillesse humaine dont parlent souvent les Français. C’est un sujet très important donc, je voudrais développer un peu plus ce sujet. Apparemment, il eut une bonne qualité humaine pour être berger et leader. Mais les qualités humaines ne sont pas suffisantes pour être vrai leader. L’humilité humaine cache parfois derrière un tenace et insoutenable orgueil. Cela se révélera plus tard dans Saül. Dieu ne peut utiliser un orgueilleux. Si on emprunt un peu l’expression de notre Seigneur, il est plus difficile pour un orgueilleux de porter du fruit qu’un chameau entre dans le trou d’aiguille. Donc, il est nécessaire pour un chrétien de regarder à cette réalité spirituelle. Dieu prive l’orgueilleux non seulement du fruit, mais il l’abaisse dans sa vie par d’insurmontable crises. Souvent, le noyau orgueilleux de l’homme est fardé par la surface embellie de l’humilité, mais elle n’en est rien, si le noyau n’est pas concassé. Il y en a beaucoup qui malgré de longues années de carrière chrétienne, ne consentent pas à briser ce noyau. Ils sont censés bien connaître Jésus. Mais non pas. Certains jeunes veulent s’attaquer à enseigner les autres sans assez apprendre la parole et le mode du Seigneur. Le leader spirituel doit avoir un entraînement spirituel surtout en matière de la vraie humilité, de peur qu’il soit un petit homme. Retenons ce fait important, que Dieu ne peut utiliser un orgueilleux. En temps ordinaire, tout sembler couler tranquille, mais au moment décisif, soit par une parole, soit par des lettres, soit par un comportement, notre noyau non cassé sera destiné à être révélé. Mais on n’en est rien. Nous sommes responsables de nous-mêmes. Quelqu’un dit “j’en peux plus, changeons le berger.” Il n’a pas beaucoup d’expérience d’élever un disciple. Il doit venir à Jésus pour apprendre comment il a pris soin des âmes malodorantes. Alors il donne la sagesse à chacun selon sa foi. Et par la foi épaulée avec l’humilité, nous n’avons devant nous aucune montagne qui ne puisse être déplacée.

Quatrièmement, Samuel oignit Saül comme roi en privé (10 :1-16). Oindre était la cérémonie d’intronisation de Dieu dans la royauté. Maintenant, il resta à Saül d’accepter la royauté comme la mission divine pour lui, et il resta au peuple de l’accepter comme son roi. Après l’avoir oint, Samuel dit à Saül en détail sur quelques événements qui se produiraient sur le chemin.

Quel était le premier signe donné à Saül ? Regardons le 10 :6. « L’Esprit de l’Eternel s’emparera de toi, tu prophétiseras avec eux et tu seras changé en un autre homme. » Le premier signe de Dieu était la venue de l’Esprit de Dieu sur Saül. Quand l’Esprit de Dieu vint sur lui, il devint un autre homme. Dans le passé, Saül était un pudique et beau garçon de la campagne. Il n’était rien qu’un papy boy sans aucune aspiration de son propre ou brûlant désir de faire quelque chose de grand. Mais après la venue de l’Esprit de Dieu, Saül fut changé en un homme différent. Par exemple, Saül devint un homme qui a assez de perspicacité prophétique et de compréhension spirituel autant qu’il écouta Samuel quand celui-ci dit, « Tu attendras sept jours, jusqu’à ce que j’arrive auprès de toi et que je te fasse connaître ce que tu dois faire » (8a).

Le second signe était que Dieu changea le cœur de Saül. Probablement, Saül avait une mentalité d’un homme ordinaire. Il voulut plaire à tous et à lui-même, de sorte que par conséquent, il puisse jouir d’un peu des plaisirs et du confort. Mais Dieu changea son cœur ; Dieu lui donna un grand cœur. Dieu le changea d’un homme de bon cœur en un homme d’un grand cœur avec lequel il put embrasser tous les hommes de son peuple.

Le troisième signe qui arriva à Saül était qu’il devint l’un des prophètes. Dans la Bible, les prophètes sont connus comme ceux qui délivrent la parole de Dieu à leur peuple. Samuel était un prophète à Siloé ; il donna la parole de Dieu à son peuple. Le prophète Nathan délivra le message de Dieu au roi David quand il avait commis le péché contre Dieu par l’acte d’adultère. Mais les plus éminents prophètes auraient été le prophète Elie et Jean-Baptiste. Du point de vue de la Bible, chaque chrétien est potentiellement un prophète. Actes 2 :18 dit, « Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit ; et ils prophétiseront. » Chacun peut devenir un prophète quand l’esprit et le pouvoir de Dieu viennent sur lui. Mais n’oublions pas que d’un autre côté, on devient un menteur quand les esprits mauvais viennent dans son cœur. Il y a beaucoup d’esprits trompeurs donc, Jean nous exhorte à bien les tester.

Que se passa-t-il à Saül ensuite ? Regardez le verset 10 :10. « Ils arrivèrent là, à Guibea, et voici qu’une troupe de prophètes vint à sa rencontre. L’Esprit de Dieu s’empara de lui, et il prophétisa au milieu d’eux. » Saül se joignit à leur acte de prophétiser. Quelle vue merveilleuse ! « Tous ceux qui l’avaient connu auparavant virent qu’il prophétisait avec les prophètes, et l’on se disait l’un à l’autre parmi le peuple : Qu’est-il arrivé au fils de Qich ? Saül est-il aussi parmi les prophètes ? » (11) Ils pensaient que Saül était un timide garçon immature. Mais il était en train de prophétiser parmi les prophètes. Ils ne purent en croire leurs yeux. Donc, il devint une plaisanterie, « Saül est-il aussi parmi les prophètes ? » En tout cas un jeune homme ordinaire de la campagne qui a un désir ordinaire était rendu capable de devenir l’un des prophètes. Paul dira plus tard du don de la prophétie quand on a la capacité de consoler les autres avec la parole de Dieu. Ce don est, semble-t-il toujours d’actualité quel que soit l’époque.

Cinquièmement, Samuel établit Saül comme roi officiellement (17-27). « Samuel convoqua le peuple devant l’Eternel à Mitspa, et il dit aux Israélites : Ainsi parle l’Eternel, le Dieu d’Israël : C’est moi qui ai fait monter Israël d’Egypte. Je vous ai délivrés de la main des Egyptiens et de la main de tous les royaumes qui vous opprimaient. Et c’est vous qui, aujourd’hui, rejetez votre Dieu qui vous a sauvés de tous vos malheurs et de toutes vos angoisses, et vous lui dites : Etablis un roi sur nous ! Présentez-vous maintenant devant l’Eternel, selon vos tribus et selon vos milliers » (17-19). Avant d’établir Saül comme roi d’Israël, Samuel leur enseigna l’histoire de Dieu ; comment Dieu avait été leur roi et Sauveur. Mais le peuple choisi rejeta Dieu son roi et voulut un roi humain.

Quand Samuel fit approcher toutes les tribus d’Israël, la tribu de Benjamin fut désignée. Parmi la tribu de Benjamin, le clan de Matri fut désigné. Finalement, Saül fut choisi. Donc ils essayèrent de le trouver, mais on ne le trouva pas. Quand ils prièrent, l’Eternel dit : Voici qu’il est caché du côté des bagages. On courut le tirer de là, et il se présenta au milieu du peuple. Il les dépassait tous de la tête. Samuel dit à tout le peuple : Voyez-vous celui que l’Eternel a choisi ? Il n’y en a point comme lui dans tout le peuple. Tout le peuple lança une clameur et cria : Vive le roi ! Après l’ordination officielle, « Saul s’en alla aussi chez lui à Guibea. Il fut accompagné par les hommes de valeur, dont Dieu avait touché le cœur » (26).

Sixièmement, Saül devint un soldat courageux (11 :1-15). Saül était officiellement établi comme roi. Mais il n’agissait pas comme un roi. Il labourait encore avec les bœufs de son père. Il semblait qu’il soit la dernière personne pour être courageuse. Mais quand le pouvoir de Dieu vint sur lui, il fut changé d’un papy boy en un commandant courageux et un général. Quand les Ammonites siégèrent Yabech, les hommes de Yabech étaient impuissants pour se défendre contre les Ammonites qui étaient militants et sadistes. Ils ne purent que se rendre.

Israël était une confédération lâche des tribus ; ils ne savaient comment s’aider les uns les autres. Quand le peuple d’Israël entendit parler de Yabech, ils pleurèrent dans une rage sans appui. Quand Saül entendit la nouvelle, l’Esprit de Dieu s’empara de lui. Et sa colère s’enflamma fortement. « Il prit une paire de bœufs et les coupa en morceau qu’il envoya par l’intermédiaire des messagers dans tout le territoire d’Israël, en disant : Quiconque ne marchera pas à la suite de Saül et de Samuel aura ses bœufs traités de la même manière. La terreur de l’Eternel s’abattit sur le peuple qui se mit en marche comme un seul homme » (7). C’était un sentiment d’urgence qui l’avait emporté à Saül. Dans le combat de Dieu en France laïque, nous avons besoin de ce sentiment, non la bouche fanfaronne, car il s’agit d’une question de vie ou de mort. Si nous sommes relâchés un moment, nous serons en face de nous une défaite fatale. Si je vous témoigne, parfois dans ma vie de mission, plus qu’une fois, j’ai senti des urgences. Pour faire avancer nous devons avoir le sentiment d’urgence. Je voudrais vous renouveler ma proposition, que chacun de nos membres réguliers à mettre à la disposition du Seigneur un jour ouvrable. Ce peut être un jour de l’école, ou un jour de travail, ou un jour d’entreprise. Vous laissez les affaires pour servir Seigneur, à la demande de votre pasteur. C’est l’Esprit de Dieu qui rendait Saül sans peur et qui lui donna le leadership courageux. Donc Paul dit à Timothée dans 2 Timothée 1 :7, « Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse. » Saül convoqua Israël d’une manière dramatique pour le suivre dans le combat ; le peuple ne se révolta pas à cause de sa mobilisation atypique, mais ils se laissèrent emporter par la terreur de l’Eternel et ils s’unirent comme un seul corps, combattirent et vainquirent complètement les Ammonites. Ce récit nous donne espoir car si nous sommes unis en un seul corps, quel ennemi redoutable que ce soit de nos jours, nous pourrons le vaincre. Seulement, le problème est que nous formions un seul corps ou pas.

II. Le discours d’adieu de Samuel (12 :1-25)

Dans cette partie, Samuel exprime son état d’âme envers le peuple rebelle. Et il exprime aussi son style de vie en tant que serviteur de Dieu qui était tout au long de sa vie pour conduire son peuple.

Premièrement, je vous ai conduit à Dieu (1,2). Regardez le verset 1. « Samuel dit à tout Israël : Voici que j’ai écouté votre voix en tout ce que vous m’avez dit et j’ai établi un roi sur vous. » Dans ce verset nous apprenons deux choses. D’abord, Samuel soignait son peuple tout au long de sa vie. Dans le verset 1, « j’ai écouté votre voix » ne signifie pas forcément que Samuel écoutait les requêtes de son peuple en pêle-mêle. Comme le berger appelle ses brebis par leur nom et les conduit dehors (Jn 10 : 3b), Samuel connaissait les besoins de son peuple. Samuel prenait soin d’eux un par un. Samuel écoutait leurs plaintes infinies. La deuxième chose, c’est l’obéissance absolue de Samuel à la parole de Dieu. Le verset 1b dit, « … et j’ai établi un roi sur vous. » Pour Israël, c’était un péché que de demander un roi, car Dieu était leur Roi. Samuel sut que c’était un rejet de son leadership, bien qu’il les servît. En fait, ce n’était autre qu’un rejet de Dieu qui était leur Roi, alors qu’ils étaient son peuple choisi (8 :6-9). Samuel était très malheureux sur leur demande d’un roi. Dans son discours d’adieu, Samuel dit qu’il avait fait de son mieux pour prendre soin de son peuple. Il dit aussi qu’il obéit à Dieu absolument bien que cela ne lui plaise pas.

Deuxièmement, « De qui ai-je pris le bœuf ? » (3-5). Ici, Samuel rendit témoignage au sujet de sa vie personnelle de la foi qu’il avait été un serviteur de Dieu et qu’il avait vécu une vie pure et sacrificielle. Samuel n’utilisa pas les moyens décevants de la politique, ni vola l’argent de Dieu pour sa future sécurité, comme le faisaient beaucoup d’autres politiciens mondains. Il vivait une vie pure et pauvre comme notre Seigneur Jésus le fit. La vie de foi de Samuel nous rappelle de 2 Corinthiens 8 :9, « Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ qui pour vous s’est fait pauvre de riche qu’il était, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis. » De même, la vie de foi de Samuel nous amène à nous souvenir de la parole de Jésus dans Jean 17 :19, « Et moi, je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés dans la vérité. » Ici, nous apprenons que Samuel aimait Dieu et son peuple plus que les bœufs. Il était clair qu’il était un serviteur choisi de Dieu et un homme de principe basé sur la parole de Dieu.

Troisièmement, Samuel leur rappela l’espoir de Dieu pour eux (6-15). Regardons le verset 6. « Alors Samuel dit au peuple : C’est l’Eternel qui a établi Moïse et Aaron, et qui a fait monter vos pères du pays d’Egypte. » Dieu aima tant le monde qu’il décida de délivrer son peuple Israël. Dieu choisit Moïse comme libérateur de son peuple après 80 ans d’entraînement de l’humilité. Sous le leadership de Moïse, le peuple d’Israël surmonta sa peur et fit l’événement historique de l’Exode. Par la foi le peuple d’Israël traversa la mer Rouge comme une terre sèche (Hé 11 :29). Par la foi le peuple d’Israël conquit la forteresse invincible de Jéricho. Mais leurs victoires venaient de Dieu. Dieu choisit Moïse pour qu’il soit leur leader. En sommes, Dieu les délivra avec un haut but.

L’Exode 19 :4-6a dit, « Vous avez vu vous-mêmes ce que j’ai fait à l’Egypte : je vous ai portés sur des ailes d’aigle et fait venir vers moi. Maintenant, si vous écoutez ma voix et si vous gardez mon alliance, vous m’appartiendrez en propre entre tous les peuples, car toute la terre est à moi. Quant à vous, vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. » Dans ces versets, « un royaume de sacrificateurs » est un point central. Les Israélites étaient le peuple de la classe des esclaves. Ils n’étaient rien qu’une masse de désir après 430 ans d’esclavage en Egypte. Mais Dieu avait l’espoir pour eux. Dieu voulut qu’ils soient un royaume de sacrificateurs. En d’autres termes, Dieu voulut qu’ils soient une nation de berger pour le monde entier. Notre Dieu est vraiment grand parce qu’il est le Dieu d’espoir qui avait l’espoir dans son peuple qui a la mentalité d’esclave. En Dieu il n’y a pas de désespoir. Dieu qui avait l’espoir pour son peuple désespérant est aussi le Dieu de grâce.

Samuel exhorta vivement dans les versets 14,15, « Si vous craignez l’Eternel, si vous le servez, si vous écoutez sa voix et si vous n’êtes pas rebelles à la parole de l’Eternel, vous vous rallierez à l’Eternel, votre Dieu, vous et le roi qui règne sur vous. Mais si vous n’écoutez pas la voix de l’Eternel et si vous êtes rebelles à la parole de l’Eternel, la main de l’Eternel sera contre vous, comme elle a été contre vos pères. »

Quatrièmement, Samuel, un homme de prière (16-25). Samuel montra un signe de tonnerre et de pluie, en sorte qu’ils puissent voir que ce qu’il disait était vrai (16-20). Finalement, Samuel leur dit de ne pas avoir crainte, bien qu’ils avaient fait toutes sortes de méchanceté, il leur dit de servir l’Eternel de tout leur cœur. « L’Eternel ne délaissera pas son peuple, à cause de son grand nom, car l’Eternel a résolu de faire de vous son peuple » (22).

Samuel avait fait de son mieux pour aider son peuple à rechercher Dieu. Mais ils ne l’écoutaient pas. Plutôt, ils firent ce qu’ils voulaient faire au lieu de ce que Dieu voulait qu’ils fassent. Samuel en vint à réaliser qu’il n’était pas capable de changer le cœur de quiconque. Dans sa détresse, Samuel en vint à réaliser que Dieu peut faire toutes choses conformément à son plan. Finalement il réalisa que tout ce que le serviteur put faire, c’est de mener la vie de prière pour son peuple. Donc, il décida fermement d’être leur serviteur de prière. Que pourrait-il faire de plus, à la pensée que Dieu avait écouté la prière du peuple, aussi mauvaise soit-elle? Si Dieu l’avait écouté, ce n’était pas parce que le peuple était bon. Il était mauvais, mais à cause de son cœur de berger, il l’avait écouté. Donc, au lieu de grince les dents, Samuel dut bénir le peuple et prier pour eux afin qu’il puisse reconnaître son péché et se repente et malgré tout il serve désormais Dieu dans l’état où il se trouve. Cela est la prière du serviteur, la plus difficile parfois. La prière du serviteur est donc selon le terme économique, appelée la meilleure de second rang. Que ce serait bon, si le peuple acceptait Dieu comme roi et le servait. Mais emporté par le désir, il cherchait autre chemin et réclama le roi. Dieu l’exauça. Il en est de même pour nous et pour nos brebis. Or, le problème est que comme Dieu exauça, le peuple était tenté de se justifier sans connaître sa faute. Donc, il fallait prier afin qu’il reconnaisse que Dieu l’avait écouté non parce qu’il était juste, mais parce que Dieu l’aimait, quoi que pécheur. “Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle.” “Quand nous étions errants comme les brebis, chacun suivant sa propre voie, l’Eternel a fait retomber sur lui la faute de nous tous.” Nous ne sommes pas justes du tout. Seul son amour l’emporte. C’est la connaissance de base requise à chacun de nous, et si chacun l’a, aucune communauté ne posera le problème. Mais sous prétexte de quelques dons de Dieu, un ou deux membres prétendent supérieurs, le problème forcément quelque part commencera. D’où le besoin d’apprendre l’humilité de Samuel qui dit dans le verset 23, « Loin de moi aussi de pécher contre l’Eternel, de cesser de prier pour vous ! Je vous enseignerai le bon et droit chemin. » Ici, nous apprenons que la prière n’est pas l’une des armes puissantes, mais la seule arme pour tous les leaders chrétiens. Quand nous servons les autres, nous ne devons pas pécher contre l’Eternel en cessant de prier pour eux ! Nous ne devons pas les aider de façon psychologique. Nous devons venir à Dieu et prier Dieu. Nous devons leur enseigner le bon et droit chemin avec la parole que Dieu nous indique.

Dans ce passage, nous apprenons que l’homme devient esclave de la peur quand le mauvais esprit vient sur lui. D’un autre côté, même une personne très ordinaire comme Saül peut devenir un roi et un vaillant héros quand l’Esprit de l’Eternel est sur lui. Nous aussi apprenons l’obéissance absolue de Samuel pour Dieu. Parce que Samuel obéit à la parole de Dieu, il put être un berger pour son peuple.

JÉSUS FUT RÉSSUSCITÉ (Luc 24)

JÉSUS FUT RÉSSUSCITÉ
Le rôle de la mémoire pour le bonheur

Luc 24:1-53
Verset Clé 24:6

“Il n’est pas ici, mais il est ressuscité. Souvenez-vous de quelle manière il vous a parlé, lorsuq’il était encore en Galilée.”

L’un des écrivains français qui s’étaient plus intéressé et versé sur le concept de la mémoire serait Proust. Selon l’analyste de son texte à tendance philosophique, il y a deux sortes de mémoire, la mémoire volontaire et la mémoire involontaire. Simplement parlant, la mémoire volontaire est la mémoire de l’intelligence par laquelle les gens sélectionnent des sensations du passé, pour faire de l’événement quelque chose de vivant. Bien entendu que l’intelligence mentionné ici est l’intelligence non spirituelle, mais l’intelligence purement humaine. Référez-vous comme l’intelligence spirituelle, le mentionnement de l’intelligence deux fois par Jésus une fois aux 2 disciples d’Emmaüs et l’autre fois aux 11 disciples de Jésus devant lesquels il fut apparu, quand il dit qu’il reproche le manque d’intelligence des premiers et ouvrit l’intelligence des deuxièmes. 2e mémoire de Proust est la mémoire involontaire est la mémoire du sens par laquelle les gens restituent le passé à partir d’une sensation fortuite, qui nous peut venir de n’importe quel objet (le célèbre épisode dans son roman de la Madeleine offerte dans le thé par sa mère nous dit que cet objet fit surgir le passé si agréable de l‘enfance du narrateur). Proust soutient que la réminiscence involontaire nous donne une immense joie parce que, de cette façon, un moment de notre vie nous se manifeste dans sa soustraction à la condamnation du temps et il apparaît dans son vrai sens, ce sens-là qui, tandis que l‘événement arrivait, nous était échappé.
Quand Jésus avait dit pendant son vivant “le Fils de l’homme sera livré entre les mains des pécheurs, sera crucifié et sera ressuscité le troisième jour” Marie-Madeleine comme les autres disciples bouchèrent ses oreilles, car elle avait peur de voir partir son Sauveur étant mort si cruellement. Par son intelligence, elle s’efforça d’ignorer la mort de Jésus et garder dans sa mémoire ce troisième jour de vivant.

Mais maintenant, Jésus étant mort par la croix, Marie-Madeleine ne put garder sa mémoire de ce troisième jour de vivant, car la tristesse l’envahissant, la garder proprement était hors de sa capacité. Elle s’est absorbé totalement dans la première partie de la parole : la croix de Jésus et laissa disparaître tout espoir de son cœur. Cela est le dilemme de la mémoire que chacun façonne volontairement, et dont on dirait qu’il a faussé car elle échappe au vrai sens de l’évènement.

Mais pour qu’un événement apparaisse dans le vrai sens, et son rappel donne une immense joie, cette fois non en voyant un objet comme le dit Proust, Jésus visita Marie-Madeleine pour lui rappeler la parole de Jésus. Cela était involontaire pour Marie, mais c’était la façon de Jésus pour la bénir.
Il en est de même pour nous. Nous modifions nos passés volontairement pour les rendre quelque chose de vivant, mais ce processus cache la réalité ou n’apparait pas dans le vrai sens de l’évènement ; on dirait que c’est plutôt une manipulation à notre gré. Mais Dieu travaille malgré notre volonté, afin que l’évènement paraisse dans son vrai sens, et ainsi nous puissions éprouver, quoi qu’apparemment l’événement soit douloureux, l‘immense joie en nous.
De nouveau, selon Proust, le thème de son roman fleuve, “à la recherche du temps perdu” était, en effet, la victoire de la mémoire involontaire sur le temps même, car elle peut transcender le temps pour paraître dans le vrai sens de l’évènement et ainsi l’homme peut éprouver la joie extrême comme si l’événement du passé se reproduit au jour et à l’heure même.

Un jeune homme a confessé son énorme douleur du fait qu’il avait perdu sa jeunesse à cause de sa rébellion. Beaucoup de jeunes de nos jours partagent le même sentiment de ce jeune homme. En effet, pendant sa jeunesse, il se révoltait à l’autorité parentale ou autre autorité hiérarchique. Si on fait la comparaison au roman de Proust, c’est comme le héros a beaucoup de mauvais souvenir de son enfance à Cambray chez sa grand-tante, loin de sa mère et sa grand-mère, mais du coup par l’offre de sa mère du gâteau Madeleine, il se souvint du moment si heureux de son enfance.

Nous avons beaucoup de souvenir douloureux du passé à cause de nos péchés ou d’autres raisons, et ce que nous tentons souvent oublier, mais Dieu nous rappelle la parole conduisant à la repentance afin que nous nous souvenions du moment douloureux du passé, ce qui est un processus de neutraliser cette mémoire volontaire et faussée à notre gré. Mais si nous y réfléchissons, nous ne pouvons nier qu’il y avait aussi l’heureux moment de notre vie. Msn Gabriel par exemple se souvient du heureux moment d’obéissance à la servante dans le passé pour qu’il arrive à ce jour où il peut être béni non seulement par le don spirituel mais aussi matériellement par l’augmentation de salaire de 10 pour cent. La vie humaine se définit ainsi comme un amalgame ou succession des bonnes facettes et des mauvaises facettes, mais la mémoire de Dieu nous aidant, elle se définit toujours par une heureuse affaire et elle est sensé apparaître dans son vrai sens. C’est surtout le cas des chrétiens qui croient en Jésus-Christ.
L’ange dit, “il disait qu’il faut qu’il meure par les mains des pécheurs, mais il ressuscitera le troisième jour.” Ainsi par la mémoire volontaire, Marie-Madeleine tentait vainement de supprimer ses passés douloureux, mais par la mémoire involontaire, comme elle est provoquée par la Madeleine offerte par sa mère, fut provoqué par la parole de Dieu envoyé par Dieu pour elle, elle se souvient du côté bienheureux de notre vie.

Il en est de même pour l’épisode de 2 disciples d’Emmaüs. Quand ils descendirent vers leur ville natale, quelqu’un se tint à leur côté et se questionna de leur conversation. Son ignorance apparente provoqua une certaine vexation dans leur intérieur, ce qui les fit raconter toute leur mémoire du passé qu’ils avaient retenu joyeusement. “Jésus un prophète puissant en œuvre et en parole devant Dieu et devant tout le peuple.” Ils avaient effacé tous les côtés négatifs, pour que dans leur vie le bon souvenir seulement reste. Mais tout cette bonne mémoire s’était anéantie par la crucifixion de Jésus. Maintenant, il ne leur resta plus rien. D’où leur déception totale et leur décision de descendre dans leur ville. Ils s’efforçaient de retenir ce côté positif malgré la mort si cruelle de Jésus, mais à quoi cela servira, maintenant qu’il est mort. Tout est fini, donc seule la mémoire triste reste. Alors, Jésus l’admit en évoquant la mort de Jésus. “Ne savez-vous pas que le Christ dut souffrir de la sorte et mourir?” Mais ce n’est pas pour finir en négatif, mais il ajouta, “il doit entrer dans sa gloire.” Dans leur mémoire volontaire, ils avaient retenu les œuvres de Jésus qui leur paraissaient bonnes – c’était pour leur bonheur – , mais maintenant ils devaient sincèrement accepter la mort de Jésus, pour qu’ils n’aient pas d’illusion de leur espoir. Ensuite, il fallait qu’ils aillent jusqu‘à l’entrée dans la gloire de Jésus. Cela correspond à la parole de l’ange donnée à Marie-Madeleine: “Il ressuscitera le troisième jour.”

Le thème de quelques sermons de septembre préparateurs de la conférence est comme je vous ai annoncer, “s’approcher.” Jésus ressuscité s’approche physiquement des femmes et des disciples sur le chemin, mais plus fondamentalement Jésus ressuscité s’approche des hommes mortels pour leur donner la mémoire agréable de la vie, par le biais de la foi de résurrection. Ainsi, disons, Jésus remanie la mémoire des hommes. En effet, la mémoire est un de thèmes importants de la psychologie humaine. Mais elle est un domaine important qui garantit aussi le bonheur de l’homme.

Déjà le premier point que nous devons noter en la matière est que l’homme est par nature oublieux. Si nous allons au mémorial de Caën, nous trouvons combien nos concitoyens français se donnent la peine de garder la mémoire de la guerre, surtout la peine de garder la mémoire sur combien nos aïeuls sacrifiaient leur vie pour garder la patrie sain et sauf. Il en est de même pour le mémorial de Shoah à Paris. Le camp de concentration de Nazi à Auswitz est documenté minutieusement et répété à chaque jour férié de 8 mai, la date de signature de traité de paix de la grande guerre.

La raison en est que l’homme a par nature une mémoire courte. Aujourd’hui, nous avons trois épisodes ou quatre si on comprend celui de l’ascension, comme l’histoire post-résurrection. Au début de ce récit apparaissent trois femmes. Il est judicieux de réfléchir sur ces femmes ? Les mémoires de ces femmes dans l’évangile sont excellentes. Ici, la mémoire ne signifie pas celle qui se trouve dans la conscience de chacun, mais il s’agit de la mémoire sociale et communautaire, un peu comme les mémoires racontés par les mémorialistes par exemple, Saint-Simon, chambellan de Louis 14. En fait, dans la Bible apparait beaucoup de femmes mémorables par leur acte honorable. A Marie – on dit que ce peut être Marie, sœur de Lazare, ou Marie-Madeleine, mais ce n’est pas très sûr – qui a versé le parfum de nard pur très coûteux sur la tête de Jésus, Jésus dit que là où l’Evangile sera prêché, on la célébrera en mémoire. Paul dit que pour notre mémoire, nous devons manger la cène. Dans ce cas, la mémoire est à la fois celle dans l’âme d’individu et celle de relation sociale des hommes. Nous devons recevoir comme bonne mémoire le pardon de Jésus en nous-mêmes et en mangeant la cène, mais il faut aussi déclarer le pardon les uns envers les autres comme le mémorial. En tout cas, ce n’est pas par la transsubstantiation, c’est-à-dire le changement de la chair de Jésus lui-même au moment de la consommation du pain, mais en nous souvenant de la mort de Jésus nous devons manger la cène. Comme je l’ai dit, l’homme est par nature trop oublieux. Il faut tout le temps qu’il se souvienne de l’acte de Jésus rédempteur. En somme, ces femmes étaient les femmes dignes d’être inscrites dans le livre de vie dans le ciel, car elles étaient si fidèles et si sacrificielles. Mais leur point le plus fort était qu’elles avaient la foi en la parole de Jésus. Quoi qu’elles n’aient pas encore expérimenté la mort de Jésus déjà par la parole de Jésus en laquelle elles crurent, elles avaient reçu le pardon de péché. C’est la raison pour laquelle elles servaient Jésus et sa compagnie de tout leur cœur de tout leur bien. Autrement dit, la raison de leur sacrifice était parce qu’elles avaient une mémoire inoubliable. En général, les femmes étaient méprisées dans la société machiste des Juifs. Par exemple, quand 4 évangélistes écrivirent le récit de la multiplication des pains pour 5000 hommes, les femmes et les enfants n’étaient pas comptés. Ces catégories n’étaient pas traitées comme des êtres humains. Mais Luc respecte profondément leur être dans son écriture. Luc aimait les raconter, car surtout elles étaient les femmes qui aimaient la parole de Jésus. Si on doit écrire les mémoires de tous ces femmes, ce serait plus de milles volumes des livres. Le principal chapitre de ses mémoires sera leur amour inlassable de la parole de Dieu. A côté de Marthe diligente et travailleuse, Marie a cette image toujours calme mais pourtant passionnée. D’où vient cette image ? Cette sœur de Lazare était une des exemples des femmes qui aimaient la parole. Si vous aimez la parole de tout votre cœur, elle vous donnera cette image à la fois calme et passionnée. Chaque fois que Jésus vint, Marie s’excusa à sa sœur et préféra de rester auprès de Jésus pour ne rater aucune parole sortant de la bouche de Jésus. On dirait qu’elle était pendue à la bouche de Jésus. Or, ce n’est pas par hasard que la plupart des témoins féminines de la résurrection de Jésus s’appelaient Marie. Plus on aime la parole, plus Dieu donne la bonne mémoire. De même que l’on ne peut oublier un met succulent dans un restaurant gastronomique, ne serait-ce pendant quelques jours, de même l’on ne peut oublier facilement une nourriture spirituelle qui satisfait délicieusement l’âme. Marc Jr. mon fils a interpellé dans son témoignage de Tesporka, “Avez-vous de la flamme qui ne s’éteint pas jusqu’ici, cette flamme qui brûlait quand vous avez rencontré Jésus?” C’est une mémoire inoubliable pour chacun des chrétiens, et à cause de cela, il est poussé à aller de l’avant et servir Seigneur de tout cœur, sans se sentir obligé. Ces femmes étaient les femmes libres, pas comme Albertine libertine dans A la recherche de Proust, qui se comparait comme prisonnière, parce qu’elle était toujours surveillée par son petit ami avec qui elle vit. Etant homosexuelle, elle répéta les mensonges auprès de son ami. Le cœur étant constamment tourné vers le désir du monde extérieur, le chrétien ne peut jamais éprouver la liberté. Mais ces femmes étaient justement enflammées de cette mémoire immuable de la grâce par l’intermédiaire de la parole qu’elles avaient acceptée au fond de leur âme, et suivaient Jésus partout où il allait Jésus. Elles étaient aussi braves. Les hommes ont la grande gueule et disent comme s’ils sont tous les des héros des héros de tous les temps. Mais au moment de danger, tous communément, se dérobent à l’anglaise, c’est-à-dire disparaissent sans mot dire. Mais voici ces femmes, elles s’y plantaient et se trouvaient toujours là. Un pasteur que je connais vit que parmi ses ouailles, il y en avait pour qui, chaque fois qu’on les cherche selon le besoin de Dieu, on ne les trouve pas. Certains semblent être de la vraie sorte des anguilles de la mer qui cherchaient à ne pas être attrapés par le besoin quelconque éventuel, et cela l’a désolé. Mais ces femmes étaient les gens qui sont toujours à la disponibilité des autres. Non seulement qu’elles se disaient “je suis à votre service” mais dans leur action, elles se montraient opérationnelle à tous les besoins éventuels et ce à tout moment. Ce n’était pas parce qu’elles étaient toutes les chômeuses ou les femmes de foyer qui a beaucoup de temps libre, mais parce qu’elles étaient vraiment les volontaires pleines de zèle envers l’œuvre de Dieu. Leur spontanéité exemplaire venait de leur amour inchangeable de la parole de Jésus.

Quand j’étais jeunes, régulièrement il y eut un test de quotient intellectuel appelé QI. J’ai toujours ce sentiment d’infériorité que mon QI se tourne autours 120, jamais plus. Mes amis excellaient en atteignant 140, même 150. Je me consolais du fait qu’il y en avait ceux dont le quotient était à deux chiffres. Or, dans ce test, il y avait une colonne qui testait la mémoire, si je me souviens bien. Bien sûr que c’est la mémoire dans le domaine physique. Plus elle excelle, plus on considère intelligent. Mais il y a une mémoire appelée “spirituelle”. Jésus l’a appelé, comme je l’ai dit au début du message, “intelligence”. A mon avis, ces deux sphères celle de physique et celle spirituelle semblent être déconnectés l’un de l’autre. C’est-à-dire qu’entre les deux il n’y a aucun rapport. Il y a une mémoire spirituelle, et pour certaine, il se peut que leur QI de cette mémoire soit particulièrement élevé.
Dans nos récits bien sûr, c’est que les femmes qui avaient cette mémoire “spirituelle” excellente, et les hommes avaient un niveau très bas. Mais sans avoir besoin de sexiste, la mémoire spirituelle s’applique à tout le monde. Or, le bienfait de cette mémoire est énorme.

J’ai entendu qu’en ce qui concerne la mémoire en physique, peut se développer par une série d’entrainement. Je crois qu’il en est de même pour la mémoire spirituelle. Bien sûr qu’il sera utile comme mon fils a dit, d’écouter, lire, parler tout le temps par casette et lecture et conversation, etc. pour que le chant et le message ronronnent dans sa tête. Mais le plus important, je trouve que c’est qu’on doit se détacher de la mémoire volontaire et de s’adhérer à la mémoire involontaire, quoi qu’elle demande le renoncement. Jésus ne disait jamais négativement par exemple, mais toujours positivement. C’est un peu comme une de nos enfantes a confessé qu’elle pensait selon la direction de sa mère tout le temps positivement, et s’éloignait des pensées négatives. C’était un grand renoncement et ainsi la bonne mémoire s’installe.

On dit que la plainte qui est le corolaire de la pensée négative est comme la fumée d’un fumeur. Or, la plainte est la mémoire volontaire. Celui qui se plaint essaie de retenir du bon côté, et veut évacuer le mauvais côté par le découlement des mots grognards. Qui aimera rester avec la cheminée qui fume tout le temps. Autant que possible, on voudra fuir. La plainte est nocive à la santé, sans avoir besoin d’avoir recours à l’analyse de neuroscience des cerveaux (l’équipe de recherche de l’université de Standford récemment nous rapporte que la plainte provoque la réduction grave d’hippocampe, indispensable à la résolution ds problèmes et la réflexion, et une des causes de la maladie d’Alzheimer). La plainte est contagieuse, donc d’autant, il vaut mieux de fuir, de peur que notre cerveau soit infecté par l’influence. Mais si par contre, nous répétons les pensées positives, l’air de notre âme se rafraichissant, nous avons un terrain très favorable de la culture spirituelle dans nos âmes, alors beaucoup de plante spirituellement biologique poussent et donnent bonne odeur et bons fruits envers les autres, de sorte que les autres viennent venir vers nous devenir bons amis avec nous. C’est curieux et c’est mystérieux aussi, mais c’est comme ça, la vie et il est une constante biblique sans équivoque.
Nous avons besoin comme ces femmes d’avoir et développer la bonne mémoire spirituelle. Elle sorte de l’amour de la parole, si vous me permettez de le répéter. Parmi nous, beaucoup ont été sauvé par la parole de Dieu et son étude, mais certains semblent se tourner vers les miracles. Ce n‘est pas bon, ni justifiable devant Dieu. Ils sont si oublieux de la grâce et deviennent prétentieux. Le monde actuel aspire à avoir beaucoup de don miraculeux. La raison est claire, si nous étudions les Actes, comme ces jours au matin de notre église, nous trouvons que les miracles étaient les outils de Dieu ayant un but clair, c’est-à-dire qu’ils ont pour but de propager la parole de Dieu et gagner les âmes. A l’ère primitive de l’église, Dieu a donné beaucoup de don miraculeux et laissait opérer beaucoup de miracles. Mais maintenant, l’église n’a pas besoin de miracle. Car l’évangile est propagé dans le monde entier, et 4 coins du monde connaissent grosse modo ce qu’est le christianisme. Donc, Dieu envoie les miracles très rarement ces jours-ci. Mais c‘est pourquoi pour certains gens de mauvais goût cherchent éperdument les miracles ou les dons, pour qu’ils puissent prétendre qu’ils sont bénéficiaires de ce rarissime don de Dieu, différemment des autres “ordinaires” chrétiens. Or, le plus grand miracle de Dieu est la Bible. Quarantaines auteurs de différentes origines et différentes époques racontent le même sujet qui est la venue de Jésus-Christ. D’un autre côté, si nous voulons avoir la bonne culture de l’âme ayant la bonne mémoire propre, nous devons clarifier notre conscience et pensée. Ainsi Paul dit, “Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensée.” (Ph 4:8)

Mais en fait quand l’ange évoque la parole de Jésus, il est dit simplement que les femmes se souvinrent des paroles de Jésus. Cela en dit long qu’elles étaient les femmes humbles. Leur humilité les rendit si facile de rappeler la parole de Jésus. Donc, à côté de l’amour de la parole de Dieu, l’humilité est une bonne facteur pour purifier notre mémoire et rendre notre coeur fertile. Mais comment était les disciples? Quand les femmes leur dirent la résurrection de Jésus, ils les considérèrent comme les folles et niaises. Leur parole était pour eux des balivernes. Les hommes de l’époque dans cette société juive particulièrement machiste, étaient tous des hommes machos. Non seulement dans l’orient, mais aussi dans l’occident, il y a beaucoup de pays dont les hommes sont machos. Pour un certain pays européen, je crois que c’est latin, une femme doit rester à la maison, se marier, écouter son mari. Puis quel que soit l’âge, elle ne doit pas donner une direction à un homme. Malgré la force du temps la mentalité de l’homme ne change pas davantage. En tout cas, les disciples bouchèrent leurs oreilles aux dires des femmes, même si leur témoignage était si touchant et puissant.

Remarquons que dans le verset 8, il est dit que les femmes se souvinrent des paroles de Jésus. Non seulement la parole que l’ange venait de citer, mais beaucoup de paroles de Jésus revenaient à leur esprit. Quand on a la bonne mémoire, elle se multiplie. C’est la raison pour laquelle nous devons recevoir au moins une parole dans nos âmes, alors nous avons une excellente mémoire dans nos affaires non seulement de Dieu mais aussi du monde. L’amour de la parole de Dieu, l’humilité de cœur des femmes étaient suffisant pour élargir le royaume de Dieu dans leur cœur, et aillent vers les frères pour témoigner la résurrection de Jésus, malgré leurs oreilles sourdes.

L’apparition de Jésus devant les disciples touche au problème psychique des disciples. Les disciples avaient beaucoup de peur. Ils se sont enfermés à cause de la peur. Or, quand Jésus leur dit la paix, étonnamment, loin de la paix offerte par Jésus, ils furent plutôt saisis de frayeur et de crainte. Et même ils pensaient avoir vu un fantôme, un esprit. Jésus dit, “pourquoi êtes-vous troublés et pourquoi ces raisonnements s’élèvent-ils dans vos cœurs?” Selon le récent recherche neurobiologique, il y a dans le cerveau une étroite relation entre la mémoire et la peur. Selon l’expérience avec l’animal, le conditionnement de peur est rapide, en sorte qu’une fois d’expérience suffit pour former la mémoire et l’émotion de peur qui engendre d’autres troubles mentaux, telles l’anxiété, la phobie et le stress. Les disciples, même s’ils avaient entendu le témoignage si convaincu des femmes, et des disciples d’Emmaüs, doutaient encore la résurrection de Jésus. Peut-être qu’ils ne pouvaient pas oublier l’événement où Jésus marchait sur l’eau, et après la mort de Jésus, quoi qu’à l’époque, ils aient cru, ils se mirent à douter que c’était le vrai fait. J’ai entendu que ces jours, les adolescentes disent à leurs mères, s’il te plaît, ne me regarde pas. C’est parce que les regards sont tellement inquiétés, que le croisement de regards fait tellement peur. D’où leur préférence de ne pas se regarder. C’est vraiment dommage. Les disciples avaient la mémoire de peur, car toute leur vie de disciple fut soldée par l’échec, tout leur vie ressemblait comme une horreur. Mais il faut qu’ils s’assoient et réfléchissent pour se dire que leur vie de disciple n’était pas si mauvaise que ça, mais plutôt elle était pleine de bonheur et de joie avec Seigneur Jésus. Jésus en était désolé et s’asseyait et se mit à les consoler en leur montrant les traces de clous. Quand ils le regardaient, ce n’était pas si moche que ça, plutôt elle était jolie, cette trace, Puis, Jésus leur demanda à amener les poissons pour manger ensemble. En le faisant, ils purent se souvenir de la première heureuse rencontre avec Jésus sur la mer de Tibériade. C’était la matinée fantastique où on avait pris l’énorme quantité de poissons. C’était une mémoire inoubliable. Les disciples durent renoncer à leur mémoire volontaire faussé, mais accepter la mémoire involontaire, en acceptant la parole de Jésus, quoi qu’elle fût difficile d’accepter, la mort de Jésus, après quoi ils arriveraient à se réjouir pleinement. C’est cela qui est le bonheur que Dieu vous offre ce matin, par ce un peu philosophique message de votre pasteur, qui tentait selon le système éducatif particulièrement français. Le message de “Jésus fut ressuscité” était le renouvellement de notre mémoire volontaire par la mémoire involontaire. Quoi que nous n’aimions pas l’involontaire, si c’est la volonté de Dieu, nous devons l’accepter, car ainsi notre mémoire s’assainit et nous pouvons devenir vraiment heureux. Alors vous vaincrez toute votre peur, toute votre plainte et incrédulité et il vous fera remporte la victoire dans vos combat de la vie pour Dieu.

AINSI NOUS N’ABANDONNERONS PAS LA MAISON DE NOTRE DIEU (Néhémie 9-10)

AINSI NOUS N’ABANDONNERONS PAS LA MAISON DE NOTRE DIEU

Néhémie 9-10 ; 12 :27-13 :31
Verset Clé 9 :5b

“Levez-vous, bénissez l’Eternel, votre Dieu, d’éternité en éternité ! Que l’on bénisse ton nom glorieux, qui est au-delà de toute bénédiction et de toute louange.”

Il y a un changement de phrase dans le code pénal en ce qui concerne la dénonciation de l’acte de violence sexuelle récemment. Il s’agit de l’article 434-3. Si on veut s’intéresser aux affaires juridiques, pour devenir avocat par exemple, c’est assez intéressant de voir l’enlèvement de deux lettres change toute la donne. Par le récent décret de Madame Shiappa, secrétaire d’état, le groupe de mots : “quiconque ayant eu connaissance” (c’est le participe passé) change en “quiconque ayant connaissance” s’il ne dénonce pas un acte de violence cela constitue un délit. Dans le premier cas, ce serait un délit instantané, alors que dans le deuxième, c’est par durée. Les faits s’achèvent en général au bout de trois ans, donc, si quelque connaît ces affaires, est délivré de l’accusation au bout de trois ans, mais si la loi est “quiconque ayant connaissance”, il peut être accusé à tout moment, car c’est un délit continu.

L’état d’Israël était comme ce quiconque ayant connaissance. Ce n’était pas suffisant qu’il avait eu connaissance de leur crime, mais il devait constamment prendre conscience de leur crime. Ils ont surement oublié ce fait, mais leur conscience est pleurnichant car malgré la joie de la muraille achevée, ils ne peuvent plus se tenir continuellement dans la joie, car par la lecture, ils ont conscience de leur crime, mais non “ont eu conscience” comme participe passé. Ainsi ils se trouvaient constamment devant un crime constant par la durée étant accusables à tout moment. C’est le caractère du péché. Notre conscience souillée ne pourra jamais être apaisée par le temps passé, comme le sentait Monte Christo, la haine ne diminue pas en temps. Nous sommes condamnables par nos actes mauvais, mais ce n’est pas si fataliste, mais il y a une issue et une solution. C’est ce que nous apprenons aujourd’hui principalement.

En ce qui concerne la justice, nous en parlerons en abondance, j’aimerai vous raconter un personnage politique américain qui vient de décéder. Dans le film “la foi de mes pères” (the faith of my fathers), John MacCain témoigne pendant son combat dans la guerre de Vietnam, que ses pères lisaient constamment la Bible. Il est le fils d’un amiral qui était lui-même fils d’un amiral, et donc est la première fois en Amérique cette distinction 4 étoile de père et fils. L’épisode le plus marquant de ce personnage est cette histoire presque légandaire que MacCain fut capturé pendant la guerre de Vietnam par la suite de la chute de l’avion en 1969, et restait en prison jusqu’à 1974, en étant torturé sans cesse. En sachant qu’il était fils de l’amiral, en vue d’embrasser l’armée américain, les militaires vietnamiens voulut le libérer. Mais il refusa, en disant qu’il fallait que tous les prisonniers de guerre avant lui soient libérés, s’il devrait être libéré. Quel sens d’honneur d’un homme! Si tous nos garçons l’imitent! Son acte était tellement juste qu’il était au point de nommer la grandeur de l’Amérique par ses contemporains. Mais à mon jugement, la justice humaine a toujours la limite. Il n’a pas pu accepter son ennemi politique qui l’est devenu quoi que le même parti, de participer à ses funérailles. Je trouve que l’Amérique n’est pas si grande, de même que cet ennemi qui a la motto de rendre son pays de nouveau grand se fait envoyer dans le terrain de golf pour tweeter des messages inutiles pendant les funérailles. Cela nous faire rire, mais avec un peu d’arrière-goût amer. Mais si nous réfléchissons, ce n’est que la révélation de la mentalité de l’homme, comme vous et moi. Seule en Dieu et par sa parole, l’homme peut devenir vraiment grand. Que Dieu vous donne beaucoup de grâce par cette parole.
Le peuple se réunit de nouveau pour pleurer (Ch 9)

Premièrement, le peuple lit la Bible. Le 24e jour du même mois, les Israélites s’assemblèrent de nouveaux. Leur assemblement avait un clair but qui était d’exprimer leur tristesse. Ce sentiment a été étouffé par la joie pour lequel ils avaient obéi à l’ordre des serviteurs. Mais il ne pouvait être infiniment étouffé. Tôt ou tard, il dut s’exposer. Les larmes retenues ne peuvent durer longtemps. C’est une tristesse profonde qui git au tréfond de cœur. Donc, le peuple décida de se réunir pour l’exprimer. Ce n’était pourtant pas la tristesse selon le monde, mais la tristesse selon Dieu. Paul parle que la tristesse selon Dieu produit une repentance qui mène au salut et que l’on ne regrette pas, tandis que la tristesse du monde produit la mort. Paul et son équipe d’évangélisation semble fortement décommander la tristesse selon le monde, car c’est vraiment dangereux et néfaste, mais quand le Corinthien s’étaient attristés de leur péché et repenti en larme, il le loua du fait qu’ainsi furent trouvés purs devant Dieu.

Ainsi, Israël se réunit et en exprimant leur tristesse, pleura longtemps et mena le jeûne. Ils confessèrent leurs propres péchés et les fautes de leurs ancêtres, dit le verset 2. C’était ce sentiment qu’ils avaient eu dans le précédent chapitre lors de la lecture de la Bible par Esdras et que les serviteurs se divisant en deux vinrent leur expliquer le sens. C’est le rôle important de l’enseignant que d’expliquer le sens de la Bible pour amener à la la repentance. Il est important d’expliquer la Bible, jusqu’à ce que l’étudiant de la Bible pleure de ses péchés. Cela demande un labeur assidu en larme de la part du berger. Après larme, il est possible d’espérer une vie d’engagé de l’étudiant. Que Dieu nous accorde beaucoup de larme cette année commençant. Alors les Israélites comprirent comment leur ancêtre avaient commis le péché. Mais, ils confessèrent aussi leur propre péché.

Deuxièmement, les serviteurs enseignaient l’histoire de Dieu. D’abord, les lévites, Josué, Qadmiel etc aidèrent le peuple à bénir l’Eternel. Ils étaient les serviteurs dévoués et les enseignants de la Bible excellents. Ils étaient surtout les bergers des âmes. Ils exhortaient les gens à se lever et bénir l’Eternel. Pourquoi est-il important pour le peuple de bénir l’Eternel? Car l’Eternel Dieu est la source de bénédiction. Il est nécessaire de reconnaître le fait que l’Eternel Dieu est la source de bénédiction. Sans avoir la conscience profonde de ce fait, chacun est obligé de vivre une vie dépourvue et privée de la bénédiction. Après aider à la repentance, l’autre rôle de berger est d’aider ses brebis à reconnaitre que Dieu est source de toutes les bénédictions, et qu’en lui elles peuvent éprouver de beaucoup de bénédictions. Si un berger n’a pas de conviction de la bénédiction, ses brebis souffriront du manque de bienfaits dans leur vie. Enfin, il se peut qu’il se trouve dépourvu des fruits spirituels. Nous devons surmonter notre étroitesse spirituelle, mais avoir la largesse de cœur béni comme un vaste océan, afin qu’en nous toutes sortes de poissons puissent nager et se laisser nourrir. Ou, que nous soyons comme un grand arbre sous l’ombre du quel habitent de nombreux oiseaux.

Pour cela, le berger et enseignant de la Bible doit avoir un clair sens d’histoire. Il doit avoir comment l’histoire rédemptrice de Dieu démarre et se déroule. Et cela même dans le contexte où ils vivent. Le protestantisme français débutait différemment que celui de l’Allemagne, par des personnes différentes : par exemple, Luther était d’origine paysanne, mais Calvin était comme nous avons appris, aristocrate et savant. Il est sévèrement persécuté par la religion traditionnelle, tandis qu’en Allemagne, il arriva à l’emporter. Les bergers et enseignants de CCU doivent reconnaître comment Dieu a démarré cette œuvre par une famille d’origine étrangère pour encourager les étudiants de la France à marcher selon Dieu, et cela du côté de leur enseignement touchant et gracieux. Il faut savoir expliquer comment l’oeuvre de Dieu s’est déroulé à travers cette petite église avec assurance. Ainsi, nous formerons les disciples qui se font volontaires de collaborer auprès de nous. Jamais nous ne devons nous contenter qu’elles continuent d’étudier la Bible, quoi que cela semble être déjà grande chose dans ce pays laïc. Ma recommandation est que que ce soit enfant ou adulte, chacun devienne un petit pasteur qui accueille les ouailles avec la parole sainte et l’histoire émouvante de notre église.

Pour les nouveaux moniteurs des enfants, à partir d’Octobre, je recommande vivement, qu’en surmontant le laxisme et la lassitude, les enfants soient amenés à acquiescer l’histoire de notre église qui a pu élever les disciples fervents de Jésus par l’étude de la Bible et l’écriture du témoignage, et pouvoir publier parmi leurs camarades ces puissants moyens qui rendent possible de changer le courant d’histoire de leur pays si moderne et culturel mais ancré profondément dans l’incrédulité et l’apostasie. Si chacun de nous a une pleine assurance que différemment de l’évangile de masse, ces moyens individuels qui marquent notre église sont des puissants moyens de transformer une personne d’un pécheur en serviteur, nous pourrons sûrement établir plusieurs disciples cette année et beaucoup dans l’avenir.

Troisièmement, Dieu pardonna son peuple rebelle. Ici, dans le verset 7, nous pouvons remarquer que l’Eternel Dieu a choisi Abraham. Qui est cet Eternel Dieu? Le verset précédent dit qu’il est le Dieu Créateur de qui sont sorti le ciel, la terre et toutes leurs armées (c’est-à-dire l’ensemble des êtres qui sont dans les cieux et sur la terre, donc y sont compris, hommes, animaux, astres et anges). Or, ce Dieu grand et redoutable a daigné de choisir un homme, à voire un vieil homme stérile pour faire de lui son peuple. Quelle miséricorde de Dieu? Un campagnard ou une campagnarde sans nom ni renom comme vous et moi d’un tiers monde pour certain est choisi pour devenir son peuple! Mille fois wow! Puis, le verset suivant dit, “Tu as trouvé son cœur fidèle”. Cela nous en dit long que l’Eternel Dieu, quoi qu’il soit omniscient, il n’a pas choisi Abraham, parce qu’il est fidèle, mais Dieu l’a choisi d’abord, ensuite, en allant, il trouva Abraham fidèle. Notre Dieu est celui qui est capable de rendre un homme infidèle homme fidèle. Mais en allant, Dieu trouva Abraham fidèle, en sorte qu’il n’ait pas besoin de le rendre ainsi. Il était pour ainsi dire, déjà une bonne matière. Ici, par ces deux versets, nous apprenons que l’élection précède la vertu. Philosophiquement parlant, les existentialistes prétendent, “l’existence précède l’essence”, mais pour l’homme, l’essence précède l’existence, et cette essence est un être créé pour être choisi par Dieu. La vertu est subsidiaire dans l’existence humaine. Autrement dit, l’appelé, tel qu’il est, quoi qu’il ne soit pas si sanctifié, peut vivre et glorifier Dieu. Mais s’il a la vertu, tant mieux. Dieu l‘utilisera plus. Mais l’essence de l’homme est d’être appelé par Dieu. Si je le répète, Abraham est choisi non à cause de sa fidélité, mais à cause de la souveraineté de Dieu. Donc, Dieu ne lui donne pas la récompense telle l’alliance, l’héritage de la terre, le nom, etc, non parce qu’il est fidèle, mais parce que Dieu l’a voulu. Il en est de même pour nous. Dieu nous a choisi chacun, non parce que nous avons quelque mérite ou vertu, mais parce que Dieu a voulu. Il veut que nous soyons choisi, vivions selon lui et rendions gloire et répandions sa vérité et sa vertu dans le monde déchu.

Or, sa plus grande vertu est sa justice. Dieu es juste, dit le verset 8c. Alors quelle est la justice divine? D’abord, le Dieu juste est le Dieu qui sauve. Il est celui qui ne méprise pas le cri des opprimés. Dieu délivre de la main cruelle de Pharaon par l’Exode et par la traversé de la mer Rouge. Les poursuivants sont noyés, sans avoir le temps de se faire valoir leur capacité de la natation. Ils sont tous comme les pierres ou la bouteille de bière qui se submerge avec écumes. Ensuite, le Dieu juste est celui entraîne. Dieu, s’il a sauvé, entraine son peuple avec l’espoir de faire de lui un royaume de sacrificateur et une nation sainte. Dieu ne regarde pas son état actuel immature et indiscipliné, mais l’entraine pour qu’il soit un peuple saint. Pour ce but, ce Dieu qui a sauvé de la grande détresse, lui donne disons de nouvelle sorte de détresse en le faisant errer pendant 40 ans. C’est à cause de son espoir et son amour. Le peuple doutait et murmurait, mais le Dieu juste l’a entrainé. Puis en troisième lieu, le Dieu juste se révèle par sa parole. Son acte de jugement de Pharaon, son acte d’entraînement dans le désert pour son peuple est insuffisant de comprendre au fond le caractère de Dieu. Donc, Dieu fait descendre du ciel les ordonnances droites, les lois de vérité, des prescriptions et des commandements excellents, pour que le peuple puisse vraiment et profondément connaître leur Dieu. Les deux plaques de pierres étaient un grand don de Dieu pour le peuple. Or, lors de la lecture de la Bible, les serviteurs et Lévites se dispersent pour expliquer le contenu de la Bible. Ainsi le peuple en vient à comprendre la volonté de Dieu écrite dans la Bible et savoir quel chemin à prendre. Quel privilège d’avoir la parole de Dieu dans nos mains et d’avoir le serviteur qui l’explique !

Enfin quatrièmement, le Dieu juste est celui qui pardonne. Si Dieu ne pardonne pas, mais juge le pécheur, apparemment la justice de Dieu sera révélée, mais dans ce cas, Dieu ne sera pas censé être juste. Un peu allégoriquement, si c’est le cas, après avoir jugé tous les pécheurs coupables, Dieu se trouvera tout seule dans son royaume, ce qui n’est pas très chouette. Romains 3:23,24 dit, “Car il n’y a pas de distinction: tous sont péchés et sont privés de la gloire de Dieu; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Christ-Jésus.” La venue de Jésus était la manifestation de notre Dieu qui est juste. Il pardonne l’homme malgré la méchanceté et l’infidélité. Ainsi Dieu se révèle vraiment juste. Or, l’infidélité et la rébellion des hommes sont inavouables. Leurs nuques sont raides, ils oublient si rapidement la grâce qui leur ont été faites, et complotent pour lui désobéir. Il était ahurissant qu’Israël se donna un chef pour retourner à leur ancien esclavage, et fit le veau d’or avec le métal fondu plein de rouille. Quelle mentalité d’esclave d’avoir si vite oublié la grâce et se rebeller, mais ce n’est qu’une facette de l’homme déchu. Malgré la multiplicité infinie de la bénédiction, Israël était culotté de se rebeller sans cesse. Mais aussi nombreux que leur rébellion, le pardon de Dieu se multipliait et se succédait.

Dans ce long texte d’histoire d’Israël de chapitre 9, à la relecture, nous trouvons qu’il apparait 6 fois le mot abandonner ou d’autres mots ayant le même sens : livrer. Alors 3 fois, est pour montre que Dieu a apparemment abandonné Israël rebelle, mais 3 autres fois, Dieu revient à sa décision et il n’abandonne pas son peuple et le restaure, dès qu’il crie vers lui. La raison est marqué aussi trois fois par ces trois groupes de mots, “Dieu est celui qui pardonne, il est compatissant et il fait grâce.” (17,19, 31) Rendons grâce à Dieu qui nous pardonne. Quand nos nuques sont raides, nos épaules dures, il nous laisse aller à la dérive, mais il ne nous abandonne pas, mais attend que nous revenions vers lui. Et si nous revenons, il est comme ce père du fils prodigue qui accueille à bras pleinement ouvert, pour nous recevoir de nouveau dans son royaume riche et abondant.

Quatrièmement, le peuple reconnut qu’il était esclave. Après avoir étudié la parole de Dieu et l’histoire, le peuple en vint à reconnaître une vérité importante. En général, les gens vivent sans connaître soi-même. Qui suis-je ? Quelle est mon identité, quelle est mon origine et ma destination, etc. Ils vivent au jour le jour. Ils adoptent faussement la motto des chrétiens, “A chaque jour suffit sa peine.” Cette motto est donnée pour que chacun des croyants ne s’inquiète pas de lendemain. En tout cas, ils ne connaissent pas eux-mêmes. Leur vie est machinale et ils sont habitués de leur maniérisme. Mais pour l’homme reconnaître son existence: de façon ontologique et déontologique est important. Qui suis-je? Que fais-je? Pourquoi je vis? Pourquoi je fais ceci ou cela? Regardez la situation du peuple d’Israël. La plupart des gens de retour de Babylone étaient deuxième ou troisième génération. Ils ne savaient pas bien l’histoire de leurs aïeuls. Seulement ils étaient né à Babylone et à l’exhortation de l’homme influent, tel Zorobabel, et Néhémie, avec un certains espoir de retrouver la terre de leur ancêtre, vint s’installer à Jérusalem et ailleurs de Palestine. Donc, il y avait un petit mouvement de réveil national, on dirait. Mais en réalité, ils ne connaissaient pas trop qui ils étaient. C’est un peu comme nos seconds gen, “pourquoi je suis ici, pourquoi j’ai ces parents? Ce n’est évidemment pas moi qui ai choisi ce pays et cette situation familiale, etc.” Mais quand ils ont étudié la parole, ils ont appris qui ils sont. Ils étaient la descendance des pères qui avaient commis le péché. Mais ce n’est pas tout. Au fur et à mesure qu’ils lisaient la Bible, ils en vinrent à reconnaître qu’eux-mêmes n’ont pas la différence de leur aïeuls, ils étaient pécheurs devant Dieu. C’est ce que par l’Esprit ils apprenaient de la lecture de la Bible.

Ainsi, ils s’écrièrent, ”nous sommes assujettis aux rois qui prenaient nos biens, et tout ça à cause de nos péchés.” Ils disaient déjà, “nous avons fait le mal.” Bien sûr qu’ils ont compris que c’est à cause de la rébellion continuelle de leurs ancêtres qu’ils étaient dans cet état lamentable, mais en fait ce n’était pas seulement le péché de leurs ancêtres, mais eux-mêmes étaient les responsables de ce malheur. Sans la lecture de la Bible, on est toujours apte à accuser quelqu’un d’autre, mais si on lit la Bible humblement, l’Esprit nous aidant, nous en venons à comprendre que moi-même est aussi pécheur que les autres coupables. La lecture qui n’aboutit pas à ce sentiment coupable est vaine. Elle contribue à enorgueillir les gens. L’homme aime toujours critiquer les autres, sans prendre conscience de son propre péché, en disant que la foi de cette sœur est idolâtre envers les hommes, la foi de ce frère est trop superstitieuse, ou en se plaignant: on ne s’occupe pas de moi, etc. Ce sont les gens qui veulent rester à l’infini comme un état de bébé spirituel, jamais voulant se mettre debout toujours espérant être aidé des autres. L’homme est par nature commère. La faute est toujours aux autres. Mais nous devons avoir assez d’humilité pour comprendre que notre propre réalité spirituelle est aussi mauvaise décadente que les autres. Si nous avons ce sentiment, nous arrivons à avoir cette solidarité du peuple d’Israël.
Ils se lamentèrent, “aujourd’hui, nous voici esclave!” Etant debout pendant un quart de la journée il lisait la Bible, et l’autre quart de la journée, environ 3 heures, ils priaient et voici ce qu’ils avaient conclu, “nous voici esclave!” Ils en arrivent à cette réalité flagrante sur eux-mêmes. Ils vivaient un train-train de la vie. Il semble qu’à force de la réforme et l’éveil, ils sont devenus du coup un peuple libre. Mais ce n’était pas ainsi. Ils étaient assujettis aux rois païens qui n’emparaient de leur territoire et s’accaparent davantage de leur produit. Cependant, l’examen de la situation du peuple n’était pas aussi mauvais que cela. Car il y avait pas mal de gens de classe aisée, riche et bourgeoise, quoi qu’il y ait aussi des frères pauvres. Mais ce sentiment de la privation de leur propre territoire par les étrangers leur donnait la souffrance.

De quoi s’agit-il pour nous? Apparemment il paraît que nous sommes tout à fait libres, nous vivant dans un pays indépendant et démocratique et libéral. Mais le problème est que notre sentiment est que nous sommes vendus par quelque chose. Nous ne sommes pas aussi libres que nous le pensons. Nous vivons aujourd’hui d’aujourd’hui, sans savoir qui nous sommes, et ce que nous faisons. Nous sommes dans l’état d’esclave vendu par quelque chose.
L’esclave a un symptôme qui est la mendicité, et le laxisme, c’est-à-dire le manque de vision. “A chaque jour suffit la peine” vraiment. Son espoir est vain. Il cherche chaque jour un peu plus de repos, un peu plus de confort. Mais pas plus. Il n’a pas de sentiment de problème d’aujourd’hui en se contentant de statu quo. C’est une décadence morale très grave, qu’une pauvreté économique. Autrefois, la bénédiction: l’espoir en Dieu était nombreuse, mais maintenant, ils sont privés de la bénédiction. Comme esclave, il suffisait seulement de manger trois repas par jour, et sans fruit visible. Aucune création de l’histoire grandiose ne leur semblait pas être réalisable.
De quoi sommes-nous esclave? Les pharisiens disaient qu’ils n’étaient pas esclaves du fait qu’ils étaient descendant d’Abraham. Mais Jésus dit, “celui qui commet le péché est esclave du péché.” Nous ne pouvons pas nier à ce que nous sommes esclaves. Nous sommes esclave du péché. Nous l’avons chanté à K-Pasteur. 1 Corinthiens 6:12 dit, “je me laisserai pas asservir par quoi que ce soit.” C’était l’exhortation de Paul, quand il parlait du corps racheté par Jésus. Nous ne devons pas donner ce corps pour nous faire assujetti de nouveau au désir de la chair. Certains sont esclaves de l’argent, certains esclaves du poste de responsabilité, certains, esclaves du désir de la chair, certain encore du désir de se divertir, certain de l’esprit vagabond, certain rêve de mariage, certain esprit de mort, certain gastronomie, certain reconnaissance des hommes, certain de l’esprit de flirt, à chaque homme est possédé par un esprit mauvais de long date. Des divers démons, petit et grand dominent sur l’homme. Nous sommes esclaves! Nous n’y avions pas trop de conscience autrefois, c’est vrai, mais bénéfiquement, par l’étude de la Bible, nous pouvions arriver à regarder nous-mêmes de vrai optique. Grâce à l’étude de la Bible, nous en viennent maintenant à connaître nous-mêmes, comme des êtres déchus, destinés au jugement éternel.

Beaucoup de gens s’écriaient “au secours”, puis Dieu vient les secourir, et les retire de l’angoisse, et donne la paix. Mais, ils oublient hâtivement, en se disant, “quand était-je ainsi?” Quand quelqu’un a de mauvais notes, il crie et Dieu eut pitié de lui et donne l’intelligence pour qu’il ait la bonne note, puis, il oublie tout comme si sa propre intelligence l’a fait réussir. Combien sommes-nous oublieux? Si nous reconnaissons que nous sommes si ingrats, c’est déjà une grande découverte.

Ici, la reconnaissance du peuple que Dieu est tout à fait juste est très importante. C’est cependant très différente que d’avoir la culpabilité écrasante. Israël reconnut sa culpabilité car Dieu juge leur méchanceté, mais ils reconnaissent également que celui qui a jugé ainsi est juste car le motif de ce jugement est justifié c’est-à-dire ce n’est pas par vengeance que cela est arrivé, sinon comme les gens pensent qu’ils sont tellement coupable que tout ce qu’ils subissent est juste, donc ils sont digne de ce malheur quelconque, ils sont très fatalistes, mais ils reconnaissent que non par vengeance, mais par amour immuable que toutes ces choses leur ont arrivés. Quand quelqu’un fixe le regard sur l‘événement, il sent son âme mourir, mais dès le moment où il fixe le regard sur Dieu, il adopte une autre optique et une autre philosophie, pleine de vivacité et pleine d’espoir, car ils savent maintenant que Dieu les aime malgré tout, malgré cette épreuve difficile.
S’il reconnait ce fait, il peut se lever de nouveau de son lit où il est couché et recommencer audacieusement une nouvelle vie. “Oui, Dieu est juste, je reçois la rétribution juste.” Cependant, il s’écrit, “Oui, son amour me façonne, il veut que je change par ces choses.” Alors chacun a espoir. Sinon, il sera toujours couché dans le même lit et n’osera pas de se lever en frappant la poussière du passé.

Quel malheur est pour nous? Le redoublement ? L’échec à l’échelon de travail? La mauvaise santé ? Mais plus fondamentalement, c’est que nous vivons pas à la hauteur de l’appelé de Dieu. Ces choses énumérés ne peuvent vraiment être appelé malheur, par rapport à celui qu’avaient subi les Israélites. Peut-être que nous n’avions pas aussi pécheurs qu’eux. Mais ici il y a une leçon. Nous sommes malheureux si nous ne vivons pas selon la volonté de Dieu par laquelle il nous a sauvés et nous a établis. Et ce n’est pas une entrave insurmontable, mais une entrave tout à fait surmontable. Certains peuvent dire qu’ils sont trop âgés. Non. Un promoteur des artistes dit à son ami avec une certaine éloge, que c’est très bien qu’un vieil homme comme ton père joue encore guitare et fait un récital. A son exhortation de pousser de son fils, ce vieil homme en vient à avoir le rêve de devenir un grand chanteur du pays équivalant à Jean-Jacques Goldman. Ce n’est pas tout à fait impossible et irréalisable, car il a composé déjà 100 chansons. Seulement il reste de ramasser les fans. Son premier fan d’enfant s’appelle Jonathan. C’est rigolo, mais je le dis simplement pour dire que l’âge n’est pas le problème. Quand quelqu’un est jeune, il faut qu’il dévore le monde. Les jeunes doivent avoir le songe de transformer la génération par la parole de Dieu, d’une génération maudite en génération bénie. Ils doivent avoir le rêve de frapper les gens par la force de la foi. La foi ne doit pas mystique, comme mouvement de l’Esprit de nos jours, qui fait les gens sauter et danser dans l’église, mais les fait mener une vie tout à fait faible et impuissante, pas différemment des gens du monde. Où est le problème? Où est notre malheur? Il vient du fait que les gens ne savent pas servir les autres. Nous devons apprendre comment servir les autres jusqu’à ce qu’ils naissent vraiment de nouveau en mourant à nous-mêmes. Sinon le malheur sera bientôt tapis à nos portes. Regardez autour de vous, comment les gens en arrivent à porter du fruit malgré de grandes obstacles de la vie. Le point commun chez eux est simples, c’est qu’il s’acquiert comment servir les autres comme le fait Jésus. Jésus dit, “Car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais servir et donner sa vie comme rançon pour beaucoup.” Sachons que nous sommes malheureux non parce que nous sommes pauvres, mais parce que nous ne vivons pas à la hauteur de ce que Dieu a voulu de nous. Et si nous renonçons à nous-mêmes et donnons tout ce qui est à nous pour les autres, les autres seront obligés de donner leur coeur à Dieu à leur tour, comme ces 4 hommes du paralytique. Il est évident que cela est un constant biblique.

Le pacte d’obéissance pour la réforme (Ch 10)

Après s’être repenti, le peuple mit en action leur repentance. Jean-Baptiste réclamait à ceux qui venaient avec le cœur de repentance de porter le fruit de repentance. Il utilisait même les morts très durs tel race de vipère, car la repentance sans fruit subséquent est pire que de ne pas se confesser, du fait que le confesseur prend Dieu comme otage. Nous ne devons pas nous contenter de confesser nos péchés, mais porter le fruit de repentance dans notre vie. Déjà Israël avait pris une décision de se séparer d’avec les étrangers avant de se repentir. Les étrangers ne sont pas forcément mauvais, et dans l’évangélisation, nous devons plutôt nous associer avec eux. Mais la relation avec les étrangers d’Israël était toute de motif intéressé et elle alla même jusqu’à commercer avec eux le sabbat. Maintenant, Israël contracte un pacte par écrit. Le serment commença par Néhémie lui-même. Puis, ils juraient solennellement devant Dieu. Le pacte concernait le mariage mixte interdit, le sabbat loin du commerce, et l’offrande dans le temple. Le problème de l’offrande est crucial pour Israël, car les Lévites n’ayant pas de part territoriale, subviennent leur besoin par l’offrande du peuple. Ainsi, on obligeait le peuple d’apporte chaque tête un tiers de sicle par année, et apporter aussi toutes sortes de premiers-nés et prémices de la terre au temple et livrer la dîme du produit du sol aux Lévites. Les Lévites la dîme de ces dîmes au sacrificateur pour la mettre dans la chambre de trésorerie du temple. Ainsi, Israël gardait proprement le temple de Dieu.
Quelques événements intermédiaires (Ch 11 et 12)

Le chapitre 11 décrit comment répartir les habitants entre Jérusalem et le reste des provinces. Il y eut peu d’habitant à Jérusalem, donc ils étaient obligés de tirer au sort pour désigner les gens qui habiteraient à Jérusalem. Beaucoup venaient des tribus de Juda et de Benjamins. Il y eut des sacrificateurs, des Lévites, des portiers, des Néthiniens, L’ordre de roi était de bien établir des chantres dans le temple pour chaque jour, donc on établit l’inspecteur des Lévites. Le reste de Juda et de Benjamin s’installait dans les villages d’alentour, selon leur héritage initial de l‘époque de Josué.

A partir du chapitre 12, Néhémie raconte quelque généalogie des sacrificateurs et Lévites, puis la fête de la dédicace de la muraille. On estime environ trois mois après l’achèvement. Là, tous y participaient y compris les pauvres qui quelques semaines auparavant se plaignaient. Les serviteurs avaient exhorté la joie au peuple. Mais après la repentance en larme de chapitre 9, cette joie devrait être plus véridique. Le déroulement de fête, est d’abord, le rassemblement des Lévites et les chanteurs. Puis ceux-ci se purifièrent et purifièrent le peuple, les portes, la muraille. Hébreux 9:14 dit que notre service pour Dieu doit être purifié par le sang de Christ. Car le sang purifie presque tout. Il purifie notre conscience. Ensuite, il y a le double cortège, l’un étant conduit par Esdras, l’autre par Néhémie sur la muraille et ce double cortège se rejoignit dans le temple et dans le parvis de celui-ci, les chanteurs et les musiciens donnèrent un concert pour la gloire de Dieu. Enfin, il y a liesse générale. Tout le peuple se réjouit et on offrit de nombreux sacrifices à l’Eternel.

Les dernières réformes de Néhémie (Ch 13)

Chapitre 13 nous raconte les dernières réformes de Néhémie contre le péché. Le peuple Juifs s’est séparé des étrangers pour mieux suivre la loi. Maintenant la lecture d’un passage attire spécialement l’attention. Il s’agit de Dt 23: 4-6 concernant les Ammonites et les Moabites qui étaient peu respectueux envers Israël lors de leur sortie de l’Egypte. La sentence de Dieu est que le peuple ne se mêlera jamais avec eux. Le peuple y obéit instantanément. Mais le problème résidait car les soi-disant chefs étaient compromis avec le péché. Le grand prêtre Eliachib était lié politiquement et familialement aux ennemis d’Israël, et il ne s’en était pas séparé. Il n’avait donc pas obéi à la parole de Dieu. Tobiya étant son parent, il lui a donné une chambre au temple. L’un des petit-fils d’Eliachib était gendre de Sanballat. Ce relâchement des chefs amena un sérieux problème au sein du peuple. D’abord la profanation du temple par l’octroiement d’une chambre à Tobija. Puis l’infidélité concernant le paiement des dîmes qui entraîna la démission des Lévites, en sorte que ceux-ci durent mener une vie économique à son propre compte. Normalement, il est juste que les ouailles s’occupent de la vie du serviteur de la parole de Dieu et s’il est possible des quelques administrateurs du temple, plutôt qu’elles les laissent perdre le cœur dans les affaires du monde. Il semble que même la fabricant de tente Paul a arrêté son activité à un moment donné pour se consacrer à l’œuvre de Dieu qui devenait de plus en plus pressante. Troisièmement la profanation du sabbat: Les hommes de Juda travaillaient le sabbat et ainsi violaient la loi. Enfin, les mariages mixtes. Il ne s’était pas passé que 25 ans depuis la réforme d’Esdras à ce sujet. A chaque génération il faut un réveil. Les enfants ne vivent pas de l’obéissance des pères! Or, étonnamment, ce sont sur tous les articles du pacte signée que les Israélites péchèrent. L’influence des chefs est énorme.

Ensuite, vient l’intervention de Néhémie. Celui-ci était à courte durée parti auprès du roi et obtint de nouveau la permission de revenir en Judée. Cette fois-ci il obtint le titre plus formel qui est le gouverneur. A son retour, Néhémie se mit à réformer la société qui pendant son absence se corrompait. Par cette réforme, nous entrevoyons la personnalité de Néhémie. D’abord, il voit immédiatement le mal. Il était le chef conduit par l’Esprit et discerne la situation rapidement. Le chef doit être veillé. Ensuite il éprouve une vive contrariété, autrement dit, il ne prend pas son parti de la situation et ne reste pas indifférent. Enfin, il entreprend une action vigoureuse et immédiate concernant a) purification de la chambre occupé par Tobiya. b) la nomination des surveillants parmi les gens dont la réputation de fidélité est grande. c) L’avertissement concernant la profanation du sabbat avec la menace de la saisine des marchandises. d) Les remontrances concernant les mariages mixtes avec le châtiment de tonsure arrachant les cheveux pour ceux qui donnaient leurs enfants à des mariages mixtes et avec l’expulsion du petit fils d’Eliachib qui refusa de répudier sa femme samaritaine. L’intervention de Néhémie était très énergique ; il prit des mesures qui avaient toutes leur fondement dans la parole de Dieu et il en contrôlait lui-même l’exécution et l’application. Néhémie put prendre ces mesures et les fait appliquer, car son autorité était établie sur son intégrité à observer la loi et sur son amour le poussant à faire la volonté de Dieu.

LA JOIE DE L’ETERNEL EST VOTRE FORCE (Néhémie 5-8)

LA JOIE DE L’ETERNEL EST VOTRE FORCE

Néhémie 5-8
Verset Clé 8 :10b

“ne vous affligez pas, car la joie de l’Eternel est votre force.”

Nous avons appris la semaine dernière, comme la muraille de Jérusalem qui avait été détruite put être de nouveau construit. C’était grâce à Néhémie, un homme de foi. Quand il n’avait pas laisser passer son émotion forte envers la ville, il put être grandement utilisé pour la grande œuvre de Dieu.

Le monde aujourd’hui est marqué par l’individualisme et l’indifférence devint une culture de la société. Mais la vie égoïste n’amène nulle part. Sa fin est tragique, car elle participera à la même sort que ce fameux riche dans la parabole de riche et Lazare. Quand ce pauvre infirme est dorloté dans le sein du Seigneur, le riche souffre dans la flamme ardente. Mais la vie sacrificielle qui se donne pour le Seigneur et pour les autres a une grande valeur, en contribuant non seulement au salut du monde, mais au salut de la propre vie.

Résumons la leçon précédente en 4 parties: les larmes de Néhémie, la ronde humble du début de Néhémie, le commencement des travaux comme un seul corps, l’empêchement de l’ennemi. Dans la troisième partie, nous avons appris 4 clés du succès chez Néhémie, dont les deux sont l’attitude des gens, et les autres deux l‘attitude du leader. En tant que leader du pays, nous avons lieu d’apprendre ces clés: chacun à son coin (chacun doit être fidèle à la tâche confiée), tous ensemble (l’individualité doit être complété par la collaboration étroite comme des maillons liés), puis quant à Néhémie, énumération de tous les collaborateurs, puis l’appréciation des travaux de ces personnes. Le verset 13 du chapitre 3 dit ainsi, “Hanoun et les habitants de Zanoah réparèrent la porte de la Vallée. Ils la bâtirent et en fixèrent les battants, les verrous et les barres. Ils firent, de plus mille coudées de la muraille jusqu’à la porte du Fumier.” L’esprit de volontarisme pour ce groupe de travailleur était remarquable. Les prochains travailleurs ne font que la réparation d’une porte, en bâtissant et en fixant les battants, les verrous et les barres, mais Néhémie l’apprécia quand même.

Hier, un des membres des familles des ouailles m’a téléphoné en disant, ”qu’est-ce que vous faites? Quelle est votre doctrine? Etc.” J’ai dit, “nous faisons l’étude de la Bible, et notre doctrine est l’obéissance.” Quand nous faisons ces deux choses, nous pouvons construire la muraille de la ville détruite par le rationalisme, l’humanisme, l’hédonisme et le matérialisme. Un frère a décidé de vivre autonomement sans aide de la famille, pour garder sa foi en Dieu. Un autre frère a suivi son exemple, en disant adieu à sa mère. J’étais étonné d’entendre d’un frère qui a décidé de se couper de la tendance charnelle de ce monde, si catégoriquement. Mais là où il y a l’œuvre de Dieu, il y a l’œuvre de Satan. Les gens du monde viennent pour attaquer l’œuvre de la foi bâties pars les ouailles de Dieu. Celles-ci sont vraiment héros de Dieu, tandis que ceux-là qui s’effarent de leurs propres travaux pour leur compte sont comme des pions à la marche funéraire vers la place qui est la leur: la flamme de feu comme celle de l’homme riche. Donc, faisons l’étude de la Bible et pratiquons l’obéissance dans la vie. Ca vaut à la construction de la gigantesque muraille de Jérusalem. Dieu est avec nous, et si Dieu est avec nous qui sera contre nous. Nous serons plus que vainqueur par celui qui nous a aimé.

A vrai dire, sans défier la muraille de l’incrédulité et l’impiété de ce monde, on ne pourra pas construire la muraille de la foi. Le choc premier qui vient à notre esprit quand nous étudions cette deuxième leçon des 5 à 8eme chapitres de Néhémie, est que ces travaux si lourds se terminèrent en 52 jours. Certains disent qu’il s’agit des brèches seulement, mais il est évident que la muraille est en ruine totale, sinon le cri de Néhémie, “quel malheur nous sommes! Jérusalem est détruite, ses portes sont brûlées, etc.” n’a pas de justification. Vraiment la ruine était totale, mais de cette ruine surgit une muraille standing invincible. Cela en 52 jours seulement. D’où est le secret de cette rapidité? Nous le verrons. Deuxième choc de cette leçon est la joie éclatant du peuple achevant les travaux. Vous vous dites, “c’est normal, à cause du sentiment d’accomplissement.” Mais les choses ne sont pas si évidents que cela. Nous le verrons. En tout cas, nous aurons plus de temps dans le corps de message d’étudier ce sujet qui est un sujet très important, non seulement pour les croyants, mais pour tous les êtres humains sur la terre, car la vie sur la terre est une succession des peines. Si vous étiez entrés avec un mine triste de diverses raisons, je souhaite que le Saint-Esprit vous touche pendant le message, afin que la flamme de joie vous soit envoyé et vous brûle, si bien que quand vous sortez de cette maison, votre mine soit aussi braillant que le soleil. Sachez que si ce souhait n’est pas réalisé, c’est une partie à la responsabilité de celui qui se tient ici, le pasteur, dont la préparation du message n’est pas de bonne qualité. Donc, veuille faire un bon geste, ayant aux bouches des sourires les uns envers autres et en partant de cette salle, et si vous avez un peu de sourire restante, n’hésitez pas de l’envoyer envers moi.

I. Un problème de conflit surgit au milieu du peuple (Ch 5)

Premièrement, les gens du peuple se plaignirent. Le chapitre 5 commence par un petit hiatus du sein de la communauté. En un mot, c’est une plainte des gens du peuples avec leurs femmes se plaignirent des Juifs, leurs frères. Les premiers étaient les gens pauvres et les deuxièmes les riches. Ce phénomène est banal, et là où il y a la communauté d’homme, il y a ce genre de manifestation. Il est donc quelque chose d’inévitable dans le monde et la société. Et ces choses arrivent aussi même dans la communauté des croyants, sans faute. Au bout de compte, si nous analysons, nous pouvons comprendre que la plainte des pauvres a la raison d’être. Elle peut être justifiée. En sachant la réalité, Néhémie en vient à réparer la situation. Mais en fin de compte, qu’apprenons-nous? D’abord, malgré cette hiatus, Néhémie put prendre en main la situation et en calmant le jeu, conduire les travaux à l’achèvement en 52 jours. Donc, il n’y a pas plus grande preuve que cela que Néhémie était un remarquable leader et administrateur auprès du peuple. Ensuite, nous apprenons que les pauvres ont gagné en quelque sorte le procès, mais ils n’ont pas vraiment gagné le procès – il faut le retenir – car ils avaient accusé leurs compatriotes. Pourquoi? Parce qu’on est tout au milieu de grands travaux de la construction de muraille, ce genre de plainte ne peut avoir une justification quelconque, et ce même si leur réclamation a tout à fait justifiable. Les gens disent, “porter plainte sans hésiter”. Oui, c’est la culture occidentale de porter plainte au moment opportun avec le bon moyen. Mais le point de vue des croyants qui doit être adopté ne doit pas être concordant à ce point de vue du monde.
Si nous lisons cette partie, vous et moi et presque tous les êtres humains sommes tentés d’admirer Néhémie, et d’acquiescer sa justice, sa méthode, et voilà le résultat formidable de la mise en ordre de toute la communauté et l’achèvement de courte durée de la muraille. Mais si nous voyons de près en entrant le noyau de l’histoire, nous ne sommes pas amenés à admirer autant Néhémie. Autrefois, quand nous avons appris le livre d’Esdras, le leader Zorobabel qui avait conduit le premier retour de la captivité en Babylone, en 539 av. Jésus, nous avons trouvé que chez cet excellent leader, il s’est trouvé un défaut, car il voulut bâtir l’autel d’abord à Jérusalem en convonquant toute l’assemblée, alors que c’était le 7e mois, la fête des huttes où il devait commémorer la libération de l’Egypte. De la même manière, ici, Néhémie reprocha sévèrement les riches qui étaient injustes, accapareurs, enfin désobéissant à Dieu, et cela en public, et en grand assemblée. Ici, Néhémie était juste et son action tout à fait justifiable. Mais nous trouvons qu’il a pallié ce problème de la façon légaliste. Et cela est la façon de Dieu à l’époque. Tous ceux qui avaient violés la loi de Dieu sont digne d’être jugé et condamné par le jugement, ne serait-ce que par une énorme amande.

Mais si Néhémie était dans l’ère de nouveau testament, l’ère du Christ, il ne devrait pas être accueilli, ni justifié. Le critère moral des chrétiens n’est pas basé sur la loi, mais sur le Christ qui est l’accomplissement de la loi. Donc, Paul dit aux chrétiens de Thessalonique, “En toute circonstance, rendez grâces; car telle est à votre égard la volonté de Dieu en Christ-Jésus.” Le combat des chrétiens n’est pas pour le redressement de la justice morale, mais la croissance du royaume de Dieu. Or, malheureusement, beaucoup de chrétiens d’aujourd’hui, se battent pour établir la justice sociale. Il y a plus de 20 ans déjà, je connais un pasteur qui se leva au milieu d’une conférence des chrétiens qui avait eu lieu au temple d’Orléans, pour dire que le critère des chrétiens n’est pas le droit de l’homme, mais le royaume de Dieu, mais il fut rejeté par le pasteur de ce temple. Les protestants orgueilleux de la France pensaient que le droit de l’homme en France et dans le monde était grâce à leur lutte du passé. Ils ne connaissent rien de la volonté de Dieu. C’était seulement la roue de l’histoire que le souverain Dieu conduit selon sa volonté, et les protestants n’étaient qu’un des instruments. Et ce droit n’était pas si important que l’homme pense, car aux yeux de Dieu, c’est le royaume de Dieu qui compte.

Qu’est-ce qui compte vraiment à ce moment de Néhémie. C’était la construction de la muraille. Cela ressemble à la construction du royaume de Dieu. Comment une plainte à l‘ordre économique peut-elle surgir? Les riches étaient-ils si impitoyables qu’ils négligeaient les besoins et les souffrances de leurs frères? Les pauvres sont venus à ce moment si important, pour verser leur plainte et accusations contre leur frères Juifs devant les religieux et les magistrats et Néhémie lui-même. L’analyse des théologiens et savants est juste, car Néhémie a bien résolu ce problème avec une ferme résolution et la réprimande envers les riches, jusqu’à ce qu’ils jurent devant l’assemblée et toute injustice fut réparée. Mais du point de vue du Christ, cela n’était pas une façon convenable et juste. Car plutôt qu’aux riches, c’est plutôt aux pauvres que Néhémie aurait tourné ses reproches à ce moment si important.

Un exemple est la parole de Néhémie du verset 8. “Nous avons racheté selon nos moyens nos frères, les Juifs, vendus aux païens; vous vendriez vous-mêmes vos frères, et c’est à nous qu’ils seraient vendus! Ils se turent, ne trouvant rien à répondre.” Ici est révélé, que dans le passé, quand les captifs furent retournés, ils tentèrent de racheter les Juifs, leurs compatriotes, qui avaient été vendus aux païens. Donc, que peut-on dire? Maintenant, ils sont rachetés et libérés, et au pire de cas, ils sont devenus les esclaves de leur propre peuple. Mais en tant que même peuple, cela ne sera pas le même traitement, ceux qui ont été vendus n’auraient pas été traité comme esclaves, mais quand même n’est-ce pas le même peuple? Donc, il n’y a rien à se plaindre. Alors dans le verset 1, ces pauvres vinrent pour porter une grande plainte contre leurs frères, les Juifs.

Certains disent et peuvent interpréter que les riches se turent, car ils avaient violé la loi et y avaient désobéi. C’est vrai car prêter à l’intérêt était interdit par la loi de Moïse. Mais Néhémie a laissé du côté ce péché de plainte venu du manque de remerciement des pauvres. Il en est de même de la derière partie du chapitre où Néhémie fait ressortir son action de probité du point de vue économique et matérielle. Cela est compréhensible, comme l’analyse de certains serviteurs, car Néhémie voulut reprocher à l’égoïsme par son propre exemple. Mais cela était possible car Néhémie était un homme de l’Ancien Testament. L’homme de l’Ancien Testament doit être se corriger de cette façon, mais l’homme du Nouveau Testament, ne se laissera jamais corriger de cette façon.

Quand nous avons l’injustice sociale, quand nous voyons l’indiscipline, quand nous voyons la méchanceté de l‘homme en général, le mauvais comportement des incrédules en général, le premier reflexe ou réaction de chez nous est de cet ordre néhémien. Mais nous devons retenir que Néhémie est un exemple de l’Ancien Testament. Quant à l’homme nouveau c’est-à-dire l’homme du Nouveau Testament, l’homme du Christ, le peuple du Christ, le critère est différent. Plus que ceux qui commettent l‘injustice social, plus que ceux qui sont méchants moralement, plus que ceux qui vivent comme incrédules, diaboliquement, ceux qui ont oublié la grâce, ceux qui se plaignent tout le temps, sont plus condamnables. Le peuple de Jésus doit avoir comme critère ce qui est dans la parabole de poutre et paille. Ôtez d’abord la poutre dans ton oeil, alors tu verras la paille dans l’oeil de tes frères.” Le mot plainte peut se trouver dans l’Ancient Dictionnaire, mais dans le Nouveau Dictionnaire, il doit s’effacer complètement.
Mais Néhémie est Néhémie, étudions Néhémie continuellement, car nous trouvons en lui un homme de foi, et aux yeux de Dieu, la foi est la chose la plus importante. En sommes, Néhémie appartient au monde ancien, Jésus dit que Jean-Baptiste est le plus grands parmi les prophètes, mais l’enfant du Christ est plus grand que Jean, si du monde, cet enfant que nous sommes suit la grâce du Christ. Il s’est sacrifié sur la croix pour nous, donc ne perdons jamais cette grâce en nous. En toute circonstance, rendez grâce, car telle est à votre égard, la volonté de Dieu en Christ-Jésus.

Deuxièmement, la vie exemplaire de Néhémie. Même si Néhémie était un prophète, il était aussi un homme faillible, comme nous l’avons remarqué à tout à l’heure. Mais il était un homme exemplaire dans sa vie. Il était digne d’être nommé conscience de sa société. Les versets 14 à 19 du ch 5 peut nous intriguer, car ils sont incohérents du point de vue chronologique. Néhémie n’était pas encore établi comme gouverneur du pays. Mais ici, l’auteur, ne serait-ce que par confusion dans sa pensée lors de son écriture ultérieure, voulut avancer sa vie exemplaire d’humilité et d’intégrité. La vie exemplaire d’un homme a une grande influence. La prospérité d’un pays dépend largement de l’intégrité de son chef. On dit que la raison de la réussite économique de Taïwan était l’intégrité de son ancien président Chang Kaeseok de qui on ne trouvait qu’une petite hutte couverte de chaume comme son héritage. Un politicien d’aujourd’hui se disait propre comme une monnaie neuve quand sa vie luxueuse devint flagrante.

II. Pourquoi l’ouvrage serait-il interrompu ? (Ch6)

Premièrement, la volt face des ennemis. Les tactiques des ennemis de Dieu révélés dans le chapitre précédent étaient deux choses : se moquer et se liguer. Mais cette fois, ils firent une volte face en s’adoucissant comme agneau. Le moment est à la dernière phase de la construction. Toutes les brèches furent bouchées et il ne restait que de mettre les battants des portes. A ce moment, Sanballat proposa à Néhémie de venir vers lui pour avoir une entrevue. En sachant que toute la possibilité de l’attaque fut disparue, les ennemis pointèrent leur assaut sur le chef de file pour l’éliminer. S’ils réussissent, les travaux seront naturellement interrompus. Nous trouvons par la proposition des ennemis, quelques traits supplémentaires sur les méthodes que Satan emploie. D’abord, Satan choisit un endroit. Ono, l’endroit proposé de rendez-vous dans le verset 2 signifie “neutre” géographiquement au milieu entre Samarie et Judée. Il représente un endroit secret loin de la communauté. Il peut être dans un bar, dans la rue ou dans la chambre, en tout cas loin de l’endroit public. Nous connaissons le duel entre David et Goliath, devant tout le peuple. Mais ce genre d’entrevue est s’offrir une cause de diffamation, car personne n’a vu le fait, donc la rumeur une fois montée risque de se propager favorablement. Mais Néhémie discerna l’intention des ennemis et leur donna la réponse la plus adéquate. « Je leur envoyai des messagers avec cette réponse : J’ai un grand ouvrage à exécuter et je ne puis descendre : pourquoi l’ouvrage serai-il interrompu pendant que je le quitterais pour descendre vers vous ? »

Ici, nous entrevoyons la priorité de Néhémie. Pour lui, les travaux ne devront pas être interrompu par quelle cause que ce soit. La préoccupation principale de Néhémie était l’ouvrage de Dieu sans interruption. Il dit, « nous avons un grand ouvrage. » Son esprit était constamment occupé par cet ouvrage, si bien que tant qu’il ne soit pas terminé, il ne peut ni dormir, ni manger. Souvenons-nous de ses derniers mots de la leçon précédente, “Et nous ne quittons point de nos vêtements, ni moi, ni mes frères, ni mes jeunes serviteurs, … » Mais ici nous apprenons un fait important, c’est qu’au milieu de cette attaque acharnée Satan, Néhémie aussi aurait dû être sans défense, tant l’attaque était insidieuse et minutieuse. Mais cette philosophie ou ligne de conduite de Néhémie l’aurait sauvé de cette malignité meurtrière de Satan. Nous, en tant que l’homme, sommes si vulnérable, qu’à tout moment nous sommes exposés aux tentations de Satan et succombons. Pour ainsi dire, nous ne sommes pas des êtres si crédibles. Donc, nous succombons quand le diable enjambe. Mais si nous adoptons une ligne de conduite ou une philosophie digne de Dieu, nous pouvons être défendable de toute azimut de Satan dans nos vies. La philosophie de Néhémie se résume, “je ne quittera pas l’ouvrage tant qu’il ne sera pas terminé.” Il s’agit de son ferme engagement. Combien de fois à cause de notre esprit dispersé et confus, notre ouvrage est-il interrompu ? Imaginez qu’un homme a plusieurs amants, comment peut-il se concentrer à une personne ? Son esprit manifestera sans tarder une déchirure. Donc, la concentration est une clé importante de la vie. Nous avons étudié des maillons d’hommes associatives qui rendaient fort la communauté, chacun se voyant réussir dans son travail. Donc, associez-vous autant que possible dans vos occasions. Ne vous séparez-vous pas des autres. C’est le premier pas d’engagement. Puis dans la vie personnelle, vous devez vous purifier ou dégager de toutes les choses inutiles et superflues loin du point central auquel vous voulez réussir. Est-ce que vous pensez toute la semaine en ayant dans votre esprit le culte d’adoration à votre Dieu au dimanche. Je vous incite à participer à ce mouvement de CCU appelé « ouvrage sans interruption », en commençant par la répéttion de 1000 fois de 200 personnes. L’ouvrage de Dieu que nous lançons doit se faire 24 h/24 et 7j/7. L’œuvre de Satan est de rendre flou notre point. La photo qui n’a pas de bonne mise au point ne sert à rien. Il sait la puissance de notre concentration ou notre intérêt focalisé. Elle est si grande comme cet élève qui se débarrasse du téléphone portable en vue d’obtenir TB de cette année. Elle est comme ce faisceau lumineux qui se focalise pour brûler un papier. Satan vient sans cesse dans nos pensées pour rendre flou notre point. Néhémie ne se laissa pas troubler par la tentation de Satan.

En voyant l’inébranlable attitude de Néhémie, Sanballat changea sa tactique. Sanballat envoya une lettre ouverte et elle contient les mots très vulgaires. L’ouverture de cette lettre constituait une menace, car quiconque prend cette lettre peut la lire, en laissant une rumeur se répandre. Elle parla du complot pour le renversement autour de Néhémie envers le royaume persan. Elle cita un certain homme influant, appelé Gachmou, pour donner plus de poids à la lettre. Mais Néhémie était inébranlable, malgré la menace qui inspirait la peur. Il dit, « Ce genre de rumeurs dont tu parles n’existe pas, c’est toi qui les inventes ! » Satan incite toujours les gens à diffamer les autres en insufflant leur faiblesse. Son but est de discréditer les gens. Une fois écouté cette parole, le cœur de l’homme se fragilise. La muraille de la foi se détruit. Il vaut mieux de couper court dès le début, ce qui est fait par Néhémie.

En face de la menace de l’ennemi, Néhémie vint sans cesse se trouver devant Dieu. La tentation de Satan a pour but de rendre craintif. Néhémie aurait pu avoir peur. Mais il n’avait pas peur, car il savait que Dieu grand et redoutable le protège. Il ne se creuse pas la tête pour résoudre la situation par son intelligence. Il ne s’enflamme pas de son vouloir de vengeance sur les ennemis. Mais il alla vers Dieu pour prier. Ainsi dans le verset 8, il dit, « Tous ces gens voulaient nous rendre craintifs et se disaient : Ils perdront courage et l’ouvrage ne se fera pas. Maintenant ô Dieu fortifie-moi ! » Il expose l’intention des ennemis devant Dieu et étendit sa main vers lui pour obtenir son secours. Le blâme sans raison est une chose la plus difficile à supporter. Mais Néhémie remporta la victoire par la prière. Puis quand un serviteur soudoyé lui proposa de fuir pour se réfugier dans le temple, son humilité le sauva. En effet, il sut que le laïc qu’il était n’avait pas de droit d’y pénétrer. Il dit, « Un homme comme moi prendre la fuite ! » Il pensait qu’il n’était rien. Il continue « Quel homme tel que moi pourrait entrer dans le temple et vivre ? » Par l’humilité, Néhémie eut discernement et enfin comprit que c’était le mensonge de Satan.

L’humilité contribue aussi à repousser la peur et à avoir la paix. Néhémie continue de prier, en disant, « Souviens-toi, ô mon Dieu, de Tobiya, de Sanballat et de leurs œuvres, et aussi de Noadia, la prophétesse, et des autres prophètes qui cherchaient à me rendre craintif. » La peur n’est pas un mouvement psychologique comme les gens pensent, mais c’est par Satan. Satan utilisait ces hommes pour que la peur s’empare de lui. Après avoir reconnu ce fait, Néhémie alla à Dieu en mettant sa confiance en lui. Dieu lui donna la grande paix. Je suis très encouragé récemment par la lutte de certains membres. Je vois que chacun est si faible qu’ils sembleraient être des roseaux. Chacun confesse une inlassable peur devant l’obstacle difficile. Pour certain, c’était l’avenir, pour certain c’était l’étude, et pour certain, c’était sa nature pécheresse. Mais chacun est venu à la parole pour y creuser la force. Dieu bénit abondamment leur intérieur, afin qu’ils s’enhardissent contre leur crainte et s’affermissent dans la foi. Leur force c’est leur sincérité de cœur qui se repent devant la parole. La sincérité humaine semble être un grand point aux yeux des hommes. Mais un petit cœur repentant est beaucoup plus grand que la sincérité humaine aux yeux de Dieu. Si l’homme n’obtient pas la paix de Dieu, la vie humaine ne serait qu’un cauchemar. C’est la raison pour laquelle nous devons être assez humbles pour accepter la parole de Dieu chaque semaine et se repentir. Ca fait peur les déboires des prêtres ces jours-ci : 1000 victimes pédophiles en Philadélphie, pendant 40 dernières années, et 14500 victimes en Irlande depuis 2002 donc à peine 15 ans. Mais ce n’est pas seulement la peur de nous, hommes ordinaires, mais ce doit être aussi la peur chef de l’église romaine, “souverain poncif” qui visite en ce moment ce dernier pays. D’où sa déclaration, ce fléau comme “la cuture de la mort.” L’ancien poncif dit selon son habitude, « n’aies pas peur. » Mais comment ? Personne n’est délivré de la peur sans avoir obtenu la relation d’amour avec Dieu. Cette relation vient de l’obéissance humble à la parole de Dieu. D’où notre combat de Tesporka chaque semaine.

Deuxièmement, la muraille s’achève. Regardons le verset 15. La muraille fut achevée le 25 du moins d’Eloul. Donc, en 52 jours, la muraille fut achevée. Cette rapidité était remarquable, et c’était le résultat de la parfaite collaboration du peuple de Juda. Surtout, si nous analysons ce fait, nous nous apercevons que le secret de la réussite était l’obéissance des gens. Néhémie obéit à l’ordre de Dieu et le peuple obéit à l’ordre du serviteur et s’engageait corps et âme. Ainsi ils se mouvaient comme d’un seul corps et le travail avança avec la vitesse du TGV atlantique. Je souhaite que vous n’oubliiez pas que l’obéissance et l’engagement sont la locomotive de la puissante œuvre de Dieu et elle est le secret de la réussite.

III. La joie de l’Eternel est votre force (Ch 7-8)

Premièrement, Néhémie établit les serviteurs du temple au prime abord. Regardez le verset 1 du chapitre 7. « Lorsque la muraille fut rebâtie et que j’eus fixé les battants des portes, on établit dans leurs fonctions les portiers, les chantres et les Lévites. » Quand l’ouvrage fut terminé, Néhémie aurait pu avoir beaucoup de diverses tâches à assumer. Mais il établit des hommes au prime abord. Sans les hommes, l’œuvre de Dieu est impensable. Dieu suscite toujours les hommes avant qu’il fasse une grande œuvre. Or, si nous voyons les sortes d’hommes que Néhémie avait établies, nous entrevoyons la priorité de Néhémie. D’abord, Néhémie établit les serviteurs du culte. Les gardiens de la porte du temple, les membres de chœur qui sont les chantres et les chanteuses, puis les Lévites qui sont les serviteurs du culte par leurs dons musicaux. Néhémie vit l’importance du culte et désignaient dans leurs fonctions les serviteurs de la musique. La France est un pays d’art plastique. Mais elle a besoin d’apprendre aussi l’art musical pour qu’elle devienne le royaume de sacrificateurs. En général, chacun porte sa propre Bible. Mais en général, chacun ne porte pas son propre recueil de cantique. Si nous connaissons les cantiques par cœur, nous pouvons rendre un culte personnel à n’importe quel lieu où nous soyons. Quand Dietrich Bonhoeffer connaissait beaucoup de cantiques appris dans sa jeunesse, il put offrir son adoration même pendant son emprisonnement dans la prison de nazi. Je prie que nos chœurs ne soient pas habituels, mais à chaque culte, ils soient renouvelés pleinement comme une explosion de notre adoration pour Dieu. Quand les ennemis tendaient un guet-apens, Néhémie aurait pu avoir beaucoup d’inquiétude. Mais ce qu’il fit, c’est établir les serviteurs de la musique et fit retentir les cantiques spirituels au sein du temple. Quand la musique de Dieu retentit dans nos cœurs, nous pouvons surmonter toutes les situations tristes et accablantes par elle. Préparons notre K-Pasteur.

Deuxièmement, Néhémie établit l’homme excellent en fidélité et crainte de Dieu. Regardons le verset 2. Puis, Néhémie mit à cœur de prendre garde des ennemis qui sont toujours présents autour d’eux, d’où le besoin du vrai homme de confiance qui put superviser. Hanani était ce frère qui avait rapporté à Néhémie quand celui-ci était dans Suze au sujet du lamentable état de la muraille. Lors de sa nomination, il est décrit comme un homme supérieur à beaucoup par sa fidélité et par sa crainte de Dieu. Hanania signifie l’Eternel a été miséricordieux. Il était un homme qui comprenait qu’un des plus grands caractères de Dieu est la fidélité. Cette fidélité se manifestait dans sa miséricorde inchangeable malgré les multiples péchés du passé de son peuple. Hébreux 13 :8 dit de Jésus qu’il est le même hier, aujourd’hui et éternellement. La Bible dit que la plus grande qualité demandée à l’administrateur est la fidélité. Celui qui comprend Dieu miséricordieux apprend de lui sa fidélité. Elle est aussi la qualité pour être enseignant de la Bible comme dit 2Ti 2 :2, « Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres. »

Hanania était aussi un homme supérieur par sa crainte de Dieu. Que signifie la crainte de Dieu ? Il est évident qu’elle ne signifie pas d’avoir beaucoup de peur de Dieu et d’être frileux à chaque mot de Dieu. Avoir la crainte de Dieu est plutôt le respect immanquable envers Dieu. Cette crainte donne beaucoup de joie au peuple. Je vous donne un exemple. Il y a un enfant qui aime son père. Plutôt il adore son père, car son père est vraiment magnifique à ses yeux. Non seulement (parce) qu’il a les œufs dans les muscles des bras, mais aussi (parce qu’il est) si débonnaires et sages. Cet enfant savait que son père l’aime beaucoup. Il voulait recevoir ses caresses. Mais il a de la crainte à son égard pour ne pas dire des mots légères et frivoles selon ses sentiments devant lui. S’il est prudent dans ses comportements, ce n’est pas à cause de la peur, mais à cause de sa crainte digne. Il y avait un enfant qui était élevé comme un bon enfant dans la famille moyenne en Corée, mais un jour il a commis une grave faute dont la blessure restait dans son cœur assez longtemps, car il s’était fâché contre son père dans la présence d’un de ses proches adultes. Quand nous rencontrons Dieu personnellement, nous commençons à apprendre la crainte de Dieu. Nous commençons à maîtriser notre nature coupable pour sanctifier le nom de Dieu dans nos vies. Ainsi, la crainte de Dieu se définit comme la priorité de Dieu dans nos vies. Dt 6 :5 dit, « Tu aimeras ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. » Mt 6 :33 dit aussi, « Cherchez premièrement son royaume et sa justice et tout cela vous sera donné par-dessus. » Si nous mettons Dieu avant nos sentiments humains, c’est la marque de la crainte de Dieu. Si nous cherchons la parole de Dieu avant nos propres désirs, c’est aussi la marque de la crainte de Dieu.

Troisièmement, Néhémie eut la vision par sa construction. 7 :4 dit, « La ville était spacieuse et grande, mais peu peuplée, et les maisons n’étaient pas bâties. » Ici, nous trouvons la vision et la foi de Néhémie. Si on voit 11 :1, comme Jérusalem avait si peu d’habitant, on était obligé de tirer au sort pour qu’une personne sur dix vienne s’y établir. Quand les gens retournèrent de la captivité, ils auraient pu avoir le cœur assez rétréci à cause de leur situation et leur blessure du passé. Mais Néhémie, dans sa construction, ne fit pas de ménagement. Il ne calcula pas le nombre d’habitants pour mesurer la taille de la ville. Il construisit la ville sainte en tant que telle auparavant en croyant que Dieu la remplira par sa puissance. Il établit le plan de cent ans à venir, sans tenir compte de l’état actuel. Cette partie nous rappelle Esaïe 54 :2,3 qui disent, « Elargis l’espace de ta tente”. Néhémie eut cette vision que même si la ville était déserte, elle sera animée un jour par les garçons et les filles qui sauteraient et danserait de la joie qui vient de l’Eternel. Je remercie que Dieu nous a donné les années précédentes, le centre de Bagneux et de Nanterre. Le peuple sans vision périt, dit la Bible. Que Dieu nous accorde sa grande vision pour servir cette génération !

Quatrièmement, le sacrifice du peuple. Déjà dans le verset 4 nous voyons quel sacrifice fit le peuple dans la construction de la ville. Il ne s’inquiétait pas de leur propre maison, mais il la laissa non bâtie, mais se consacra à l’ouvrage de la muraille. Avec la sagesse de Dieu, Néhémie fit le recensement du peuple. On compta au total 42 mille personnes environs parmi les déportés de retours. Ils étaient les protagonistes dans l’histoire de Dieu qui servaient la volonté de la restauration du peuple. Néhémie voulut laisser la trace de l’histoire par ce recensement. Quand il fit ce recensement, le peuple apportait beaucoup d’argent pour les travaux. Quel était leur sacrifice ? Regardez le verset 69. Plusieurs des chefs de famille firent des dons pour les travaux. Le gouverneur qui n’est autre que Néhémie était le premier à faire des dons, alors les chefs de familles les suivirent. Ils firent 20000 drachmes d’or qui correspond à 30 millions d’euros et 2200 mines d’argent. Le reste du peuple firent les dons de presque la même quantité d’or et d’argent. Ils sont comme nos jeunes qui sacrifient leur modique revenu entier pour l’œuvre de Dieu.

Cinquièmement, la joie de l’Eternel est votre force. Après l’achèvement de la muraille, les sacrificateurs et les Lévites et tout le peuple s’installèrent dans leurs villes. Alors le septième mois arriva. Tout le peuple s’assembla comme un seul homme sur la place qui est devant la porte des Eaux. Ils dirent à Esdras, le scribe d’apporter le livre de la loi de Moïse. Le peuple ayant l’aspect d’un seul homme, eut la soif ardente d’entendre la parole de Dieu. Il ne veut pas jouir de la vie paisible mais à ce mois que la tradition leur dit significatif (il) voulait entendre ardemment la parole de Dieu. Esdras lut le livre depuis le matin jusqu’au milieu du jour en présence de la grande foule. Quand Esdras lut la Bible sur l’estrade et bénit l’Eternel, le peuple répondit, en levant les mains : Amen ! amen ! Puis ils s’inclinèrent et se prosternèrent devant l’Eternel, la face contre terre. Alors Josué, Bani, Chérébia, et d’autres enseignants de la Bible se dispersèrent pour faire comprendre le sens de la loi au peuple. L’étude en sous groupe ainsi faite était efficace, le peuple se mit à comprendre le sens de la parole de Dieu. Quand il entendit la parole et son explication, il comprit que la captivité en Babylone qu’il avait subi avait une raison divine ; le peuple rebelle aurait eu besoin de la divine discipline. Il reconnut comme Néhémie qui se repentit au début de son livre, c’était à cause du péché de sa famille et de lui-même et se mit à pleurer. Il voulait être vraiment pardonné de leur péché commis qui était comme le cramoisi.

Néhémie et Esdras et autre Lévites leur dit, « Ce jour est consacré à l’Eternel, votre Dieu ; ne soyez pas dans le deuil et dans les pleurs ! » Esdras dit encore, « Allez, mangez des viandes grasses, buvez des liqueurs douces et envoyez des parts à ceux qui n’ont rien de prêt, car ce jour est consacré à notre Seigneur ; ne vous affligez pas, car la joie de l’Eternel est votre force. » Il nous semble que c’est plutôt opportun que les leaders consolent et proclament le pardon au peuple qui se lamente et pleure. Mais au contraire, ils l’empêchèrent de pleurer. Pourquoi ? Il y avait deux raisons apparentes. D’abord, c’était le septième mois. Le septième mois est le mois de Pâques pour Israël. Il a un grand sens, car à ces mois, Dieu des cieux avait délivré ses ancêtres de l’esclavage du Pharaon. Ensuite et surtout, c’était parce qu’il s’agissait du jour de la consécration. Les Lévites dirent : Taisez-vous, car ce jour est saint, ne vous affligez pas !” Il y a le moment où on doit s’affliger et pleurer, et il y a le moment où on doit s’égayer et se réjouir.

Ici, il me semble judicieux de réfléchir plus profondément sur la joie de l’Eternel. Pourquoi la joie de l’Eternel est-elle la force pour ceux qui croient en lui ? La joie de l’Eternel est différente de la joie du monde dont la Bible dit éphémère. La Bible dit fréquemment de la joie. Jean parle de la joie qui sera complète quand les disciples demeurent dans la parole de Dieu qui les fera porter beaucoup de fruits agréables. Luc parle de la joie de Dieu qui est semblable à ce berger qui laisse 99 brebis dans la plaine ouverte pour partir à la recherche d’une brebis perdue et en la trouvant, la met sur son épaule et de retour, invita tous les habitants du village pour s’égayer avec lui. Paul parle de la joie débordante quand il mentionna les chrétiens de Macédoine qui malgré leur pauvreté matérielle exprimèrent leur magnanimité dans la collecte en faveur de l’église de Jérusalem. De même que l’engagement à l’ouvrage avait sauvé Néhémie de la tentation de l’ennemie, la vie consacrée et engagée entièrement nous sauve de la faiblesse. Satan est en guet-apens, pour nous affaiblir par tout moyen. Nous avons beau de sourire tout le temps pour être joyeux. La tristesse ne nous lâchera pas. Mais notre vie engagée et consacrée de tout cœur nous sauve de notre tristesse de la vie et nous fait goûter de la joie du ciel. David fut entouré des ennemis. Mais il consacré sa vie à Dieu entièrement. Dans sa vie fugitive accablante, la raison pour laquelle il ne s’absorbait pas de la tristesse, c’était justement son engagement total. Psaume 18: 47, “Vive l’Eternel et béni soit mon rocher! Que le Dieu de mon salut soit exalté.” Puis, après avoir dit, “C’est Dieu qui me ceint de force.” continue de chanter, “Tu m’élèves au-dessus de mes adversaires, .. C’est pourquoi je te célébrerai parmi les nations, ô Eternel.” Que Dieu vous donne beaucoup de joie par votre vie dévouée. Que Dieu nous aide à construire la muraille de la foi surtout par l’obéissance absolue à Dieu.